68 – janvier 2022

installations, peinture, sculpture, gravure.

Bon Marché, Fondation Taylor, Fondation Custodia, Kamel Mennour, David Zwirner , Drawing lab

Mehmet Ali Uysal, Charles Donker , Huang Yong Ping et Shen Yuan, Hugh Steers, Nicolas Daubanes

  • 1 alors, on file au Bon Marché ?
    Oh , madame Plpdg! vous ne vous trompez pas de blog ? hum ! le shopping, le luxe , les influenceuses !
    Vous vous souvenez des articles où j’ai évoqué ce lieu ? vous savez combien je l’aime pour sa galerie d’art contemporain , exposée naturellement , sur les murs des coursives , sans craindre le frottement inopportun d’un sac Vuitton ? Retournez -y de temps en temps , oubliez les rayons ( sauf la très belle librairie ) prenez le si bel escalator et admirez ces oeuvres juste là pour votre plaisir.

En fait , je le vois à vos sourires , oui , ca vous revient : régulièrement un plasticien de renommée internationale est sollicité lors d’une carte blanche pour une oeuvre in situ , dans les vitrines et occupant l’espace suspendu .Et vous voilà en train de vous écrier : Oh toutes ces belles installations qui feront date ! Ai Weiwei ,Chiaru Shiota ,Leandro Erlich, Joana Vasconcelos ! et certes Prune Nourry !

Alors cette année, c’est qui ? Mehmet Ali Uysal, qui vit entre Paris et Ankara , et qui aime déconstruire les lieux et bouleverser nos repères . Dans cette exposition SU ( eau ), trois installations :

Les vitrines:toutes dans les verts , comme de grands aquariums , qui évoqueraient la fonte des glaces .

Les verrières: qui nous présentent la partie immergée de trois icebergs

Le troisième étage :un bateau , salvateur ?
Voyez , c’est politiquement correct , pensé , bien élaboré .

Cela suffira-t-il à vous satisfaire ? Le propos est devenu banal , et la réalisation cette fois – ci n’arrive pas à me toucher .

J’en ai parlé car c’est une expo grand public, qui peut interroger quelques acheteurs, et aussi pour soutenir ces sponsors, même si leur but est aussi commercial .

2 Allons loin du commercial voir les 51 lauréats des prix de la fondation Taylor, (métro Saint Georges),années 2021 et 2022 , en sculpture, gravure, dessin , et peinture. Beaucoup de techniques, de styles, d’univers et de talent .Sur FaceBook vous trouverez toutes les oeuvres exposées , ici , juste quelques vues , mes chouchous


-3 Rendons- nous à une autre fondation, payante celle – ci, la fondation Custodia, rue de Lille, avec une expo classique et une contemporaine

Qu’y voit- on? des vues d’Italie : Rome, Capri, Tivoli, mais en négligeant les sites les plus célèbres , des arbres et des forêts,la mer, les nuages, des roches,des cascades,des volcans ,des tempêtes, des cours d’eau.On y voit aussi , comme sur l’affiche , l’atelier portatif du peintre : pliant, parasol, sacs, boites de peintures, chapeau, chevalet , solitude.Il s’agit d’études sur le motif, pas d’œuvres achevées à exposer .

Le sous- sol nous présente

Autant l’ étage est calme , avec ses nombreux visiteurs plongés dans la lecture des notices du fascicule de 120 pages donné a chacun à l’entrée, autant là ce ne sont que Ah ! Oh ! Exclamations, rires, réflexions heureuses à voix haute en français et en néerlandais, on sent l’émerveillement !
Je vous sens sceptique ,grimace, hum , Donker ? c’est qui ?

Un original , la video montre comment il prépare sa plaque , à la cire et à la flamme et comment il grave en pleine nature , au milieu des arbres.On voit plusieurs états et tout l’énorme travail accompli sur la plaque entre deux états, c’est renversant , on sent sa maîtrise, sa joie et sa liberté et c’est communicatif !
ici etat terminal (2/2 ) et ensuite vous voyez d’où il est parti , état 1/2, sa recherche de dessins directement sur la plaque qu’il a fallu ensuite gratter et retravailler

Séduit.e ?

4 – une galerie ? Ok , je comprends, vous en avez assez des grands magasins et des fondations !, je vous emmène chez kamel Mennour, dans ses deux galeries , rue du pont de Lodi .

Jusqu’au 29 janvier . Le titre de l’exposition fait référence au livre Paris brûle -t-il? de Dominique Lapierre et Larry Collins , découvert par le duo, au moment des gilets jaunes , et dont René Clément avait fait un film .

Les deux artistes ont vécu trente ans a Paris , et connu des évènements brûlants, sur lesquels porte leur travail , terrorisme, incendie de la flèche de Notre Dame, gilets jaunes , tout ceci les a interpelés, ainsi que le mouvement des parapluies à Hong Kong , et l’on voit ici leurs réactions .
Oui , mais cette cuisine jaune ? Et bien , le 24 juillet 1959 dans une cuisine ..

Et cet homme sur ce lion naturalisé ? c’est nous, visage caché, lisant la République de Platon , à la recherche d’une vérité .

Poésie , imagination et réflexion .Et hommage à Yuang Yong Ping, décédé il y a deux ans , pour ne pas rompre le dialogue permanents entre les deux artistes, compagnons de vie .

5 vous voulez du plus réaliste ? vous le trouverez chez David Zwirner , rue vieille du temple .

-6, Allez madame Plpdg, vous n’auriez pas une expo d’un artiste , comme on adore, mêlant art et reflexions , installations, verre , béton, video , acier, dessin, et matériaux innovateurs ? Faites- moi vibrer !

Hum , voyons ! vous me semblez bien exigeant ! En fait je sais de qui vous voulez parler : Nicolas Daubanes ! Exposé jusqu’au 4 mars , au Drawing Lab, 17 rue Richelieu , prix Drawing now , 2021 .
l’artiste des Soeurs Papin ?

Yes !
Histoire et limaille de fer !

Ne soyons pas simpliste ! Histoire et société, pour les thématiques, et verre, béton, acier,limaille de fer, verre , video, installation pour les matières et les mediums .
Histoire : ce grand panneau , allez ? ca vous fait penser à quoi ?


ah , la phrase de Louis XIV , oui, sous forme d’une plaque de béton surdimensionnée pour évoquer une plaque de cheminée où la devise aurait remplacé le blason , mais fragilisée par des trous d’où s’échappent des matières à base de sucre , tiens ! béton et sucre , technique de sabotage des ouvriers français sur les chantiers allemands , pendant la Résistance .Voici un des récits de liberté de l’artiste.

La Résistance , on la retrouve avec le Vercors , la guerre avec les camps de concentration en territoire français.

Sa thématique, c’est la conquête de la liberté , en fait . De nombreuses oeuvres traitent de la prison et de l’enfermement ,comme sa video sur un prisonnier condamné à perpétuité , représenté par son avatar dans un jeu video, c’est sa seule façon de s’évader, bouger, parcourir des lieux , rencontrer des gens . Les prisons , c’est aussi Piranese , il a agrandi une gravure , en a fait un triptyque , et tout redessiné à la limaille de fer .

c’est aussi cette oeuvre magnifique , de très grand format , elle aussi :

Il s’agit de se remémorer la mutinerie à la prison de Saint Maur, dans les années 80 , un prisonnier réfugié dans un arbre refusait d’en descendre ( ah Italo Calvino ! ), les autorités ont fait couper l’arbre , ce qui a engendré la mutinerie des prisonniers et les gendarmes en arrivant pour réprimer la révolte ont trouvé cette inscription , l’artiste pense cela aussi, que couper les arbres peut provoquer le délitement du monde, il s’empare de la phrase ,il appose contre l’oeuvre une plaque de verre , avec une porte de prison dessinée à l’acier , qui met en valeur le mot arbres , et la limaille de fer, faite avec des barreaux sciés pulvérisés ajoute à la symbolique.

