58- photos, photos, photos

mais pas que ! A la veille du 3ème confinement , ce vendredi 19 mars 2021 .

1 – La photo nous a manqué , alors on se précipite chez Magnum photos, 19 rue Hegésippe Moreau .

Deux expos sont présentées .

Au rez -de-chaussée Harry Gruyaert Marocco, jusqu’au 2 avril, de 12 à 17 h . Dans la salle : dix photos, prises entre 1976 et 2010, et un grand diaporama dans la salle de visionnage .Elles ont été faites dans plein de lieux différents ,le Haut et le Moyen Atlas, Zagora, Ouarzazate, Essaouira, Erfout, Marrrakech , au cours de ses très nombreux voyages dans ce pays qui lui a révélé la couleur . Et Harry Gruyaert est un grand coloriste .
Paysages, architectures, figures humaines font partie d’un tout , où dominent l’ocre, le bleu, des taches blanches et partout du rouge .Souvent l’homme est juste une tache, un élément graphique , dans un environnement de tissus, de murs, de collines, d’animaux, tout est à sa place .


C’est aussi un très grand maître de la composition, comme vous le constatez, et particulièrement dans cette photo

Vous pouvez encore trouver en librairie son livre de 2013 , qui n’est pas en vente ici .

Vous montez le très bel escalier , très contemporain, oui , vous le savez, je suis très sensible aux escaliers ! Au premier étage derrière les vitres on voit les gens travailler , oui je suis sensible aux lieux de travail !


On arrive au deuxième étage pour l’exposition de Josef Koudelka ruines, projet monumental , réunissant près de trois décennies de travail .

Peut – être avez – vous eu la chance de voir l’expo complète à la BNF ?

Ou de vous faire offrir le livre ?

Sinon ici vous verrez trois grandes photos, en noir et blanc, bien sûr, de grande dimension 83×254 cm , sous forme de panorama .
En fait il a visité quelques 200 sites archéologiques , dont Palmyre , photographiés au ras du sol, alternant gros plans et points de vue distants , en jouant avec l’ombre et la lumière , sans horizon .

Temple d’Olymièon, stylobate de 110×44 m. Réalisé en131 -132 par l’empereur Hadrien .Quinze des 104 colonnes d’ordre corinthien sont encore debout .

Athènes .

Apollonie de Cyrène, Libye.marbre cipolin, chapiteaux de réemploi, Ve-VI e siècles

Ségeste, Sicile . Temple dorique .édifice inachevé , fin du V e siècle avant JC.

Non, je ne suis pas rassasiée ! après des monographies, choisissons plutôt une exposition thématique .
2-

Très belles photos , principalement en noir et blanc, variées non seulement dans la fonction de la main, mais dans leurs styles si représentatifs de leurs époques .


On peut y acheter un délicieux petit livre ,Jeux de mains , publié chez Chose Commune, relié à la japonaise .

Cent œuvres sont ainsi présentées , sans ordre chronologique , tous siècles, toutes civilisations confondues , on découvre dessins, photos, tableaux , collages .

3- Autre expo collective , pas loin , chez Pierre Yves Caër, 7 rue Notre Dame de Nazareth .


Ce sont de jeunes artistes , français et japonais , reliés par leurs recherches visuelles et techniques .
Manon Daviet revisite le tissage par le tricot et le tufting, le crochet et les points noués , pour des propositions très contemporaines , qui font la part belles aux reliefs et aux différents plans .


Charlotte Gautier Van Tour

utilise des matières naturelles , comme l’agar agar ( une algue )

la spiruline, la glycérine de moutarde, des écorces de fruit , elle les étend, les laisse sécher et se racornir, selon un temps qui en déterminera la couleur, du turquoise au brun soutenu et les dispose en créant des reliefs . Elle cherche le lien entre l’infiniment grand et l’infiniment petit .

Elle a aussi travaille sur des cartographies , comme la cartographie des vents

Tiffany Bouelle a choisi des sortes de Kakémonos , ou de Noren , peints de façon calligraphique et réhaussés de broderie .




4- De quoi avons -nous envie en ces derniers moments à consacrer aux galeries ?
Lumières , couleurs , transparences , énigmes .

Et oui un métro direct pour Saint Michel, et on file rue saint André des arts chez Kamel Mennour , car on se souvient de l’annonce du vernissage de l’expo sur les réseaux sociaux prévu juste aujourd’hui.


Et oui , Ann Veronica Jansenns!



5 – et dernière étape, chez Kamel Mennour, rue du pont de Lodi ,

dans la salle du bas, uns seule pièce , éblouissante pour clore cette période, classique dans sa référence et contemporaine dans son concept .

DAN FLAVIN


Les néons , vous l’avez expérimenté vous aussi , sont difficiles à prendre en photo, il n’apparaît bien souvent qu’une lumière blanche , sans distinction de forme .



Prochain tour de galeries , fin avril, peut – être ?


En attendant plein de beaux rendez -vous en visioconférences, plein de visites virtuelles et sur tous les sites des galeries ou par le biais des dossiers de presse en libre accès où on peut avoir connaissance de ce qui devrait être exposé !
A bientôt .
Si la situation se prolonge , ou si vous le souhaitez avant , je pourrais vous fournir quelques liens ou quelques possibilités de news letters intéressantes .
Vous le savez , ce blog ne s’opposerait pas à un peu d’interactivité, exprimez vos réactions , vos desiderata !

Numéro 57, mars 2021 , un an de …

Alors , on voit quoi, cette fois -ci ? Des gravures, de l’architecture, de l’art urbain , de la peinture faite avec des aérosols, un Joan Mitchell fabuleux, des Lüpertz, des petits Maillol délicieux et une bouffée d’air frais afghane .

1 -Chic, des gravures ! Une expo organisée par l’association Hiroko Okamoto

et oui , je vous vois réagir ! Vous le savez bien que PLPDG a un faible

  • Pour la gravure
  • pour le travail en binôme !

C’est un bonheur que d’autres expos nous ont permis d’apprécier , allez petits rappels :

en 2015 deux associations graver maintenant ( France) et presse papier ( Trois Rivières )

nous ont conviés à Coïncidences et jeux de hasard

Ainsi chaque œuvre comporte deux gravures , faites sans rencontre physique entre les deux artistes séparés par des milliers de kilomètres , sur un thème commun qui leur est cher .

  • En janvier 2010 , la fondation Taylor nous a présenté Diptyques éphémères ,voir blog 40 , proposition de l’association la taille et le crayon .

Ici une gravure répondait à un dessin ,puis ce même dessinateur proposait un dessin à son binôme qui répondait par une gravure , deux artistes en correspondance, quatre œuvres , on a chaque fois deux diptyques , trop bien, non ? le catalogue explicite les démarches . Il y a en a eu d’autres . Ayant prêté un catalogue , jamais rendu, sur une autre expo de ce type, je me rends compte de mes oublis , Help, pour le catalogue ,et Help , à vous tous pour nous rappeler les expos de ce genre !

Alors ici à peinture fraîche ? Pas de dépliant , pas de cartel , une énigme. Quand on voit que vous vous posez des questions on vous parle de cette graveuse japonaise décédée à Paris, et de la démarche de l’association. On vous refile un papier plastifié avec des numéros et les noms des artistes , c’est un jeu de pistes , et il va falloir penser à me mettre du gel après usage ! Après discussion on vous envoie , oui oui , un mail , instantanément , qui contient les diptyques , pas dans l’ordre , bien sûr , mais si on veut , on peut s’y retrouver , mon conseil c’est d’aller sur leur site qui contient ces documents , avec votre téléphone pendant votre visite !!!
Rien ne sert d’expliquer que les autres galeries prévoient des cartels, ou des papiers imprimés individuels, ou des QR codes !
On voit ici beaucoup de graveurs bien connus et de très belles œuvres , en résonance avec les thèmes étonnants d’Hiroko Okamoto :

des sièges ,des pulls et des végétaux !

Toutes les œuvres sont intéressantes , très fidèles à l’esprit et aux techniques de leurs auteurs, et cette expo est très réussie .

2 – C’est la première fois , je crois , que je vais voir une galerie dans ce quartier , près du Musée Rodin, hélas toujours fermé , alors je vais découvrir au Champ de Mars le Grand Palais éphémère , encore inachevé , de Wilmotte

3 – allez ! Encore un peu d’originalité ! Massimo de Carlo, pièce unique , ça vous parle ? 57 rue de Turenne , cette galerie , repensée par l’architecte Kenzo Kuma , vient d’ouvrir, et son concept , calqué sur la démarche de Lucio Amelio à saint Germain des prés en 1989, est de ne présenter qu’une seule œuvre, de grand format, visible de la rue.J’y ai vu clay Baby , de Karim Upson .