Le chiffre noir est le titre de cette exposition, la définition en est abondamment donnée dans l’expo et sur le site , son calcul repose sur une inconnue, une zône de mensonges et de fantasmes , celle de la vérité de l’histoire et celle de la vérité vécue ,c’est elle qu’explore intelligemment Nicolas Daubanes .

67 – Bonne Année 2022

Au programme de cette rentrée : photos, bijoux d’artistes dessins de bijoux , textile, broderie, noir et blanc , et à voir absolument cette semaine !

1- galerie des filles du Calvaire , photos .

17 rue des filles du calvaire, 75003, jusqu’au 15 janvier .

  • Matt Wilson, hinterland , au rez-de-chaussée
    L’artiste a passé quatre mois en résidence en sillonnant la Lituanie, d’où il nous rapporte ces images très soignées , très picturales , qui explorent les possibilités de pellicules vintages , et évoquent la palette des maîtres anciens , et un monde en train de disparaitre . C’est un univers nostalgique et romantique , un peu abandonné qui s’offre à nous .

Montons à l’étage voir la partition américaine de Thibaut Cuisset .
Là tout n’est que clarté , précision , douceur ,épure , ce sont des portraits de paysages , dans cette série inédite réalisée avant qu’il ne nous quitte en 2017.

Il nous montre la diversité des espaces parcourus , étendues naturelles, bourgades, banlieues , dans ces photos , fruit de trois voyages , en 2012, 2014 et 2015.Il a traversé le Dakota du Nord, le Dakota du sud,le Wyoming, le Montana, l’Utah et le Colorado en se posant la question de comment photographier ce pays si photographié ? et bien, comme une grande partition .

Nous connaissons bien les ouvrages des photos de Thibault Cruisset , à partir de paysages d’Italie , conçu pendant sa résidence à la Villa Medicis , si proche de l’esprit de Pasolini , puis les suivants , sur la France particulièrement , mais ici pas question de repartir avec le catalogue , il n’existe pas .

Jusqu’au 22 mai, le Jeu de Paume à Tour expose ses photos de paysages proches de la Loire .

-2 galerie Pierre Alain Challier, 8 rue Debeylleme 75003

les bijoux d’artistes deMax Ernst à Pablo Picasso , jusqu’au 25 janvier


De pures merveilles , accompagnées de documents .

3 -le bijou dessiné , jusqu’au 14 février, à l’école des arts joaillers , 31 rue Danielle Casanova , entrée libre sur réservation . lecolevancleefarpels.com

Sujet rarement montré que le dessin joaillier, et très intéressant .Ici c’est particulièrement le XIX eme siècle qui est mis a l’honneur .Ce type de dessin , à l’échelle 1 , crayon, encre, gouache , sur papier cartonné coloré ou papier calque , est à la fois artistique et très technique car il va servir à tous les métiers de la joaillerie , il peut être anonyme ou signé , exécuté par un dessinateur ou un créateur ( Lalique ) ,et doit rendre compte des couleurs, des reflets des pierres , et du tombé des bijoux sur le corps des clientes . Ces dessins peuvent être presentés lors de commande , ce sont aussi des répertoires d’idées,sources d’inspiration pour d’autres joailliers d’autres générations.Il peuvent bien sûr devenir objets de collection .

Dans cette exposition on voit des diadèmes, des colliers , des épingles de corsage, des plaques de cou. Les motifs sont floraux ou animaliers( paon, cygne , panthère ) , et ces trois salles nous absorbent et nous font rêver .

4 – parenthèses enchantées

parenthèses ? en fait expositions non présentées dans des galeries mais dans des musées , donc payantes , ce qui ne correspond pas précisement à l’esprit de ce blog . Alors ?

Vous qui avez tant apprécié, et j’en ai eu beaucoup de témoignages , le travail de Simone Pheulpin , le MAD lui offre jusqu’au 16 janvier au quatrième étage des salles dejà habitées par objets et mobiliers du XVIII eme siècle oú ses oeuvres sont disséminées.

Et au Palais de Tokyo , l’extraordinaire exposition de Jonathan Jones , sans titre , ( territoire originel ) , jusqu’au 20 février . Elle commence par une recherche historique engagée .


5 galerie Perrotin, 76 rue de Turenne a l’étage et impasse saint claude

Lee Bae, le noir en constellation . Jusqu’au 26 février .
5 séries et une grande installation retracent les vingt dernières années de travail de cet artiste coréen , né en 1956 .

Ah oui ? Bon , Que voit-on ?

Des tableaux réalisés avec des morceaux de charbon de bois ,de l’encre de charbon, de la poudre de charbon ,ou de morceaux de charbon de bois .Bref le noir dans tous ses états.
Oh , mais , mais on connaît déjà, non ?Et oui ! En 2019 , à la Fondation Wilmotte ? on avait adoré , c’est vrai .

Belles matières , superpositions , géométries souples, traces de poudre ,une vraie palette de noirs .Que du bonheur !

Et cette magnifique installation, qui occupe une salle

6- une expo entre Noël et le jour de l’an , qui n’entrait pas dans mes dates de blog, et qui nous fait découvrir la galerie Claire Corcia , celle des toiles et dessins de l’artiste iranienne très intense qui habite maintenant à Paris Zahra Zeinali : le monde invisible .
Un monde très féminin, de la couleur rose , des poupées, mais aussi du sang, de la douleur , de la stupeur , des enfants . Des cauchemars ? Des souvenirs d’enfance ? Des scènes réellement vécues mais revisitées ? un monde réaliste à la Paula Rego mais également très onirique et mystérieux , un auteur le qualifie à juste titre de  « cauchemar suspendu  »

Ce samedi 15 janvier , beaucoup de galeries font leur rentrée et nous préparent de belles découvertes .

A bientôt donc, je vous renouvelle mes voeux .

66 – novembre – décembre 2021

J’ai visité beaucoup de galeries et ai oublié d’écrire ! et oui ! pour ce blog , j’ai donc dû rayer de ma tablette quelques expos, pensé parler d’expos hum ! passées car intéressantes , j’ai fait l’effort de sortir de ma ( large ) zone de confort pour découvrir d’autres galeries , décidé d’indiquer des lieux qui ne sont pas des galeries mais qui proposent des visites gratuites , et accordé une place particulière à la gravure .

1- gravures

-Au bastille design center ,74 boulevard Richard Lenoir , s’est tenue en novembre pendant 3 jours passerelle de l’art , exposition d’estampes , avec de très belles manières noires, des superpositions de plaques , de très raffinées recherches sur la représentation de l’eau vive .

-A la Fondation Taylor , 1 rue Labruyère , jusqu’au 18 décembre

Dans le cadre des collaborations avec des collectifs de gravure étrangers , ici l’association graver maintenant et des graveurs espagnols de Valencia , ces très belles recherches contemporaines sur les signes traduisent ici le langage autrement que par des mots , selon des modalités tres personnelles .