Actuellement , jusqu’au 27 mars , on y montre

5- Je signale une galerie spécialisée dans l’art urbain Open Space, 114 boulevard Richard Lenoir, réservation obligatoire. Brûlures d’Eric Lacan ( photos ici ) vient de prendre fin, on annonce à partir du 20 mars Levalet concrete jungle.

5 – Reconnaissez que ce numéro est allé pour vous à la recherche de démarches particulières ! Continuons donc avec Aerosoltherapie, à la Topographie de l’Art, 15 rue de Thorigny, jusqu’au 20 mars .

Technique intéressante , œuvres variées , dont

6 du plus classique , pour conseiller des visites à votre tante et vos cousins ?
classique, c’est vite dit !
retour à la très belle galerie, 4 passage sainte Avoye, Levi Gorki , horizons .

La plus belle œuvre , c’est ce pastel de Joan Mitchell, à voir de près .

7 – et du classique comme ça , vous en avez d’autres ?
toujours !
allez je vous propose de nous rendre chez Suzanne TARASIEVE , 7 rue Pastourelle ,ogni pittore dipinge sè .Lüpertz, Immendorff, Penck, Kirkeby, Polke , ça vous va ?

Et deux belles surprises pour la fin, franchement je vous gâte :

8 La très belle expo Maillot, la forme libre , chez Dina Vierny, , dans la galerie historique , conçue par Auguste Perret ( troisième architecte cité dans ce numéro ) au 36 rue Jacob . A couper le souffle . On peut parler avec le petit fils de Dina Vierny, et la galeriste est une jeune femme passionnée ,qui a su me vendre un livre de souvenirs de cette modèle et inspiratrice de Maillot, résistante, collectionneuse , galeriste , qui a rencontré Van Dongen, André Breton, , Gide , Vuillard, Le Corbusier etc !!!
On y admire des sculptures de petit format, bronzes, terres cuites , dessins au crayon , une aquarelle, une sanguine , des carnets de croquis , des œuvres inédites ou rarement exposées , magnifiques , on est loin des grandes sculptures aux formes plantureuses .

9 – Et nous finissons par l’expo du moment , dont tous les journaux parlent et qui est prolongée jusqu’au 3 avril , expo d’une jeune artiste afghane ,qui célèbre le corps libéré et la parole codifiée des femmes de sa jeunesse , moqueuse et coquine , que les hommes ne devaient pas comprendre

Il s’agit de KUBRA KHADEMI , bien sûr .

Elle est née en 89 , et a toujours dessiné , des corps , malgré les interdictions. Suite à des menaces , après des performances en Afghanistan , elle est venue s’installer à Paris en 2015 .

Éric Mouchet, 35 rue Jacob , expose des gouaches sur papier, from the two page book .
Atiq Rahimi a écrit le long et beau texte de présentation , dont voici un extrait :

Zoophilie, pornographie , ces mots reviennent dans les articles et à lire la liste des actes libidineux , je n’avais guère envie de voir ces œuvres . Et puis , en venant de voir Maillol, , je suis passée devant la galerie , éblouie par la ligne claire du dessin, les a-plats ocres et bleus , le côté clean des tableaux ,et surtout par la calligraphie dorée, en farsi Nasta’liq . J’ai eu du mal à faire le lien avec ce que j’avais lu, et suis entrée sans hésitation , en regardant ces actes subversifs contre les mœurs religiuses et sociales de son pays , tout pourrait sembler cru, mais est vraiment sublimé par la forme et la tranquillité avec laquelle ces propos sont abordés . On s’est fait traduire quelques poèmes de Djamal Al-Din Rumi ( 13 eme siècles ) si lyriques .
ces deux dernières expositions sont vraiment exceptionnelles .

56 – réponses au jeu , et quelques expos , dans différents quartiers .

1 réponses au jeu

1 Claude Viallat

2 galleria continua dans le 3 eme

3 Anne Paulus 

4 galerie Gallimard 

5 Bertrand Lavier, un piano 

6 kintsugi 

7 Flore

8 Prune Nourry

9 Antoine d’Agata

10 Catherine Meurisse 

11 Herbert List 

12 Gregory Crewdson

13 Astrid de la Forest 

14 Pierre et Gilles

15 Louis Soutter

16 Lucio Fontana

17 Chiharu Shiota

18 Niele Toroni

 19 Seth

20 Martial Raysse

ça vous a plu ?

2 au Drawing Lab , 17 rue de Richelieu, au sous-sol du Drawing hôtel, jusquau 28 février . L’exposition a été prolongée jusqu’au dimanche 28 inclu pour que vous puissiez avoir une sortie culturelle le dimanche !Elle est gratuite, parlez – en à vos amis dessinateurs, comme d’hab, mais aussi à vos potes cinéphiles , aux amateurs de dessins animés etc . Son nom? Tout un film! En collaboration. Avec la Cinémathèque , ah ! Ça change !
Elle aurait dû être montrée lors de la 14 eme édition de notre cher salon Drawing Now , qui n’a pas pu avoir lieu cette année , alors elle est installée ici en ce moment . On nous concocte aussi des podcasts bientôt en ligne , oui , oui, je vous dirai quand ce sera fait ! Le prochain Drawing Now devrait , conditionnel, avoir lieu en juin, et présenter une expo en collaboration avec le frac Picardie , sujet : dessin et écologie .
Ici sont explorés les rapports entre dessin et cinéma, avant , pendant et après le tournage des films . On voit des storyboards


Ainsi que de fausses affiches et de faux génériques, des «  cellulos  » de Paul Grimaud pour la bergère et le ramoneur .

Des maquettes d’affiches

Des dessins de costumes pour les sept samouraïs effectués par le grand Akiro Kurosawa

Des œuvres de Jodorowsky.
2 salles sont particulièrement intéressantes :

-celle consacrée au film in abouti la fleur de l’âge , de Marcel Carné . On y voit un dessin du créateur de décors Alexandre Trauner, représentant la cour du bagne pour enfants , una maquette à partir de ce dessin, et un petit film d’animation tourné dans ce lieu . C’est fin et intelligent .

  • Celle consacrée à William Kentridge où on voit un film d’animation de cet immense dessinateur , Tide table.


3 Marinette Cueco, à la galerie Univer,6 cité , de l’ameublement (12 eme ) Ardoises, entrelacs jusqu’au 11 avril , ouverte à partir de 11h .
Après la villa Datris, et Chaumont , nous avons le plaisir de retrouver cette artiste, qui ici joue magnifiquement avec différentes sortes de joncs et des bouts d’ardoises, pour former des écritures , qui peuvent nous ramener vers de l’art tribal, en tous cas très graphique.

Dans le 3 eme

4 Encore une très belle expo, de grande qualité , chez Marian Goodman, 79rue du temple , jusqu’au 27 février .
Elle complète fort bien la grande expo de Beaubourg l’an dernier consacrée à ce même artiste: Christian Boltanski. Ici ce sont des œuvres de 2020 faites pendant le confinement, dans «  un climat d’angoisse et de dépression  ».

les linges ,installation. Du linge blanc , pêle- mêle, sur des chariots, comme des draps , on pense aux malades à l’hôpital . Les néons suspendus sont comme des tuyaux .
Dans l’escalier, les esprits, vidéo.

Au sous – sol , 4 écrans , on imagine les 4 saisons, sans l’homme , s’il disparaît tout continue, la pluie, le coucher de soleil, les animaux . Le titre : les disparus ,et nous dit l’artiste , de façon subliminale, sont montrés les massacres du 20 eme siècle

Un passage vers la crypte , on est accueilli par ce néon

On entre chez les morts , les disparus , avec des vitrines , et comme dans les temples shintoïstes, tout se termine par un miroir ou l’on voit sa propre image .

5 La galerie Mitterand, la porte se trouve dans la cour de la galerie précédente, montre plusieurs de ses artistes. Notre préférence, très , très subjective ,va à une photo des Poirier et à un tableau de Carlos Cruz-Diez

6 encore un group show , chez Jean Brolly , 16 rue de Montmorency , chacun y trouvera de quoi le satisfaire .
Moi , petite madame PLPDG, je me dirige aussitôt vers les œuvres d’une artiste qui marie finesse du dessin, perforations, fils, tout ce que j’aime . Hélas , hélas , des néons partout, des reflets dans les photos .



Il s’agit de odonchimeg Davvadorj .
Vous verrez un incroyable Leporello, à l’encre , plein d’écrits et de personnages, et des strates magnifiques .

6 – Allez on file au 2 eme étage du 40 rue Quincampoix à la galerie Catherine Putman, qui présente des œuvres sur papier. Agathe May nous montre

le miroir aux alouettes, xylographies en couleurs et en noir et blanc, ce sont de grands formats , quelquefois oppressants dans leur dénonciation des dérives de notre monde, en ce qui concerne écrans, câbles, branchements .

Le lendemain, on change de quartier, voyez j’arrive à me décoller du 3 eme !
En route pour le 8 eme, il ne neige plus, ça glisse encore par endroits , mes grosses bottes ne sont pas très sélectes pour ces lieux sophistiqués, mais , vous le savez, rien ne me retient !

7 – Gagosian ,vous savez , rue de Ponthieu, sur deux étages, on vous ouvre la porte, vous vous sentez comme une princesse .
Vous venez de vous pâmer devant le Hantaï de la vitrine

, et là vous allez découvrir















8 – A nous l’avenue Matignon ! Enfin ce qui trouve grâce à nos yeux aguerris ! Tiens on passe devant un

Tiens, vous ne savez plus cadrer les images, petite blogueuse !!! Ah mais non je reconnais un autre de vos travers, qu’on aperçoive votre presqu’invisible présence! Allez , vite vite au 2 bis chez

et voir des dessins à la plume au 36

oh les prix !
9 – allons pour finir dans une galerie japonaise , bien sûr ! Au 3
rue Miromesnil , la galerie Grand Eterna . Expo déjà bien prolongée , et prévue jusqu’au 27 février .



Amusez- vous bien, Good Valentine éventuellement , visitez, commentez, faites des suggestions , à bientôt !

55-jeu

J’ai regardé mon blog depuis janvier 2020 jusqu’à aujourd’hui , et bien , malgré les confinements, sans compter ce jeu, il y a eu 15 numéros !!! J’aurais dit la moitié !
Suite à une remarque sur le nombre d’artistes femmes présentées, j’ai fait mes statistiques sur ces 15 épisodes , effectivement j’arrive à montrer le travail de 45 femmes et de 61 hommes , ce qui fait autour de 42% de présence féminine, ce qui n’est pas délibéré, je ne me suis jamais posé la question , cela veut donc bien dire que ces artistes femmes ont une assez grande visibilité et que leurs compétences sont reconnues .

Je me rends compte que , chez moi, le goût pour la photo l’emporte, je m’en doutais un peu, mais je montre beaucoup de tableaux et d’estampes également , beaucoup moins d’oeuvres textiles, de céramiques, de dessins, de sculptures, de videos , alors que tout cela m’attire , même si j’essaye de ne pas me limiter aux mêmes catégories .

J’ai aussi beaucoup évoqué des expositions collectives, car on y découvre vraiment de jeunes artistes, à la fondation Taylor, à la fondation Custodia, le festival hors pistes, Jeune création, la FAB,polka,la villa Datris, DDessin, le festival des jardins, un été au Havre, le voyage à Nantes .

Mon goût pour l’art japonais ne peut pas être dissimulé ! Mais je fais la part belle aux européens et aux américains , peu aux africains, moins représentés dans les galeries .

Alors madame PLPDG, on joue quand ?
ok ok

Allez, je n’ai pris presque que des gens connus, c’est plutôt facile !

L E JEU

1 c’est de qui ?

2 ça se trouve où? Comment s’appelle donc cette galerie italienne qui vient d’ouvrir ?

3 qui est l’artiste qui a crée ce rouleau ?

4 Ou sont exposées ces illustrations ?

5 ceci n’est pas un tableau , cette peinture de ? De qui, déjà ? Recouvre un ?

6 ah , ce fil d’or réparateur ! C’est quoi cette technique japonaise ?

7 quel est le nom de cette photographe ?

8 et celui de cette plasticienne ?

9 vous l’avez sur le bout de la langue le nom de ce grand photographe ?

10 Notre chère C.M, c’est à dire ?

11 le grand Pasolini a été ici photographié par ?

12 le grand maître du paysage américain, mais c’est bien sûr …

13. Graveurs, graveuses, vous la connaissez bien !

14 ah! Ces deux là !!!

15 cher Louis

16 on connaît plus ses concepts spatiaux sur toile ( concetti spaziali )

17 , trop facile , une de mes chouchous , femme , japonaise et jouant avec les fils

18 du rouge, encore du rouge , mais quelle touche ! Celle , répétitive , de ?

19 il serait temps de s’intéresser au street art …

20 on termine par ce portrait fait par Denis Hopper et qui représente ce beau plasticien , qui nous sourit . Hum, c’est qui ?

Alors

20 questions

donc 20 réponses .

je vous donnerai la solution … bientôt !

54-et on continue vaillamment !

Illustrations, peintures, meubles, installations, sculptures, photographies, sérigraphies, céramiques, feutres imprimés,caput mortuum , videos, carnets , encres, tout nous attire , et oui il y a tout ça dans le numéro 54 , mais cela ne veut pas dire qu’une sélection ne s’est pas imposée même si vous trouvez le numéro trop dense !

coulisses : (les phases ) listes à partir de sites, news letters, journaux,Instagram des galeries, puis les circuits à établir en fonction des emplacements des galeries , les visites avec les bonnes et ( très ) mauvaises surprises, les photos sur place , les dépliants , les dossiers de presse, les conversations avec les galeristes ( ou non! ), le choix des galeries dont je désire parler , la lecture de tous les dossiers de presse et des éventuelles critiques dans des journaux, le choix de photos de visuels presse, ah, enfin l’écriture manuscrite dans mon cahier rouge , pas de rédaction mais ce qu’il ne faudra pas oublier de mentionner, puis la vérification des photos , suppression, recadrages, et oui , ouf, au bout de tant d’heures , l’accès à mon blog, et c’est parti, rédaction, choix des photos, ton .

1- galerie Gallimard , 30/32 rue de l’université , jusqu’au 27 mars

Exposition des artistes du catalogue Les grandes personnes, maison d’édition fondée en 2010.Il s’agit d’illustrateurs,de designers , de photographes, de graphistes , de graveurs, passionnés par les couleurs, les techniques.

On y voit les œuvres exposées au mur, des livres, de merveilleux livres sérigraphiés, des pop -up pas ordinaires de chaises de l’histoire du design , ou de maisons du XX eme siècle , des abécédaires et des imagiers, clean, sobres, esthétiques,inventifs, des cahiers à colorier, tout nous fait envie, on voudrait tout , d’ailleurs tout est en vente .

On est sous le charme , loin des habituels livres pour enfants .

On arrive rue Bonaparte , et que voit- on sur le trottoir? Ce pochoir fait , semble t- il pour nous !

2 – galerie Lucas Ratton , jusqu’au 28 février , une très belle collaboration entre cette galerie célèbre d’art tribal, la galerie Kreo, pour son mobilier contemporain édité en pièces limitées et la galerie d’art contemporain Kamel Mennour .
On visite les deux pièces du rez-de-chaussée et le sous-sol, aucun cartel, aucune indication sur le site , à vous de reconnaître , selon vos compétences, le piano de 1919 recouvert de peinture par Bertrand Lavier,l’assemblage des frères Bouroullec, la torchère de Jaime Hayon,les statues Dogons , etc , mobilier, installations, masques et sculptures tribales se marient parfaitement , comme dans nos intérieurs contemporains . C’est très beau .

Vous voulez en savoir plus, je le sens, oui, précipitez -vous sur la vidéo en ligne des 4 galeristes , c’est comme ça qu’il faut procéder , bien sûr .

3- Vous voulez être étonné , bluffé , renversé , je vous connais . Alors cette 4 eme galerie parisienne de Kamel Mennour , , on y va ? Celle 5 rue du pont de Lodi , inaugurée en septembre 2020,380 m2 dans un ancien hôtel particulier du XVIII eme, aménagée par l’architecte Pierre Yovanovitch, qui est parti de l’idée d’un cloître, a introduit un escalier galbé et une belle enfilade de fenêtres . C’est somptueux .

Cette fois on a , jusqu’au 27 février , une autre collaboration, de deux grands artistes internationaux, Daniel Buren et Philippe Parreno .
simultanément travaux in situ et en mouvement .

C’est la troisième fois que Daniel Buren fait face à un autre artiste, avant ce furent Caravaggio , puis Alberto Giacometti .

3 piliers font partie de la structure du lieu,, Buren en a installé 25, en quinconce,chacun recouvert de miroirs et de raies blanches. Parreno a posé sur les fenêtres des filtres de couleurs, qui montent et descendent sans cesse , modifiant rythme et lumière de l’espace . Serait – ce aléatoire ? Non, non, les mouvements de la Seine grâce à des capteurs sont répercutés sur les mouvements des stores .

C’est très visuel , et fascinant , un peu Disney me souffle un mauvais esprit !