La société des peintres graveurs , dans le salon du vieux colombier, à la mairie du 6 eme nous a régalés, une fois de plus , avec ses gravures , sur le thème de la nature morte .( jusqu’au 6 décembre )

Ok ? ko? sans voix ?

et je vous rappelle la semaine du dessin et de l’estampe que nous avons vécue du 2 au 12 décembre .

Je ne parlerai que de la galerie nomade ( basée a Chinon) de Nathalie Béreau , qui était cette fois – ci rue des coutures saint gervais présentant Eden ou le jardin retrouvé?

2 – visites gratuites

Château de l’etang a Bagnolet jusqu’au 15 janvier nos cabanes

Musee Carnavalet rénové

l’image et son double . forum -1 Beaubourg

aux Beaux arts dessiner la lettre, écrire le dessin , petite donation de deux euros .

éventuellement Lafayette anticipations, mais il vaut mieux payer et voir Eva Jospin au Musee de la chasse et de la nature !

-3- Kamel Mennour , rue saint Andre des arts , jusqu’au 29 janvier , la suite de jours blancs , dont on a vu la première partie avenue Matignon , toujours pas de cartels ! Le titre de l’expo vient de celui d’une série de photos de Marie Bovo .

4 – galerie Vallois 33 rue de Seine , expo terminée où Bublex nous en a mis plein la vue en s’intéressant ressant au paysage américain du premier film de Rambo first blood , en en redessinant les scènes mais … sans les personnages !

5 – galerie Pixi, 95 rue de Seine . ah ! vous voyez que je pousse d’autres portes de galeries ! On y découvre l’américaine Elizabeth Lennard avec femmes de pierre et hommes objets .Photos , collages , peintures . Eux , de vrais hommes , rejouent par leurs poses sensuelles la statuaire greco – romaine , elles , des sculptures de femmes dans les parcs parisiens nous convient , par le biais de la couleur de la peinture a l’huile , à les admirer comme nos contemporaines .

6 – 193 Gallery , et oui encore une nouvelle dans nos itinéraires ,24 rue Béranger , ok , retour dans la 3 eme ! Face to face , group show d’artistes américains

C’est très joyeux , très bien présenté, et riche en techniques différentes .

-7- l’expo photos Borders de Jean Michel André , vue à Arles , est 4 rue st Anastase , chez Sit Down , très belle série , sur les traces des migrants , voyage de trois ans , depuis le démantèlement de la Jungle de Calais , qui n’a rien d’un reportage , images poétiques , distanciées , de leur passage . Elle vient de se terminer , vous pouvez feuilleter le catalogue chez Actes Sud .

-8-le collectif Martinet et Texereau , 8 rue des coutures saint gervais ,fondé en 2008 par deux artistes femmes ,a montré du 2 au 8 décembre leur travail remarquable , résultat de leur récente résidence a San Francisco , à Daly city , leur choix a été de représenter l’esprit d’un quartier Westlake . il s’agit de dessin , comme à leur habitude ( non non , ce ne sont pas des photos ), de risographies , et pour la première fois la couleur , locale , s’est imposée dans leur travail .Surprises elles l’ont alors convoquée en textile , et couture.

-9- Sheila Hicks, que l’on voit partout ! quel engouement ! est à l’aise dans les très beaux nouveaux locaux de Frank Elbaz, 66 rue de Turenne , grace no gridlock , jusqu’en janvier , il y a plein de ce que vous semblez aimer et une superbe installation in situ : bandes de tissu déchirées à la main et bobines de lin orange et jaunes .

J’aime cet endroit , près de Weber métaux, remember ? souvenirs de provinciaux qui comme moi , sans doute , venaient acheter là des plaques de cuivre qu’on ne trouvait pas dans nos petites villes , traces d’un Paris perdu .

-10- Je signale la galerie Susse Freres, 56-62 rue Montpensier , oui celle des fondeurs , ouverte, fermée et rouverte , aux jardins du palais -Royal .Bel endroit , chic .En ce moment , jusqu’a fin decembre , un travail complexe sur des monotypes photographiques expliqués par l’artiste Isabel Tabellion .

-11- je signale aussi une nouvelle galerie dans nos itinéraires ,rue Quincampoix , Clara Scremini gallery , spécialiste de verre et céramique , tout est présenté à la perfection.


-12-alors ma petite madame PLPDG , on ne parle plus des grandes galeries internationales ? on fait dans la découverte ?

basta avec ce sourire narquois ! J’ai évoqué Kammel Mennour , et je vous en réserve d’autres , pas de choix comme ça chez moi , petites et grandes galeries , peinture, gravure, dessin, textile , photo, tout a sa place , on décloisonne ! c’est ç a ma définition .

Après cette pause, on retourne rue Quincampoix , au 40 , en étage , chez Catherine Putman ,mon expo préférée works on paper de Baselitz , aquarelles , xilographies , pointe sèche , sucre , aquatinte , le paradis !


-13- on file chez Templon , rue du grenier saint lazare , découvrir la presentation des absents ,de Jan Van Imschoot , jusqu’au 31 décembre, 2 eme volet de sa trilogie consacrée aux grands maitres de la peinture occidentale :Manet,surtout , revisités.


-14- galleria continua , 87 rue du temple , avec son partenariat avec JR , » truc à faire  » des artistes italiens et cubains , beaucoup de grands noms, une fabrique de maroquinerie dans son jus , de petits labyrinthes .C’est tellement laid de l’extérieur , qu’il faut prendre sur soi et repenser à leurs galeries de San Gimignano et Seine et Marne pour vouloir y rentrer .Y aller avec quelqu’un qui ne connait pas encore est un grand plus ! Pourtant de très belles oeuvres sont là .

et la dernière pour cette fin d’année

Taddeaus Ropac , 7 rue Debeylleme .

Mondy El-Sayegh, figure one

jusqu’au 15 janvier .

A partir de livres d’anatomie, de poèmes , de publicités,de sérigraphies, le tout recouvert de solution blanche , sur tableaux ou au sol , à fouler en chaussons sur nos chaussures .

et bien

très chers amis

pas trop fatigués ? plein d’envies, d’énergie et d’entrain ?

Je vous souhaite de très belles fêtes , en famille , avec vos amis , plein de cadeaux , faits et reçus , de belles découvertes partagées .
énergie, décloisonnement ,curiosité, capacité d’émerveillement , partage , voilà qui nous réunit , A 2022 !!!

65- automne .

photos, peintures, encre , sculptures

Clean/ trash/ vie personnelle

séries

figuratif

Deux grands artistes Antoine d’Agata, William Kentridge

1 rue de Richelieu

Nous eu le choix entre beaucoup de salons entre septembre , octobre et début novembre selon les week – ends , quel stress merveilleux !

La photo était à l’honneur , avec Paris Photo , entre autres . Pour des raisons de temps , et de critères personnels , on a opté pour le petit salon radical

oui , pas de photo traditionnelle , mais des résultats très variés de recherches sur les supports , les présentations , de très anciennes techniques, brûlures de négatifs , papier washi teinté à l’indigo , papier coupé en morceaux , archives , manipulations chimiques .Le lieu est tout petit , très accueillant ( sur réservation gratuite ) et au coeur de problématiquesartistiques contemporaines . Il s’agit de la cinquième édition où 5 curateurs ont été invités à présenter un artiste ou deux chacun .

Les oeuvres oscillent entre fiction et réalité , entre photographies , sculptures , installations .