On ne se repère plus, au fond d’un couleur, une autre pièce, couleurs et eau

On traverse la rue , voir l’autre Galerie Kamel Mennour, celle que l’on connaît bien maintenant ,qui présente une sélection de ses artistes .

Voilà pour la rive gauche . On traverse la Seine cette fois .
4 –

La jeune artiste néerlandaise aime interroger un espace défini, dans sa quotidienneté : gestes, routines, parcours,traces, objets inattendus ou déplacés, s’intéressant à l’histoire, la sociologie, l’urbanisme , la particularité, avec humour, patience, méthode et poésie.

Ici le lieu privilégié c’est La Défense .

Nous est montrée une vidéo de 40 minutes, avec deux écrans, à droite elle nous montre l’objet de son étude, à gauche elle le commente sobrement et elle nous arrache des fourires .C’ est tout simplement passionnant et on regarde absolument tout avec ravissement .Elle ose faire des rencontres, étonnantes .
Elle s’interroge sur la façon de porter des bagages, le haut et le bas, les portes qui grincent, le rôle des sous-sols, le déplacement d’un cendrier, une décharge pleine de trésors, un régal !

Elle nous présente sous vitrines quelques uns des objets évoqués, on voit aussi des photos, des carnets de notes.

5- on parle beaucoup de photos , (très ordinaires pourtant ) , pas pour leurs qualités ( relatives ) mais pour leur sujet

6 ah ! enfin ! je sais, je sais , vous l’attendiez , Mark Tobey

Galerie Jeanne Bucher Jaeger 5 rue de Saintonge . Jusqu’au 20 février .
A l’occasion des 130 ans de sa naissance . ( 1890-1976).

C’est une exposition monographique hommage, non commerciale , d’œuvres réalisées entre 1940 et 1970, temperas, sumis, huiles, monotypes ,de tous formats , où on décrypte très bien son attirance pour l’orient , sa calligraphie, sa spiritualité, on repense à son séjour au monastère Zen de Enpuku-ji, à Teng ki wei qui le forma à la calligraphie, mais aussi à la spiritualité occidentale , à sa foi Bahaï .
Son travail n’est ni abstrait, ni figuratif, il s’inspire de lichens , de cailloux,d’étoiles, de moisissures.

«  Il travaille à percevoir le particulier au sein du général  »Françoise Choey


Courez voir l’expo, prenez le long dépliant à apprendre par cœur à la maison, achetez le catalogue et regardez le site de la galerie .

7 – rue de Montmorency

Maya Mercer , image de gauche , mène des recherches sur les adolescents et des zones de la Californie du Nord, nous racontant des histoires que notre imaginaire doit développer .

Et Juliette Andrea Elie créé des pièces uniques , des objets photographiés avec reliefs à la ponte sèche

8- 9 rue de Montmorency , la galerie Schumm Braustein , présente underscape,les derniers œuvres d’Anne Paulus, jusqu’au 27 février .
Il s’agit d’œuvres récentes: estampes, céramiques,livres, feutres,bols, bas- reliefs, encres Sami.

Un travail sur le vide et le plein , sur ce que représentent les pierres de rêves des lettres , une représentation des chaleurs du magma à partir des relevés d’un atlas géothermique, la réflexion sur les matières, l’usage du grès, du caput mortuum, du feutre . Un travail de réflexion, mais aussi sensuel ( les bols , les rouleaux ), un travail sur la couleur et sur la réparation à la japonaise .
La galeriste est à votre disposition , et vous invite à comprendre les démarches en cours .
Vous pouvez aussi regarder les deux films de Benoit Falize , l’atelier d’Anne Paulus et Anne Paulus: terres , on la voit à l’action avec l’acier, l’acide nitrique (!), et ses belles matrices tourmentées, on l’entend théoriser ses recherches et ce qu’est la gravure, transposition de la matière ( la plaque ) , le résultat n’est pas ce sur quoi on travaille , mais une révélation. Il en est de même pour les terres enfumées, ou les rouleaux pour lesquels il faut aider le feu à inscrire des traces du chaos du monde .
Elle explique également sa démarche pour les grès immaculés, qui vont modéliser la température de la terre, la matérialiser .

9 – galleria continua, 87 rue du temple
vous plaisantez Madame Blog ? on la connaît la galerie de San Gimignano,et celle des Moulins en Seine et Marne , mais pas celle – là , vos prenez vos rêves pour des réalités peut-être? 🧚🏽‍♂️
😂 Elle n’a ouvert que le 20 janvier, c’est pour ça . 🤷‍♀️
Elle est très grande , avec plein de salles, d’escaliers, de recoins . L’expo qui l’inaugure , c’est

truc à faire, jusqu’au 20 février .

curateur JR.

L’ancienne maroquinerie est gardée un peu dans son jus avec ses nombreuses étagères où sont exposés œuvres d’art, produits alimentaires italiens , et livres d’art sous blister dont certains dédicacés , mais lesquels ? On déambule, on s’amuse, c’est hype et léger.Tout est un peu mélangé , on est tout à la joie de découvrir . De très grands noms exposent ici , sans chichi , une œuvre ou deux, Ai Weiwei, Daniel Buren, Anish Kapoor, Michelangelo Pistoletto , Etel Adnan, Kader Attia ,Leandro Erlich etc , sous formes de petites oeuvres’ d’installations, de vidéo .c’est joyeux .

10 – chez Daniel Templon , 30 rue Beaubourg, jusqu’au 20 mars

Iván Navarro planetarium

Une dizaines d’œuvres inédites, réalisées pendant le confinement .

Ce sont des boites , comme des cadres , qui enferment des installations lumineuses de cartographies imaginaires qui se voudraient profondes , voire métaphysiques . Le côté technique est intéressant, l’effet , limité , aussi . A l’intérieur de miroirs sans tain l’artiste a gravé puis peint des milliers de touches de couleurs qui métamorphosent les led .
Ça a un côté peinture cinétique, me souffle mon amie, oui oui , mais sans le mouvement ! quel fantôme passant par là a osé cette réponse ?

Et pour finir , chez Daniel Templon, 28 rue du grenier saint lazare , mèmes dates

Claude Viallat. Sutures et varia .
Il s’agit d’une sélection de peintures réalisées au cours de ces deux dernières années.

Des tissus aux fortes textures ( toiles militaires, bâches industrielles ) sont assemblés, suturés par des bandes de tissus à motifs imprimés , un peu anciens , un peu bonne femme , tout cela renouvelle étonnamment le genre de la répétition du même motif ( le haricot ) , c’est surprenant, très beau, pas kitsch, léger . Toute rigidité s’est envolée . Avec humour , l’artiste s’amuse à décorer un parasol, des rideaux de cuisine , et avec beaucoup de spontanéité et de fraicheur ce vieux monsieur de 85 ans rajeunit .


voilà notre grande promenade de début février est terminée.
Allezc voir les sites des galeries et leurs Instagram . Voyons si la nouvelle chaîne Culture Box va nous donner satisfaction .

Madame poussonslesportesdesgaleries, alors ce petit jeu ?

ok je vais vous le concocter, même si on n’est pas confiné ! vous pouvez aussi en proposer, bien sûr !

J’aimerais bien déjà que vous me disiez ce que vous avez préféré comme expo depuis un an , disons depuis janvier 2020 .

Et que vous me fassiez des suggestions , sur des expos que vous avez adorées , à part celles de vos potes, sur des styles que je ne traite pas , ou des galeries que je semble ne pas connaître .
On peut créer aussi votre rubrique avec vos compte – rendus et photos, tout est ouvert .

53 , on sort en attendant …

Mardi 26 janvier , on attend la suite , sortir , ne plus pouvoir ? Je me dis que si vous sortez vous pourrez aller voir ces galeries , chic , et sinon, rêvassez, relisez des parties du blog, allez je vous concocterai un petit jeu !

Madame PLPDG , soyez imaginative !

Hum , ,tenez , pour une fois , je vous emmène voir des meubles , vous , vous dites vintage , n’est – ce pas ?
1 – CONFORT MODERNE , jusqu’au 30 janvier.

galerie Valentin, 9 rue Saint Gilles . C’est vraiment une galerie ? Oui , voyez aussi les grandes photos en noir et blanc de Nicolas Moulin ,et ses maquettes . Architecture réelle des années 50 ? Non rêvée , réinterprétée, en fait , mise en accusation, ayant perdu son âme .Ce modernisme est vite passé aux grands ensembles, mais auréolés de modernité , avec crèches, espaces verts , terrains de sport et une architecture intérieure moderne avec salles de bains et vide ordures .De même que le grand immeuble a remplacé la maison ( ah Prouvé ), de même les meubles en série ont remplacé les pièces uniques , mais ils sont évolutifs et créatifs. Ainsi on redécouvre avec plaisir René Gabriel, Marcel Gascoin ,Roger Landault , dans l’ambiance chaleureuse et recréée d’un appartement.
( clin d’œil aux copines avec qui j’ai à plusieurs reprises visite l’appartement témoin d’Auguste Perret, au Havre . )

ça va ? Ça change ?
vous voulez encore de l’original ?
Et comment ! Des galeries qu’on ne connaît pas trop , des pratiques personnelles , parce que les deux derniers blogs ils étaient bien , mais que des grands noms ! On veut sortir de ce que l’on connaît !
ah bon, c’est comme ça ? Bon , vu le couvre- feu on marche un peu plus vite !