On y retrouve des coups de coeur , on y fait des découvertes.

Vous vous souvenez ? Sinon feuillettez votre blog préféré !


On n’a qu’à traverser la rue pour entrer dans notre cher Drawing Hotel , oui , vous savez , la galerie d’expo ( drawing lab ) au sous- sol et la boutique chic d’art plastiques .

Le travail de Vanessa Enríquez resouding songs est présenté jusqu’au 12 janvier .

Là aussi on brouille les lignes , pas de  « dessin  », du trait ,du dessin dans l’espace , des gravures sur plaque de cuivre, des bandes magnétiques , de l’oxyde de bandes magnétiques .

2- Massimo de Carlo

On aime toujours sa galerie rue de Turenne , grande vitre conçue sans reflets par un designer , qui correspond à la taille de l’espace où est présentée une seule pièce , pas besoin de pousser la porte pour la contempler , super concept .

3 – galerie etc , 28 rue saint Claude

jusqu’au 12 décembre

Reports

de

lignes, pliages, colles qui repoussent le pigment à la surface , accidents utilisés ostensiblement , la toile est le corps de l’oeuvre . A quelques mois de sa disparition , c’est un très bel hommage qui lui est rendu .

4- Claire Tabouret , chez Almine Rech , l’urgence et la patience .

64 rue de Turenne , jusqu’au 18 décembre . ( oui , ok , elle est aussi à côté chez Perrotin ) c’est l’ère du figuratif !

Jeux de couleurs , portraits , autoportraits peints , sculptures , créés en temps de pandémie, d’où le titre de cette exposition .


5-Clarisse Hahn ,et les princes de la rue sont chez Jousse entreprise,jusqu’au 4 decembre, 6 rue saint Claude .

De la photo en couleurs , des tirages argento- numériques, vous redevenez classique madame Plpdg?

pas vraiment !!!
On est a Barbès , métro aérien, argent ,trafics, corps des hommes qui s’exhibent ,des regards , anciens et exclus ,chairs meurtries .

Travail artistique de documentariste et d’ethnographe sur les codes comportementaux .

Quelques titres : complot, crack, pas de futur, outrage , l’argent ,subutex.

On entre dans la deuxième thématique de ce numéro ( apres la subversion des

) , le témoignage social , vécu au plus près , coup de poing , loin des ( magnifiques ) mises en scène de Bourouissa .

6- On se fait plaisir, on va voir une autre très belle exposition,très différente de celle de BAL il y a quelques années ou des photos prises en caméra thermique en 2020.

Différents mediums , du vécu , mais là à la première personne, et nouvelle thématique de ce numéro : des photos bien présentées de façon clean par séries , pour des sujets pas clean . On est entraîné violemment dans la vie trash du photographe sur des années , drogue , sexe , errances, rencontres , drogue , sexe , expériences extrêmes , tout cela photographié en toutes circonstances , lieux glauques, lits sales, rue.

Mais c’est , bien sûr :

Séries bien ordonnées , grandes photos en couleurs , voire paysages .




On est a la Galerie les filles du Calvaire , vous avez jusqu’au 4 décembre pour voir une des grandes expos de l’année .

7 – La rue Pastourelle est dans le coin , une occasion pour voir

Encore de la photo ! c’est la période .!

J’ai déjà parlé de ce photographe de mode et portraitiste ,qui m’intéresse pour ses autoportaits, ses voyages, ses aventures , son côté pas lisse ,sa vision de la sexualité .

Coucou Agnès

8- rue du Perche

Ça ressemble a la galerie particuliere , qu’on aimait bien , mais qui a fermé . oui elle a été rachetée et rénovée. Maintenant c’est

Olivier Waltman qui présente jusqu’au 20 novembre

entre figuration et abstraction .

9-On finit en beauté avec un très grand artiste , chez Marian Goodman

rue du temple , jusqu’au 27 novembre .

On aime ses travaux à l’encre, ses animations , ses supports, ses videos ! Tout cela est présent dans

Finally Memory Yields

La série des arbres , récente , est présentée pour la première fois et sera partie prenante de sa grande exposition personnelle l’an prochain à la Royal Academy of Arts à Londres .


Prochain blog ? ne vous en faites pas , on parlera aussi gravure !

À bientôt !

En attendant on prévoit des trous dans son planning , pour aller dans les galeries ! malgré le boulot, la famille, les courses, la famille , les grandes expos officielles , les pièces à voir, les excellents films à ne pas rater, je sais, je sais .

numéro 64 , octobre 2021, bien étoffé ( et j’ai coupé )

encres, installations, gravures, dessins , architecture ,sculptures .

1 Une amie me reparle de la galerie Lelong , rue de Teheran, curieuse de savoir pourquoi je n’ai pas commenté l’expo de Barthemy Toguo , et bien , je ne l’ai pas vue, pas trouvée! Malicieuse , elle m’accompagne , je la vois tourner au coin de la rue ,ah, bon , et grimper à l’étage !!! Je ne le savais pas , cela fait trente ans que je ne vais qu’en bas !!! hum !
J’ai donc l’honneur de vous présenter:

Ce travail , initié à la Biennale de Busan , en Corée, en 2020, montrait une série de 8 peintures. Les oeuvres exposées ici comprennent d’autres peintures bleues, des encres , une installation a partir d’une légende du peuple Bamiléké , dont le sens maléfique est ici renversé

on voit aussi de très belles gravures aquarellées

des portraits colorés

et une magnifique série de portraits à l’encre , le centre de chacune de ces oeuvres est constitué d’une photo des années 30 ,en noir et blanc ou en sépia , en relation avec la vie des camerounais de l’époque. Belle réflexion sur l’identité , ses racines , ses émotions .

2 la fondation Taylor , 1 rue La Bruyère , a présenté des dessins, des tableaux et en gravure le travail tout en vert de Brigitte Pazot .

Et l’ atelier des derniers étages a hébergé jusqu’au 23 octobre de merveilleux face à face

Nature contre Nature , gravures et dessins , avec Claire Illouz comme invitée d’honneur.

Vous vouliez le voir ? Je m’en doute , je n’ai pu m’y rendre qu’au dernier moment , ce mois d’octobre avec la reprise totale de nos activités , les très nombreux salons, les expos fabuleuses ( vivian Meier, la collection Morozov, Giorgia O ’Keeffe pour qui aime, , Baselitz, Sottsass, mon cher Penone , les photos du Moma au Jeu de Paume …) est tres vite passé, bien rempli , on ne peut pas tout voir ! Petite consolation pour vous , le petit catalogue à 12 euros avec , comme d’habitude , oeuvres et textes explicatifs de chaque artiste sur sa démarche.Il ne s’agissait surtout pas de dessiner d’après nature mais de varier les approches , au plus près du foisonnement végétal, de la vue aérienne à la vue microscopique , bousculant nos repères .

3 Restons dans le très beau dessin, rendons-nous à la galerie des Filles du Calvaire, au numéro 17 de la rue du même nom,vite, allez on court ! car on est le 23 octobre, demain ce sera fini , pour découvrir

Le grand dessinateur américain , dont les personnages partent à la recherche de leurs rêves , dans des oeuvres de grand format, est bien à la hauteur de sa réputation, maîtrise parfaite du graphite, du cadrage et de l’art poétique .

4 Après tant de perfection , que faire ? changer de style !

Que se passe – t – il en ce moment a la galerie Danysz, 78 rue Amelot ?

Felipe Pantone et Pablo Limòn , ont collaboré à la casa variable , et c’est visible jusqu’au 27 novembre .

Inspirés par le brillantissime Carlos Cruz-Diez, ils se sont investis dans un projet architectural total , ont conçu maquettes, vues aériennes, meubles , lampes , gamme chromatique , tapis, piscine …Ils cherchent un riche client qui voudrait bien construire leur invention pour de vrai .

5 Et puis on fait comme tout le monde en ce moment , on va voir Othoniel , qui investit escaliers extérieurs, jardin, escalier intérieur et sous-sol du Petit Palais avec son Théorème de Narcisse .

Il a renouvelé son langage , formes , briques de verre ou de métal, en dialogue avec ors du jardin , eau, architecture .C’est spectaculaire , surtout la grotte de Narcisse , c’est gratuit et oui, et visible jusqu’au 2 janvier .

6 Octobre : Fiac, , Moderne art fair, Asia now , salon de Montrouge , salon d’automne !!!!
Oui, je les ai tous vus !!! J’ai trouvé les deux premiers tres intéressants, l’un contemporain, l’autre porte sur le XX éme siècle .

Fiac

Moderne art fair

je ne dirai volontairement rien du 3 eme , j’ai aimé au salon d’automne , livres d’artistes, dessins et gravures , stands toujours de très haute qualité

Quant au salon de Montrouge , quelques oeuvres originales se détachent d’elles – mêmes , sans recourir à des cartels trop longs ou aux charmantes explications des artistes .


7 – retour a la thématique, je fais comme tout le monde , inaugurée avec l’arc de triomphe et Christo, puis Othoniel , donc promenade place Vendôme , pour le saisissant flying dragon, rouge , de 17 mètres de long, de 18 tonnes , fait par Calder , en 1975, un an avant son décès et qui restera là jusqu’au 2 janvier.

On en profite pour aller à deux pas chez Gagosian , 9 rue de Castiglione, cette nouvelle galerie vient de s’ouvrir, sonnette , vigile , quelques très beaux mobiles dans une petite salle donnant sur la rue .

Il pleut , on n’en peut plus , mais on fait les choses jusqu’au bout , hop, tapis volant appelé ligne 1 et on est dans la galerie Gagosian de la rue de Ponthieu , dessins et mobiles de Calder .

8 Il pleut , il pleut , hum on entre à coté , chez Christies ,avenue Matignon , quelle chance , c’est la collection Daniel Lebard qui est exposée dans les nombreuses salles avant les ventes aux enchères des 1 et 2 novembre .

sous le prisme de la modernité

Et oui les ventes ont des noms comme les expositions dans les galeries ! ici mobilier de Prouvé , Charlotte Perriand, Prouvé , le Corbusier, Prouvé , Jeannerey … suis- je claire ?

9 – avenue Matignon ,the . new place to be pour les galeries , sans doute , galeries plus petites que celles de ces mêmes galeristes dans d’autres quartiers, fermées à clé , il faut sonner , et ce n’est pas du tout l’atmosphère habituelle .Là il faut vraiment oser , et vouloir les pousser les portes des galeries .

J’adore les 3 autres galeries de Kamel Mennour , et la personnalité simple, classe et généreuse de cet homme , tout le monde le sait. Ici au 28, je sonne ,il faut bien que la jeune femme vienne m’ouvrir , un chien que de la rue je croyais en résine , se lève pour venir me renifler , ce qui n’est pas du tout ce que je souhaite en visitant une galerie ! Vous en avez peur ? oui c’est ça! viens mon chien on va t’attacher , la dame a peur de toi ! J’ai bien senti que je n’etais pas trop bienvenue , mouillée , froussarde , et visiblement pas acheteuse , et pour bien décourager les gens dans mon genre , ni cartel, ni qr code , ni papier avec la liste des oeuvres comme rue Saint André des arts , donc pour ces jours blancs , pour en savoir plus il faudrait interroger la dame au chien , c’est trop pour moi ! Leur site est pareil , on y voit toutes les oeuvres , sans savoir qui les a faites, oui ,il y a une liste de noms , c’est vrai mais c’est tout .


oh Madame PLpdg, on reconnaît … oui oui, ça c’est l’enfance de l’art , comme on dit ,et Lee Ufan que j’aime tant ! mais le reste et les oeuvres du sous-sol ?

10 òu l’on finit en beauté et on ne pensait pas qu’il en serait ainsi !

(pour parler comme les têtes des chapitres des feuilletons du XIX eme siècle)

je parle de Perrotin , pas trop de la Claire Tabouret, de l’impasse saint Claude , ses paysages sont si peu intéressants , ses bouquets ! on préfèrait ses portraits , on accepte les céramiques .

non je parle de sa 28 eme galerie, l’immeuble entier , 8 avenue Matignon, consacré au second marché , ouvert au public depuis septembre ,la personne qui ouvre après sonnette est aimable , on a droit a des feuillets , un par étage , comportant photos couleurs et detail des oeuvres , je rêve !

L a scénographe engagée a bien fait son travail , peu d’oeuvres par salle , elles respirent et le choix est à tomber, vraiment , Kiefer,Baselitz,Morellet, Haring, Warhol,Cattelan !!!!

Chez Christies les plus beaux meubles , chez Perrotin les plus beaux tableaux ! Je ne pensais pas un jour prononcer une telle phrase !!!!!!

Rondinone, Donna Huanca ( ah les pigments ! ) , Baselitz

Warhol( prayed paint on Strathmore paper ) Urs Fischer, Lee Ufan , of course

Morellet , Kiefer,Baselitz

alors convaincu.e.s ?

La dame quand je récupère mon pauvre parapluie pliant se précipite vers moi , pour savoir ce que j’en ai pensé !!!! Non ce n’est pas une fan de mon blog ( oh j’entends un ricanement , ah bon, il y en a ? passons ! ) , elle veut vraiment connaître le sentiment d’une visiteuse lambda , non acheteuse , mais tellement enthousiaste que rien ne peut arrêter ses compliments !!!!

dites – moi ….

Rentrée, 2021, en beauté? en bonne et due forme? envers et contre tout , sans doute

On est si bien ailleurs , dans un festival, une thalasso, en Italie ! faut- il vraiment rentrer? On le fait quand même , on voit plein de possibilités , on reprend sa vie .Sauf que je n’ai pas envie de numéroter cet épisode aujourd’hui, allez , 63.

1 Prune Nourry, Projet Phoenix, chez Daniel Templon, 30 rue Beaubourg, jusqu’au 23 octobre

Allons bon, voilà notre madame Plpdg, qui reprend ses vieilles habitudes, Prune Nourry , encore ! oui oui , je sais , mais, je vous l’ai sans doute dit ,c’est le désir de faire connaître son oeuvre lors de son expo au musée Guimet, il y a quelques années qui a suscité l’envie de faire ce blog … c’est une artiste qui réfléchit sur son corps , sur le corps , après son cancer du sein , sur l’espace, de façon très personnelle et plastique .

Mettons ! Alors , pas une oeuvre mais un projet ?

C’est un concept , au niveau de l’idée , qui implique d’autres personnes et leur adhésion et au niveau de la recherche de la technique la mieux adaptée.C’est comme un carnet de notes , c’est abouti, mais ouvert .

Et Phoenix ? C’est pourtant clair , le Phœnix renait de ses cendres.