2 jusqu’au 14 rue des jardins de saint Paul, à la galerie XII. (On a jusqu’au 15 avril , pian piano ):

Ce sont les photos de Margaret Lansink , (re)connections humaines .Oui , cette photographe néerlandaise, lauréate du prix Hariban en 2019. Elle présente

borders of nothingness , on the mend. L’artiste tente de combler le vide laissé par l’absence de sa fille adulte qui s’est éloignée volontairement et photographie paysages et femmes nues en pleine disparition.

Elles finissent par se reconnecter, et là elle pratique sur la photo le kintsugi , la réparation d’une céramique au fil d’or pour qu’on n’oublie jamais la fêlure, ainsi sublimée .

Madame PLPDG , on vous connaît maintenant , il vous faut toujours glisser une petite évocation japonaise !

Et oui, et , en outre ses collages sont effectués sur du papier japonais . Je trouve tout cela plein d’émotion et de délicatesse .

3 – Puisque vous en avez parlé , on va carrément voir avant une grande photographe japonaise Miho Kajioka , exposée à la galerie Polka, dans la magnifique cour de Venise , 12 rue saint Gilles . On a jusqu’au 27 février .

do you open your eyes in the sea ?

Elle n’a repris la photo qu’après Fukushima ,événement qu’elle avait couvert en tant que journaliste . Ce qu’elle apprécie c’est de laisser surgir de minuscules apparitions , tirées sur des formats longs et étroits ,celui traditionnel du tanzaku ,( 37,4 x 7,5) pour traduire poétiquement , à la manière d’un haïku, ses émotions .

Elle réalise elle- même ses photos à la chambre noire, et vire ses images au thé ( oui , vous avez raison, ça vous rappelle Flore ) , elle lime les bords de ses photos et arrondit les angles à la main .Elle peint les bords en noir ce qui leur confère un aspect précieux .

Il y a d’autres séries, et au sous-sol les photos de Marc Riboud sur la Chine .
Ca c’est réaliste . Du très beau réalisme , avec de beau contrastes, des cadrages impeccables, c’est ce dont vous avez besoin ?

4 – jusqu’au 7 février on va admirer les très belles photos graphiques de John Craven , chez BerthetAttouares, angle rue de Seine / rue des beaux Arts , dans le cadre de photosaintgermain.com

Il s’agit de photos en noir et blanc de ce photographe français qui a gardé son pseudonyme créé dans la Résistance .Ces photos puissantes des années 50 , très graphiques , représentent des éléments du monde industriel où règne la machine et où l’homme est absent .

on continue l’alternance années 50 / culture japonaise .
5 – Si vous suivez la galerie Univer, 6 cite de l’ameublement , vous savez qu’elle présente en ce moment 3 artistes, dont la graveuse Noriko Fuse , dont on voit peintures et monotypes . Un travail tout en finesse et délicatesse , qu’il faut vouloir découvrir . vous avez jusqu’au 6 mars .

vous pouvez , bien sûr , toujours acheter ses gravures , présentées sur demande , comme d’habitude , dans la salle du fond .

6- Je vous vois amateurs de gravures , en ce moment on peut en admirer beaucoup, et je regrette de ne pas avoir eu le temps d’aller toutes les voir , mais la galerie espace des femmes , 33-35 rue Jacob, a la bonne idée d’organiser dans son charmant local, le travail de 4 graveuses , jusqu’au 30 janvier .


7 – et là , je vais vous étonner , je voudrais parler de photo érotique concernant le corps masculin .
j’ai été très attirée par l’article de Libération et sa photo .

La démarche me semble très intéressante et justifiée . J’y vais samedi, le dernier jour, il faut attendre sagement dehors , un petit contingent rentre en même temps pour ressortir de même , il faut patienter , femmes et gays, pas grave, on discute .
Mince j’ai survolé l’article , je n’y crois pas , on s’assied pour regarder des diapos, oh my god !!! Et c’est moche , terne, insipide, pas artistique , et pour moi , déception, pas érotique du tout !!! 2/3 photos avec une belle lumière, un beau modelé . La super photo ne fait pas partie du lot . Une ou deux s’approchent du porno soft . Mamma mia !
Je vous montre quelques exemplaires du dossier de presse , et on discute après !


Du coup ce serait quoi un homme érotique ? Et une photo érotique ?
Pas forcément un torse nu, des tatouages, une laisse autour du cou, des fleurs sur les fesses, de gros muscles de la masturbation , du déguisement ! No no no !
alors je me dis que cette énorme collecte / collection est inutile , bien que chacun/e des photographes ait dû être happé /e et subjugué par l’érotisme se dégageant de son modèle !!! N’y aurait-il qu’un érotisme des seins et des fesses féminines ? En fait, moi je sais ce que je peux trouver érotique chez un homme , clairement , ce serait de l’ordre du poème , de la nuque , aux jambes découvertes , etc . J’aimerais bien vous demander, et pour vous ?
– dites donc ma petite dame poussonslesportesdesgaleries, vous ne vous éloignez pas de votre sujet ?
– non , je ne crois pas, je déteste être déçue , et d’habitude je n’en parle pas, il y a plein de galeries que je n’aime pas et d’artises qui ne m’intéressent pas , clairement , mais là c’est une démarche et un joli concept qui échouent .

ça va, ça va et alors ce jeu sur votre blog ?
Et si c’est vous qui l’inventiez ???? ( pirouette )

disons que si le confinement arrive , promis il y aura un petit jeu, j’ai des fidèles qui avaient aimé le précédent .
sinon c’est à vous !
voyez, je deviens interactive !

52 , galeries ouvertes, bibliothèque ouvertes , grands magasins ouverts , musées, cinémas, théâtres fermés .

dessins, peintures, photos, installations

Catherine Meurisse , Günther Uecker, Flore, Prune Nourry, Antoine d’Agata

1 – Catherine Meurisse , à la BPI, vraiment ? On peut y accéder ? Ce n’est pas considéré comme un musée ? Je me le fais confirmer par un mail . Il suffit de réserver son horaire en ligne, pour la bibliothèque , jusqu’au 25 janvier !

Si elle était exposée à la galerie d’art graphique , pas plus grande que les salles d’expo de la BPI, on n’aurait pas le droit d’aller la voir . Bon , découvrons des dessins et des photos dans le réseau des bibliothèques ! Là où on ne peut pas emprunter, comme à la BPI, on peut manipuler tous les bouquins et les revues, dont ceux de cette dessinatrice . J’ai failli le faire, mais de me dire que tous les visiteurs avant moi les avaient feuilletés , pas forcément après s’être enduits de gel , eu égard aux gestes barrières , cela a stoppé net mon élan.
Je suppose que tout le monde connaît la première dessinatrice à avoir intégré Charlie Hebdo, en 2005 et a au moins lu la légèreté, publié après les attentats, pour essayer de se reconstruire . C’est elle qui est au cœur du récit .Et c’est l’Art qui l’accompagne .Selon ses livres, les voies qu’elle découvre , elle change de technique, et pour les grands espaces,elle dessine au crayon et confie à la coloriste Isabelle Merlet ,le choix des couleurs .

A l’opposé dans Delacroix , elle ose la gouache , les encres, les couleurs denses, l’abstraction .

On la suit à la villa Médicis, puis à une résidence à la Villa Kujoyama en 2018.

2

A la galerie Levy Gorvy, 4 passage Sainte Avoye , 75003

jusqu’au 23 janvier .

Cette grande figure de l’Allemagne de l’après – guerre , appartenant au groupe Zero, expose en solo à Paris pour la première fois depuis 1968. Il souhaite «  rendre le spirituel visible à travers la peinture ». Méditation,introspection, fluidité et lumière semblent caractériser cette série .

Pour cette œuvre , il s’est inspiré du désert , des rivières et de la mer du Golfe Persique .

C’est également l’eau qui l’a porté à la création de ces œuvres proches de l’abstraction, claires et joyeuses.