Ah bon il y a des cendres ? (ce genre de questions , c’est l’esprit de la rentrée , on revient avec des réticences . ) oui , les torses modelés en argile, tirés en terre de feu, sont cuits selon la technique japonaise du Raku: on plonge la sculpture brûlante dans des cendres dès sa sortie du four.Chaque portrait est ainsi une renaissance .

Donc plusieurs modèles , des torses, renaître de quoi ?

oh on y arrive !

De quoi parle-t-on ? sculpture ou gaufrage ? Du braille ? Le thème de la main ? Hum, voilà, pour renaître il faut se poser plein de questions !

mais enfin de quoi s’agit – il ?
entrons !

ah un rideau noir ! Après le rideau , on est dans le noir absolu , on se tient de la main droite à une corde qui longe les murs , si l’on rencontre un gros noeud , on étend sa main gauche qui va toucher un des huit torses, on peut sentir le cou, les oreilles , le nez, on pourrait lâcher sa main droite et tourner autour de l’oeuvre en la palpant .

On arrive dans une petite pièce éclairée avant de reprendre notre déambulation. là une video explique le propos .

Prune Nourry se bande les yeux

Elle a rencontré ses modèles aveugles , sans les voir , ni avant , ni pendant , ni après .

Elle les palpe, accepte qu’ils en fassent autant , et ne se fiant qu’à ses mains pour les modeler .

Cette petite pièce se présente ainsi :

la video, des moulages en creux des mains des modèles, et le gaufrage de ces mains , qui servent à déchiffrer le monde .

Je vous laisse méditer sur cette expérience sensuelle , physique et humaine .

2 Je pense que ce sera pour moi le choc de l’année, alors tant pis , je vais me disperser puisqu’on m’invite à le faire et que je le peux .

Art Paris 2021 , une façon de découvrir le grand palais éphémère de Wilmotte , avec ses 140 galeries dont 70% françaises, et que l’on aime beaucoup .

Un choc aussi de faire une rentrée qui est un peu une révision de ce qu’on a déjà vu , mais pas que .En raison de la thématique : portrait et figuration, beaucoup de peintures , peu de photos , de la partie promesses réservée aux galeries de moins de six ans , mais aussi des solo show ,Picasso, Barceló, Patrick Naud, Genevieve Asse , cela plait ainsi à différents publics .(Je l’ai experimenté auores de différentes personnes )

petite sélection très perso


on reconnaîtra les oeuvres australiennes de l’excellente galerie Stephane Jacob, un incroyable Egon Schiele et bien sûr , notre cher Mattotti

Chaque année on trouve des modes , après le fusain, la cartographie, on utilise beaucoup fils et textiles , le cyanotype fait son rentrée .

MAD, mutiple art days , à Romainville pour sa sixième édition , car c’est un salon nomade , confidentiel, livres et disques d’artistes, jeux, fanzines , revues, gravures , cyanotypes , ateliers Moret, Cnaei , l’expo a eu lieu dans la chaufferie de la fondation Fiminco.

On en profite pour visiter les galeries de Komunuma ( communauté en esperanto )

On a adoré chez Vincent Sator «  et l’horizon s’enfuit d’une fuite etenelle  » série à la pierre noire et àl’encre de Sylvain Ciavaldini .

  • et dans cette grande dispersion de ce septembre : la Design week , avec ce bonheur de pouvoir enfin visiter ( jauge de 5 ) les studios en résidence de l’institut culturel suedois , ainsi que sa belle expo dans les salles et le jardin .
  • on a failli voir quelque chose au Drawing Laboratory, avenue Mac Mahon ,Emamara, oeuvres d’art imprimé ( sic) , or seules deux pièces sur les 4 étages étaient ouvertes ce jeudi 16 , impossible de protester , d’hôtesse était pendue au téléphone .et bien que me voyant plantée devant elle a continue sa conversation ! Enorme foutage de gueule , a éviter absolument , on y voit quelques unes des oeuvres placardées sur les portes ou les murs des couloirs de cet ancien hôtel , sans aucun recul ! pauvres artistes , pauvre organisateur , pauvres bêtas comme moi !
  • 3 Du coup , comme je suis à coté , je vais voir , avant inauguration le dernier ballet des grutiers autour de l’arc de triomphe , emballé selon le projet de Christo .

4 et me voilà partie , de facon inattendue , dans les galeries autour de l’avenue Matignon car Drouot y expose , pour des ventes de gré a gré et non aux enchères , dans ses deux galeries , des dessins de projets inaboutis de Christo , c’est superbe .

Je croise sur mon chemin Damien Hirst , ses très belles installations clean de pillules colorées ou toutes noires , présentées dans Cathedrals builts on sand chez Gagosian , avec dans la vitrine

on croise également chez Strouk

on passe devant chez Perrotin , et aussi devant son nouvel immeuble

Ce sera pour plus tard !

et on tombe en extase à la galerie Tornabuoni devant les oeuvres de Carla Accardi et Dadamaino

ah la galerie Lelong ! je suis bien fatiguée mais j’aime tellement Ernest Pignon Ernest ! aïe les inévitables reflets ! son oeuvre à la Havane et dans sa cathédrale

bon, allez , encore quelques pas pour atteindre l’autre galerie Lelong , rue de Teheran , pour Alechinski et ses illustrations du traité des excitants modernes de Balzac .

Là j’aurais besoin d’un petit thé , tout petit excitant, pour me remettre de la marche et de mes émotions !

5 la lecture du Monde , comme chaque soir , m’apporte son lot d’informations et de réflexions et l’article sur Simone Prouvé , que je découvre , en date du 17 septembre , suscite mon enthousiasme .Elle est exposée àl a Carpenters Workshop Gallery , 54 rue de la verrerie , jusqu’au 15 octobre .

en voici quelques extraits

bon , dernière visite pour cet épisode ! Je file dans l’ex galerie de France , il faut sonner , traverser la cour , sonner de nouveau , et personne ne vous dérangera .En sortant , je file a Beaubourg au 4 eme étage pour voir la salle qui lui est consacree avant de voir dans la salle zero le merveilleux spectacle Gardien Party .

voici le panneau du Centre Pompidou :

Là je prends la liberte de montrer des oeuvres des deux lieux ,dépouillées , lumineuses , très contemporaines , sereines .


Belles découvertes à vous aussi ! Je ne peux que redire mon bonheur de ce début de septembre, dans la première et la dernière galerie évoquée , devant les oeuvres de Prune Nourry et de Simone Prouvé , et je m’en voudrais de ne pas signaler l’infinie émotion d’être allée voir à l’opera Garnier une artiste que j’admire depuis si longtemps, ici, performeuse , metteur en scène et comédienne dans the seven deaths of Maria Callas , j’ai nommé

Marina Abramović

62 -un peu avant les départs estivaux

Se promener , sortir du 3 eme , flâner !
1 – Montreuil , ça vous dit ? Une moue ? Le Centre Tignous d’art contemporain ? ah ! Votre œil brille , intéressé , du textile? Ah vous voilà enfin conquis .

Un très beau lieu, à côté du métro Robespierre , ligne 9 ,et une jolie thématique , très contemporaine ici , en écho avec la collection d’art populaire de Tuulikki Chompré.
Nous observons de la maille , des fils de cuivre, de lin, d’inox, de la dentelle , de l’os, du bois ,de la pâte de verre, de la mousse , du caoutchouc, de l’acier electrozingué , de la terre cuite, du bois enfumé ,du plastique ,et oui bien sûr de la soie .Vous aviez peur de vous ennuyer, je le sais ,mais non , votre attention est sans cesse relancée . Rien n’est classique !

2- Je connais aussi les salons que vous attendez , dont Drawing Now devenu Alternative , qui ne s’est tenu que trois jours dans le magasin Habitat du faubourg Saint Antoine qui a définitivement fermé .

Quelle définitions donner de Textile et de Dessin ???vous voilà perplexe !

dessin , œuvre sur papier , oui , mais , techniques , formats , supports s’inventent sans cesse , quel merveilleux décloisonnement !

oh , madame PLPDG , il y a là de très grands noms ! Je suis renversé !

Je sais , et je suis loin de les avoir tous recensés dans cette petite galerie de photos , vous les reconnaissez , bon, allez , maintenant regardez les autres !
Je voulais vous signaler le travail de Romy Muijers et de Paul Van Der Eeden , suite,

L’artiste du trait et l’artiste de la tache , de générations différentes , travaillent sur le même dessin à chaque fois , chacun en complétant à sa façon , ce que l’autre a commencé , vous savez combien ce genre de procédé , rencontré plusieurs fois chez les graveurs , me séduit .

3 -en route pour le passage Vero Dodat

Très beau , pas très contemporain, bougonnez— vous , tout essoufflé .
Ah oui ?


Tradition et modernité

4 – allez-y, allez , on traverse la Seine !

Ces images parlent d’elles – mêmes, d’une recherche à partir d’un motif et des nombreuses façons de le représenter .

5 – là on marche tranquillement jusqu’au 55 rue de Seine

C’est très beau , à la limite de l’abstraction , ça fonctionne aussi par diptyques .

6 – on termine cette promenade dans le 6 eme , par le lieu enchanteur , où nous aimerions tous vivre,le château des contes , en plein quartier latin, un immense espace autour d’un jardin, extrêmement contemporain , et oui , il s’agit de

Amélie, 18 rue Seguier , maison d’art


Ajoutez la céramique, le métal .
Tout est bien présenté , dans un espace très lumineux, sans une faute de goût , on pourrait entièrement aménager son appartement avec les œuvres présentées si nos moyens nous le permettaient .


7 – retour dans le 3 eme , en fait on ne peut s’en passer .

D’abord on va chez Perrotin qui nous offre une exposition digne d’un musée .

voilà le dispositif d’enfermement

Et l’annexe impasse saint Claude présente le Rothko prêté par le centre Pompidou, des vitrines révélant une bonne documentation, une belle vidéo qui explique bien le rapport entre les deux peintres , ceci est très complet, dû à un commissaire d’exposition et pédagogique et dépasse , et de loin, le travail mené par une galerie française , se mettant ainsi au niveau des plus grandes galeries new-yorkaises . Le sujet est innovant et enrichissant .

8 – on s’arrête longuement chez Karsten Greve , rue Debelleyme , où nous attend , une fois encore , une partie des sculptures et dessins de Louise Bourgeois ! Quel plaisir de pouvoir encore en découvrir !

9- En sortant on passe devant Taddeus Ropac qui expose Sean Scully

mais on court

9- chez David Zwirner, voir enfin une exposition de Francis Alÿs Don’t cross the bridge before you gent the river !

Le sujet est infiniment complexe, géo politique et philosophique , la réalisation , vidéo mise en scène où jouent des enfants de Tanger et de Tarifa, des deux côtés du détroit , , dessins , petites sculptures a pris beaucoup de temps . Ce travail date de 2008 , mais n’a pas été montré à Paris , et est toujours d’actualité.

Bonnes visites à vous , Paris nous permet des visites gratuites de haut niveau , alors allez – y , continuez à vous cultiver !

61-réouvertures, après le troisième confinement , bonheur !

-Pas besoin de PLPDG , on a plein d’envies, des listes , des tonnes de projets, des potes à voir en terrasse !
– Oui , je sais ! Allez, je reprends juste contact , pour garder le lien .

1 – Templon

Trois ans du travail de Gérard Garouste nous sont présentés ici , fruits de ses rencontres avec le philosophe Marc-Alain Ouaknin, dans une plongée dans l’univers de Kafka , dans ses rapports au judaïsme et à la Kabbale .

C’est un univers tourmenté, imaginatif, mystérieux , lié à de savantes recherches ,sur les thématiques, le bestiaire, les portraits , qui nous happe ou nous révulse peut-être si on ne connaît pas ce grand peintre . Cela peut demander une certaine préparation et la lecture de son livre l’intranquille .

2 – Templon

Cette belle série a été débutée il y a une quinzaine d’années, sous forme de rébus, d’hommages à la musique , de la part d’un très bon coloriste , doué d’humour et du sens de la composition .

3- Galerie de la Présidence, 90 rue du Faubourg Saint Honoré.

Cette galerie antiquaire a fait le choix de réunir autour de cette thématique de très grands noms de la peinture , on y est , malgré sa petite taille , comme dans un musée .

Cela nous permet de découvrir des œuvres que nous n’aurions pas l’occasion de voir par ailleurs , le bonheur est bref et intense et même pas émoussé par l’attitude indifférente des galeristes .

Faites votre choix ,au moins virtuel !

4- galerie Schumm-Braunstein, 9 rue de Montmorency

Ce «  presque rien  » qui nous évoque Vladimir Jankelevitch, c’est ?
Dans la vitrine on est saisi par les oeuvres exposées , de l’encre ? non, du fusain? non , un mélange avec des pigments gris ou noirs si ça existe ? non ! On retombe dans le «  je -ne -sais -quoi » du même auteur.

Notre curiosité est piquée , et nous savons que la galeriste est aimable , répond à toutes les questions avec sourires, force détails et de la classe , entrons !
Cette matière , présente et fuyante , ce sont … des cendres , utilisées en lavis .

c’est mystérieux , adapté au sujet , tout en finesse et légèreté .


D’autres pièces sont aussi présentées

5-

Prolongée jusqu’au 6 JUIN

Ce n’est pas une galerie à proprement parler ,elle appartient au mobilier national et bien que l’entrée soit gratuite une réservation est exigée .
Les différents chapîtres sont :

matières sources et ressources : cuir, granit,broderie perlée ,osier, chanvre,porcelaine, terre , dentelle, métal

-matières hybrides, augmentées,transformées, recyclées : silicone et Néoprène,béton fibré, verre, cuir de poisson, mégots , bouteilles plastique ,

-matières à rêver : laiton et marbre,plume,pâte de verre ,parchemin

Les œuvres réalisées sont très élaborées , inventives et justes , les matières sont très belles , voire éblouissantes . Tout est extrêmement sophistiqué .

6

C’est de la triche , cette fois , ce n’est pas une galerie ! Oui , ce n’est pas un musée non plus , et c’est vrai que les œuvres ne sont pas en vente ! Bref, avouons – le , je ne peux pas me passer de photo, la BNF a offert trois jours de gratuité pour sa réouverture, et j’en ai profité .
oui , oui, mais bon, pourquoi pas ?mais Cartier Bresson, ça va , on connaît !
On connaît plus de la moitié de ces photos , en effet , mais celles qu’on découvre …

Et puis c’est vraiment une occasion unique ( sauf si vous êtes allés récemment au Palazzo Grassi )

vous avez bien lu , quand même !

le grand jeu :

Ces 385 photos mythiques choisies par Cartier-Bresson lui-même , en 1973 ,à la demande de ses amis et collectionneurs , dans les meilleurs tirages possibles , et éditées seulement en 6 exemplaires .

et en plus

5 commissaires ont été sollicités , chacun choisissant les photos qu’il veut, et organisant scénographie, thématique , présentation, lumières ,couleurs murales ,de sa propre salle , sans connaître les choix des autres .