3– encore une très belle exposition d’une artiste femme, celle de la photographe Flore

L’odeur de la nuit était celle du jasmin .
Cette exposition est présentée jusqu’au 31 janvier, du mardi au dimanche, de 11 h à 17 h 45, au pavillon de l’institut de France, 27 quai Conti ,car Flore a été la lauréate en 2018, du prix , biennal, de photographie Marc Ladreit de Lacharrière, ce qui lui a permis , pendant deux ans , de voyager en ex Indochine française , dans des lieux où vécut Marguerite Duras, et où ses grands – parents ont certainement vécu à la même époque pour retrouver paysages, et maisons et les recréer dans ses photographies en accord avec le mythe qu’elle s’en est forgé . Vous l’avez compris , il ne s’agit surtout pas de reportage photographique ,mais d’un imaginaire à la recherche de ( faux ) souvenirs, et de traces tangibles des phrases écrites par Marguerite Duras . Tout n’est que transposition, confrontation au temps , et aux concepts realite- vérité – fantasmes .

Son livre lointains souvenirs avait initié cette démarche , et les photos faites l’avaient été uniquement en fonction du livre .
Ici c’est différent, elles ont été prises en fonction du lieu , du pavillon Comtesse, et en sachant que l’expo serait accompagnée d’un livre, en rien un catalogue, mais un objet précieux , rêvé et crée en collaboration avec la galeriste- éditrice Clémentine de la Ferronier qui a créé sa maison d’édition raffinée il y a deux ans Maison CF .

Les photos sont étranges , non dans leurs sujets , mais dans la texture, la technique , difficile à deviner , le grain du papier,un léger flou, la luminosité, la mélancolie, le pictorialisme, ceci étant dû à un tirage argentique dense, à l’usage raffiné du thé et de la cire. Un univers inconnu se présente à nos yeux , attirant et mystérieux, poétique .

L’expo est rythmée par quelques photos en couleurs , par la variété des cadres noirs, non identiques, par les formats variés , par quelques passe- partout qui donnent de la lumière à de petits formats .
Qu’y voit – on , me demandez- vous avec impatience, la forme , oui bien sûr , mais le contenu ?
Des buffles, de l’architecture coloniale , des collines, de l’eau ,des branches, des détails, quelques personnes, la femme aux yeux fermés, et de dos la jeune fille sur la balançoire, des enfants, un berger.
Une soixantaine de tirages argentiques réalisés en chambre noire , et oui je reviens aux techniques ! Teintes au thé ou cires, des héliogravures, et des pièces uniques marouflées sur feuille d’or .
ce très beau travail vient de remporter le prix Nadar 2020.

Le livre, correspond en tous points aux désirs de Flore : son format de31 x 17 x 2,5 , sa reliure à la japonaise, son papier, sa typographie , sa mise en page , en ne mélangeant pas les textes de Marguerite Duras et les photos de Flore .

Elle a coupé des images, mis des petits formats ou bien de rares fois une photo occupé deux pages, le beige, l’or et le doré sont les couleurs des feuillets .

Ce livre précieux et raffiné est un écrin pour les mots de Marguerite Duras et les photos de Fore ,

l’impression est en bichromie et quadrichromie .

Clémentine de la Ferronnière a accompagné tout ce processus de recherches , de façon efficace , respectueuse et complice .
(Elle a aussi publié le scénario de La Haine, Et les early works de Matin Parr . )
Toutes deux ambitionnent de continuer cette belle collaboration .
Vous pouvez écouter l’émission de France Culture et regarder sur leur site la longue vidéo d’entretiens avec ces deux personnalités .

Nous quittons à regret cette parenthèse de beauté, de nostalgie et de souvenirs, ceux de Marguerite Duras, de Flore et les nôtres .

hop , un bus , le 86 et en route pour le bon marché

ah Madamepoussonslesportes , le confinement ne vous réussit pas, vous confondez grand magasins et galeries !!!!

on glousse, on glousse ! Vous ne connaissez pas la merveilleuse collection d’art contemporain du Bon Marché , exposée de façon permanente et dispersée aux étages, en surplomb ? Pas vu Adami, Marc Grandeschamps, Alberola etc ?

on pouffe, on pouffe ! Ah ! Je vois votre sourire , ah ça y est ,ouf, la carte blanche , accordée à un artiste qui investit vitrines , escalators d Andrée Putman, et rez de chaussée , avec pour contrainte d’utiliser la couleur blanche ! Le sourire s’élargit , oui , bien sûr , Ai Weiwei, Leandro Erlich, Joanna Vasconcelos, Chiharu Shiota, Oki Sato !
On trépigne d’impatience , ah Madamelesgaleries c’est qui cette fois ?
Et bien je suis très émue , je connais cette artiste depuis longtemps et c’est elle qui est à l’origine de mon blog, pour sa carte blanche au musée Guimet intitulée Holy en 2017 . Moment d’émotion et du coup de grande solitude, non non, je ne vais pas raconter ma vie .
4– Il s’agit encore d’une femme , la troisième de notre parcours :

Prune Nourry , qui présente l’amazone érogène , jusqu’au 21 février .

Le thème des flèches exposées de façon géométrique dans les vitrines , rue de Sèvres, nous accueille .

L’amazone de la mythologie qui se fait couper le sein pour mieux tirer avec son arc sera représentée ici très simplement par 3 éléments , seins, arcs, flèches . Cela vous rappelle la magnifique exposition chez Templon catharsis en automne 2019 , oui bien sûr vous avez lu ce que j’en disais sur mon blog , et vous vous y étiez précipité ! Son cancer du sein, et les mille façons de le sublimer . Son film Serenpidity dans la foulée .
Ici dans ses interviews elle élargit le propos et dit que ces flèches décochées vers la même cible évoquent aussi la procréation , les spermatozoïdes en route pour être les plus rapides . Elles évoquent aussi la radiothérapie .



L’Amazone érogène apparaissait dans la dernière séquence du film sous forme de sculpture monumentale. L’œuvre , selon la tradition des mizuko kuyo était recouverte de milliers de bâtons d’encens , et à Manhattan , au cours d’une performance publique , l’encens a été allumé et est ainsi parti en fumée comme symbole de guérison .

Ici 888 flèches en bois blanc et plumes se dirigent vers un sein large de 4 mètres. De l’autre côté de la Escalator un arc bandé vise une deuxième cible .

Ce matin, je vois ceci sur l’Instagram de Mathieu Chedid, toujours prêt pour soutenir des causes justes , ici la lutte contre le cancer du sein, le courage des femmes et l’art contemporain

N’est -ce pas merveilleux cette collaboration d’une plasticienne, d’un auteur et d’un compositeur et chanteur ?

5 – et voici notre dernière étape , à la fondation Brownstone , 26 rue Saint Gilles et qui a présenté jusqu’à hier virus , d’un artiste qui m’est très cher, au même titre que Catherine Meurisse , Flore et Prune Nourry :

Antoine d’Agata .
On ne voit ici qu’un millier de photos sur les 13000 prises en 2020 à partir du premier confinement . Il s’agit d’un mur de photos, petites et encadrées , disposées selon le rythme et la géométrie voulues par l’artiste , quelques photos grand format sont montrées dans une pièce adjacente , ainsi que l’épais livre du confinement .
Je vous que vous pensez à son expo au Bal , mais ici , voyez, c’est bien différent .


Antoine d’Agata a voulu sortir, voir ceux qui étaient là , dans les rues vides , des sans abris, des migrants, des gens pressés . Il voulait les voir au plus près , de l’intérieur, c’est pourquoi il a utilisé sa caméra thermique , qui montre les corps selon la chaleur qu’ils recèlent .
Il a ainsi saisi ce Sdf qu’il surnomme «  le gisant »

et plein de petites scènes

puis il a voulu voir la réalité du virus, dans les hôpitaux , être comme à son habitude à l’intérieur d’une situation en marge .Il a ainsi été dans 9 hôpitaux où il a vécu nuit et jour , accepté , dans des Ephad , en décidant de ne pas se laisser absorber par le seul aspect médical mais plutôt par l’énergie et l’empathie dans les rapports soignants – soignés.

De cette expérience est né un court métrage la vie nue ainsi qu’une vidéo en ligne sur le site de l’opéra de Paris .
les couleurs sont le rouge, l’ocre et le bleu foncé transformé en noir .

51 – fin 2020, ouf !allez on passe vite en 2021 .

Allez, allez, ouste 2020! Non non, je ne suis pas injuste , je sais faire , tout comme vous, un bilan, et cette fin d’année , sans musées, cinémas, théâtre est quand même morose, n’est – ce pas? Mais

mais les galeries étaient ouvertes alors , frénésie !!!! Photos, peintures, sculptures, nouveautés, découvertes, rétrospectives, que de portes à pousser !

1 – En cette fin d’année , je salue la remarquable galerie Pierre -Yves Caër , 7 rue Notre dame de Nazareth , oui oui , je sais vous regardez régulièrement son site ,donc vous savez que la renversante expo de Akira Kugamachi est terminée , ce travail traditionnel sur papier froissé marouflé , empreint de poudre de nacre , et peu à peu recouvert de lazurite , strate après strate pour former les gris et les noirs de ses paysages de montagne dont on voit bien que ce ne sont ni des photos , ni des dessins à l’encre . Je vous en parle pour rendre hommage à la technique et à la spiritualité de ce grand maître.
Silence, contemplation, méditation .



2 -On reste dans le 3 eme, et , of course, on file chez Templon ,28 du Grenier Saint Lazare . Oui oui, vous connaissez par cœur son site. Mais voir en vrai les 16 photos panoramiques de la série an eclipse of moths de Gregory Crewdson , à laquelle il a consacré deux ans de travail, , c’est , et vous opinez, une magnifique expérience . Ce ne sont, cette fois – ci, que des scènes d’extérieur, dans une petite ville de la Nouvelle Angleterre .on y entrevoit la précarité, la fragilité ,l’échec, le désir de rédemption . Le maître incontesté de la photographie mise en scène a recherché les sites, conçu le storyboard, les éclairages, recruté des équipes, des acteurs . Il nous présente ainsi jardins à l’abandon, des malades, des feux de signalisations qui dégringolent ,desc gens désœuvrés qui sont bien les papillons de nuit du titre , qui s’aglutinent et perdent leurs repères .

Vous avez encore jusqu’au 21 janvier .

3 – allez , vite de la peinture, de la sculpture , à deux pas chez Templon, 30 rue Beaubourg , retrouvons là aussi un grand nom Jim Dine ! il dévoile ici trois ans de travail tres coloré , dans a day longer . Ces toiles de peinture épaisse sont mêlées d’outils, de petites têtes en bois . ( pareil jusqu’au 21 janvier )

4 Pas possible ? Un autre de nos photographes favoris ( photos mises en scène ) expose , chez Rabouan – Moussion, 11 rue Pastourelle , jusqu’au 31 janvier .

ah , du noir et blanc ? Une sorte de rétrospective , bon .

Pourquoi pas ? Rien à voir avec ce que l’on aime passionnément , ces scènes d’intérieur si sophistiquées , en couleurs , mystérieuses , comme des extraits de films à deviner .

5 En fait c’est un peu le mois de la photo, regardez le site de Photodays , et les parcours dans tout Paris

6-Courez voir d’autres photos chez Clémentine de la Ferroniere, 51 rue saint Louis en l’île , on adore tous cet hôtel particulier ! Immergeons- nous dans une certaine scène française , qui présente 5 photographes jusqu’au 30 janvier .

7 – et Perrotin ? Madame poussonslesportesdesgaleries !
Oh la la ! Que vous êtes pressé mon cher lecteur !

Entre le 76 rue de Turner et l’impasse saint Claude il y a 3 expositions ,jusqu’au 30 janvier !!!
Hernan Bas, creature conforts , peintures faites depuis mars ,à Miami,figuratives, aux jeunes gens soucieux, aux prises avec une réalité trop forte ou onirique .

Peter Weemeersch, assez minimaliste, géométrique, rigoureux , coloriste , qui aime , comme nous les superpositions qui ne recouvrent qu’en partie, un régal .

Et Johan Creten , le céramiste , qui se renouvelle , dans les matériaux, les thematiques, les sujets .

8- et le colombien Oscar Murillo ? Alors on n’en parle pas ?
mais si , c’est chez David Zwirner , 108 rue vieille du temple .

Décharge physique d’énergie corporelle dit – il pour parler de ces toiles joyeuses et colorées du confinement .

9- allez on retourne rue Debelleyme , chez karsten Greve, pour le cycle de photos d ´Herbert List, Italia , et oui ! , photos en noir et blanc prises à Rome, à Naples , en Sicile, entre 1933 et 1961. Paysages, peintres célèbres ou écrivains , scènes de rue, enfants , vie populaire , un peu exotique , voilà son Italie .

10- on a pu observer au sous -sol trois Rauschenberg, je vous assure , des merveilles , chez Ropac , en dessous de Bustamante, si vous aimez .
11 – Saluons aussi la galerie artsdaustralie.com , dont le galeriste ( galerie en appartement , visible sur rendez-vous , ) Stephane Jacob , a mis sa grande compétence en art aborigène , à notre service en vous offrant une fois par semaine 30 minutes de présentation de l’œuvre d’un artiste, dans son environnement , son ethnie, son paysage, sa famille , vraies leçons d’ethnographie passionnée et d’art non mineur, dont les arts figurent dans de grands musées en Australie mais également au musée des Confluences .

11 – Pourquoi vous ne parlez pas Des Douches , 5 rue Legouvé ?
si, si , j’y arrive ! Il y a tant à voir et à dire !
Un bel hommage y est rendu à la grande photographe suisse , née en 1924 , qui vient de recevoir le prix 2020 women in motion pour l’ensemble de sa carrière : la grande sabine Weiss ! On connaît et on aime tous ses photos: les jeux d’enfants, les scènes de rue, les milieux populaires . (Jusqu’au 20 février ):

une petite salle est consacrés aux discrets autoportraits de Viviane Maier .
Que de photos, anciennes et contemporaines !
J’ai omis plein de galeries , mais je veux terminer par une nouvelle venue dans ces chroniques : la galerie Miranda , 21 rue du Château d’Eau , Avec une galeriste aussi cultivée, affable, passionnée que celle de la merveilleuse galerie Binôme , ou de Pierre Yves Caër .

l’artiste ici est John Chiara. Vous avez jusqu’au 2 février pour vous y rendre et apprécier la poussière des anges , du nom d’un quartier de Budapest Angyaföld, où l’artiste était en résidence en 2019 , il a créé d’immenses photos en négatif aux couleurs inversées .

et voilà on arrive à la fin de cet épisode et de cette année . Je vous souhaite , hum, quoi ? Le meilleur !
je ne peux m’empêcher de penser à

donc je vous souhaite énergie, créativité, curiosité, decouvertes, visites, conversations, polémiques, colères, emballements , bref la vie , quoi !
vous pouvez me répondre, me faire part de vos coups de cœur , de vos réactions , me faire connaître à vos amis !
simonebernaert@gmail.com


50 , c’est pas mal , non ?

Ce beau chiffre rond , comme si tout allait bien , un beau petit couple, ce 5 et ce zéro , oui . Ce confinement a été plus dur à vivre que le premier, sans grande clarté au bout, avec de la mélancolie , voire plus . Bon, on se reprend, le 28 novembre beaucoup de nos chères galeries ont commencé à rouvrir , certaines également le dimanche, d’autres le mardi. Comme beaucoup de structures culturelles, elles ne nous ont pas oubliés pendant cette période, entretiens, videos, photos nous ont été envoyés . Les musées, la comédie française, le théâtre de la ville, l’opéra comique, la Philharmonie nous ont aidés à vivre, en nous présentant des spectacles sans publics créés à notre intention. Arte ( replay ) nous a permis de voir un documentaire passionnant , artistique, historique, sociologique, geo- politique: le chapeau de Vermeer . Zoom et Skype , Instagram sont nos amis ! Hum…Plein d’artistes nous ont généreusement offert leurs compétences, comme vous j’ai donné et reçu plein de cours gratuits.

Tout m’a fait revivre le 13 novembre 2015 , bon ça a touché mon quartier, mais dans ma peine j’ai beaucoup apprécié

une belle expo , de textes et photos, gratuite, en plein air , qui explore de façon sensible et poétique ce grave sujet .

Elle est accrochée sur les grilles du square en face du Bataclan.
Chaque photographe place à gauche une photo faite ce jour là, puis un texte où il raconte où il était quand il a appris les événements, un autre pour commenter la photo placée à droite, prise depuis, et il explique le lien qu’il crée entre les deux .

Il faut prendre le temps de tout lire et de tout regarder, c’est très beau, et varié . Comme vous aurez moins l’œil sur la montre au moment de vos déplacements, ça ira , non ?



Ici vous n’avez pas trop la possibilité de lire les textes, c’est juste un avant- goût

Avant ce reconfinement, des lieux exceptionnels ont été ouverts pour les happy few inscrits longtemps à l’avance, lors des journées de l’architecture le 17 octobre , comme la Villa Lurçat, ou bien le nouveau pavillon Bourguiba de la cité internationale. Cette période a peut- être redéfini l’intime et la générosité

.

Ainsi mon esprit repart vers cette fin d’octobre, où l’on courait avec une certaine frénésie à Orsay , absorber les ondes de Spilliaert et D’Aubrey Beardsley, à Cernuschi, en voyage sur la route du Kisokaidō, ,et oui on allait où on voulait ! On commençait à vivre son présent avec nostalgie .on a adoré l’exposition Alain Fleisher au 104, et pour une fois entièrement apprécié le salon Asia Now.

Dans cette période d’avant le deuxième confinement , j’ai , bien sûr ,visité des galeries , mais tout s’est bloqué en moi et je n’avais même pas envie d’en parler!

Pourtant il y a eu chez Kammel Mennour , 47 rue saint Andre des arts , ces fleurs inattendues de Mohamed BOUROUISSA

Brutal family roots

Les graines des plantes migrent, comme les humains et s’acclimatent en de nouveaux lieux , loin des leurs .L’artiste , toujours intéressé par ce thème, est allé à Blida où Franz Fanon a créé des jardins pour aider les patients de l’hôpital psychiatrique à se perdre en mains. Pour la Biennale de Liverpool,en 2018, qui lui a commandé l’œuvre resilience gardens, il a incorporé des plantes algériennes ayant des propriétés de guérison. Avec brutal family roots , présenté en 2020 à la biennale de Sydney, il a continué son exploration de la thérapie par les plantes, et particulièrement celle des acacias locaux, dont le Garal , considéré l’arbre de l’esprit de l’homme , connu chez nous comme mimosa et qui a beaucoup voyagé .La musique accompagnant l’exposition , travaillée par différents musiciens transformé en sons l’énergie du Garal .Ici, des aquarelles complètent un herbier trouvé à la bibliothèque d’Alger .
Quel étonnement, n’est – ce pas ? On est loin des mises en scène des photos de banlieues et de la superbe retrospective d’Arles , en 2019, si loin déjà .

Ne boudons pas notre plaisir , à la galerie Claude Bernard , on a beaucoup aimé les dessins de Sam Szafran, récemment décédé .

Astrid de la Forest , chez documents 15, rue de l’échaudé , nous a pleinement convaincu

Nous aimons toujours l’ambiance obscure et mystérieuse de Da -end , qui s’accorde bien aux œuvres de Markus Åkesson

Et nous finissons la boucle dans ces galeries du 6 eme , avec la galerie Kamel Mennour , 3 rue du Pont de Lodi. Fiac in the galleries ( et oui, on s’en souviendra) l’expo collective

Anise Kapoor nous a littéralement renversées ! Il fallait bien ça pour nous remettre enfin la tête à l’endroit .
A très bientôt, pour parler des expos qui ont lieu en ce moment , qui sont très belles et nous démontrent que , ponctuellement ceci n’est pas vrai !


49 – galeries du 3 eme

1 – Galerie Templon

32 rue du grenier saint -Lazare

ED & NANCY KIENHOLZ Jusqu’au 31 octobre

Exposition historique de ces pionniers de l’installation art d’œuvres créées en duo entre 1978 et 1994 ,date de la mort d’Ed, Nancy , elle, a disparu en 2019.

Ces installations grandeur nature , très bien mises en valeur dans les deux étages de la galerie, mêlent sculptures d’etres humains et objets manufacturés .

C’est étrange, c’est un choc, on a un peu envie de se détourner, et puis on regarde, on voit les détails, on s’approche, on recule pour trouver la bonne distance, on interprète, on comprend quelques dénonciations très violemment exprimées, la marchandisation des corps, les violences contre les enfants, on essaye de deviner le reste, l’interprétation reste ouverte.Malgré une certaine répulsion, on est fasciné, c’est aussi le rôle de l’art, non ?

2 –galerie Templon,30 rue Beaubourg

PIERRE ET GILLES

errances immobiles

Madame poussonslesportesdesgaleries, pas ça ! Vous qui détestez le réalisme, vous nous avez emmenés voir les installations précédentes ! Ah oui ? Ça n’est pas que réaliste ? Ok ok ! Mais vous qui détestez le kitsch !
J’ai effectivement un goût très appuyé pour la finesse, l’allusion, le non fini, les estampes japonaises, mais pas que !!!

Il faut oser être curieux.
On croit tout connaître, Pierre le photographe, Gilles le peintre, les célébrités représentées, les cadres qui complètent l’image, les couleurs flashy , et puis on passe devant le portail de la galerie, code, allée, au bout : les portraits .

Les deux portraits de la grande entrée nous saisissent! On se serait trompé d’expo?
Un portrait d’homme , sobre , dans les bruns, nous accueille, il est frontal , triste et profond . Ralph.
mais en fait il s’agit de Ralph Souffrant ! Un petit jeu de mots et d’images ? Ah l’ironie n’est pas loin?


Sur la gauche deux hommes, dans un environnement pas du tout bling bling,un jardin, une vieille poussette, des paquets à transporter, chien, barbe, cigarette, casquette, gilet jaune ! Cadre classique et sombre. On imagine, des voleurs ? des ferrailleurs ? des jardiniers de banlieue ?

Le titre nous en dira plus : «  Bonjour Pierre et Gilles » hum , dans la lignée de Courbet, « Bonjour Monsieur Courbet » ,un hommage à soi- même et aux grands maîtres précédents, un peu ironique , mais pas tant que ça. En fait ils reprennent souvent les thèmes classiques de l’iconographie religieuse, comme on le voit dans la Madonne au Coronavirus .

Oui il y a des célébrités , mais on ne le connaît pas toutes, ouf , et peu importe . Deux thèmes apparaissent clairement : le quotidien: comme indiqué dans l’auto- portrait, un vendeur à la sauvette, un bizut , et les fonds aquatiques, à partir de déchets ramassés sur les plages du Havre.
Le fond est sérieux, et la forme est toujours flashy, surchargée , inventive et personnelle .

Décidée à me rendre à la Fondation Cartier Bresson ,voir les photos de Gregory Alpernet Paolo Lorrain , (soleil cou coupé et Londres 1959 )je flâne en zigzagant dans le 3 eme , sans réel itinéraire .

3 – Galerie Orbis Pictus, 7 rue Thorigny , jusqu’au 31 octobre
MasKarades
KIMIKO YOSHIDA & ERNEST DÜKÜ

une photographe japonaise et un plasticien ivoirien qui utilisent le masque à leur façon, , sur photo ou sur papier froissé dans un esprit textile et dont les univers se marient très bien, de façon très esthétique.

4 – Galerie RABOUAN MOUSSION , 11 rue Pastourelle , jusqu’au 31 octobre

MEHDI-GEORGES LAHLOU From the balcony , installations, sculptures ,œuvres murales .L’installation dans la première salle donne son nom à l’exposition .Elle évoque les 72 houris, les vierges promises aux combattants d’Allah arrivés au Paradis . Ici se mélangent les foulards que choisiraient 72 femmes du Maghreb si elles devenaient houris, 15 ayant refusé, sont ainsi exposés des foulards blancs comportant un mot ou une pensée donnée par ces personnes . Ce qui est mis en scène c’est ce dialogue entre ces deux types de femmes .


Toute l’exposition interroge habilement la religion , les stéréotypes et les fantasmes .

j´essaye de désacraliser le sacré par le sacré lui-même , explicite l’artiste , enfant d’une mère espagnole catholique venue vivre en France ,et d’un père marocain musulman avec qui il a vécu à Casablanca de 8 à 14 ans .

5-

Les photos montrent bien la démarche, la finesse de la réalisation, l’inventivité dans le mariage des matières, la délicatesse de ces œuvres

6 – galerie PAPILLON

Le bleaching est une altération du pigment des coraux que dénonce l’artiste. Il est créé par un stress thermique .Une fois le photographie grattée, ils ne sont plus que des formes qui semblent flotter hors de leur milieu naturel .
Ces images sont de cette année , l’artiste n’a pu se rendre à Tahiti et a travaillé avec des photos prises dans des aquariums ou libres de droit sur internet, elle a plaqué des sacs plastiques peints alors directement sur les photos,et pour les images en noir et blanc elle a creusé les surfaces, avant de les peindre à la peinture Flashe.



7- Galerie OBADIA , 3 rue du cloître Saint-Merri, jusqu’au 31 octobre .

LUC DELAHAYE

le village

Ces photos ont été prises au Sénégal, elles représentent des actions quotidiennes, mises en scène ,dans 3 grands formats en couleurs et des petits formats en noir et blanc .


A bientôt ! Plein de choses à voir ce week-end! Les galeristes au carreau du temple, Asia Now avenue Hoche, les galeries qui se réinventent pendant l’absence de la Fiac .