Certaines photos apparaîtront ainsi plusieurs fois , dans un contexte différent . Des panneaux précisant les options du commissaires se trouvent à l’entrée de chacune des 5 pièces, et aucun cartel , sauf pour une salle , ne vient perturber notre cheminement .

un jeu se rajoute ainsi au jeu du je .

Journal des arts

7-Et n’oublions pas tous les événements exceptionnels du moment

la fête de l’estampe qui a lieu partout en France ,de façon assez étalée, vous avez de quoi voir et admirer tout dprès de chez vous .

  • Ou bien des salons gratuits, mais sur réservation

Cette année trois galeries du Marais presque contiguës s’ouvrent à 14 autres, pour présenter ces expérimentations . Voilà qui est réjouissant .

Ce salon privilégie , à juste titre , des solo shows ( je ne suis pas trop pour ces termes , mais c’est la dénomination dans ce milieu !)

Amoureux de la photo classique , passez votre chemin ! ( vous revenez de toute façon de la BNF en sifflotant ) . Des recherches de tous ordre sur le format, le support , le mélange de matières , la matérialité , le décadrage , le décloisonnement , c’est ça que vous aimez ? vous allez être comblé .

Juste quelques exemples , venez voir le tout !

Support: plaques de métal oxydé manuellement par l’artiste

Lucas Leffler a recueilli de la boue polluée par les sels d’argent rejetés par l’usine Agfa dans une rivière, il les a isolés et s’en est servi pour ses tirages uniques !

Les portes ouvertes de la Drawing Factory ,

Ah bon ? Vous ne vous trompez pas ? On connaît Drawing Now , le Drawing hôtel , le Drawing lab ,

mais ça ?

c’est la même équipe, c’est récent , on a bien lu ça quelque part

Et

C’est sur réservation , en ligne uniquement , si c’est complet, réservez pour le 3 juillet !!!

et l’é v è n e m e n t , c’est

l’ouverture de la fondation Pinault .

Je ne vous retiens pas davantage , à bientôt , nous parlerons de ces événements et de plein d’autres visites .
Portez- vous bien, amusez- vous !

60-avant réouvertures .

1 une galerie ouverte ???? Hum … Et oui , car il est indiqué dans ses statuts que c’est également une librairie. Il s’agit de la Galerie Miranda, 21 rue du Château d’Eau , à côté de République . Et c’est vrai que son choix de livres , particulièrement de photos, est étendu et judicieux .
Quant à ses choix artistiques, ils sont précieux , présentant des artistes peu exposés en France , et des techniques décoiffantes . Cette fois – ci elle nous fait découvrir les photographies argentiques de Chuck Kelton dans l’alchimie du paysage dont c’est la première exposition en France .

Cet américain , né en 1952, grand tireur de photos, maître imprimeur , en utilisant des produits chimiques déposés sur un papier ultra-sensible, comme un peintre les couleurs sur sa toile, nous offre ainsi des œuvres uniques .Certains aiment déceler dans ces abstractions des paysages .Ces œuvres sont conçues à l’aide de nombreuses esquisses, c’est un travail de longue haleine . Il peut plier le papier, chose interdite en photographie mais qui permet de créer des lignes d’horizon , badigeonner certaines parties au pinceau , écrire avec la lumière .

Le papier au contact de l’air et de la lumière, se noircit, c’est là qu’intervient l’action des produits chimiques ensuite stoppée et rincée .
Alchimie, magie, maîtrise.



2 une galerie ouverte? Hum … et oui dans le 9 eme , à côté de Drouot, législation particulière ?

la galerie AB ( Agnès Attouares ) 14 rue de la grange Batelière , n’est plus à présenter : pas d’exposition monographique , juste tableaux, gravures , sculptures, dessins , œuvres sur papier, des plus grands artistes du XXeme siècle , c’est renversant , on se croit dans un musée , on reconnaît des styles, des touches , des thématiques . pas de cartel , non juste un petit jeu de reconnaissance , un Léger, une œuvre de Camille Claudel , un Alechinsky ,tu y crois , toi ? c’est quoi ton œuvre préférée ? ce dessin de Nicolas de Staël , pour moi, et oui !

Et toi?

Toutes les deux on adore

et

et

et tout !

3 une galerie ouverte ? Presque ! L’église Saint Germain des prés , est oui oui ouverte , après restauration .
allons , allons vite ,voir enfin les peintures murales d’Hippolyte Flandrin ! cet élève d’Ingres se voit confier la décoration dès 1843 , en 4 temps : sanctuaire, chœur , nef et transepts . C’est un style un peu spécial, un peu rigide , très homogène . Tout le monde lève la tête , sourit , photographie , prend note . On est heureux d’être là ,comme au musée .

!

4 – et puis à vous de voir ou revoir ce qu’offre l’espace public, vitrines de galeries, murs peints , architecture .
On peut suivre Anna Schmitt à la cité universitaire internationale , et découvrir avec elle les nouvelles réalisations . Je vous avais déjà parlé du nouveau pavillon tunisien Bourguiba , on peut aller voir la transformation du pavillon de l’Iran en fondation Avicenne, l’agrandissement de la maison de l’Inde et bien sûr s’extasier sur la maison de la Corée .

a bientôt !

59 – il n’y a plus de portes à pousser !

Ah oui ! Un blog sur les galeries sans galeries ? Ok c’est un challenge !
Je vous parie que je vais arriver à faire 6 chroniques !

1- En cette troisième période de confinement , les galeries sont fermées.

Mais

Les galeristes protestent ,et réclament l’égalité de traitement avec les maisons de ventes aux enchères , ouvertes . ( voilà donc un endroit où vous pouvez encore vous rendre .)

Certaines galeries proposent de vous recevoir sur rendez- vous , à prendre par téléphone.

D’autres , faisant aussi librairies , peuvent vous accueillir . D’autres , après envoi d’un catalogue virtuel, pratiquent avec plaisir le click and collect .

Et Paris offre beaucoup de lieux en plein air où vous pouvez admirer des sculptures, par exemple les jardins des Tuileries, du Luxembourg , Tino Rossi , du musée Rodin, la fontaine Stravinsky, l’esplanade de La Défense , les œuvres d’art contemporain tout le long du trajets des tramways, l’arc de la fraternité de Georges Rousse dans le XIII eme,l’oeuvre de Claes Oldenburg au parc de la Villette ,les mains de Louise Bourgeois aux Tuileries, les tulipes de Jeff Koons, etc etc .

À Bercy villages sur les murs du passage couvert, un hommage est rendu à Louis de Funès, où des affiches de ses films sont exposées .

Gare de Lyon : Océan , est une expo de photos destinée à sensibiliser le public à la sauvegarde des océans .


2 – Signalons également l’excellente initiative de Mika ,en collaboration avec JCDecaux, la ville de Paris , la MAD pour l’opération

10 œuvres , dont la sienne , ont été choisies , pour être exposées , en posters, sur les colonnes Morris , puisqu’il n’y a plus d’annonces de spectacles, dans 5000 lieux .

4 – L ´exposition sorties d’école , au parc de la Villette , nous est en partie accessible, dans l’allée devant la grande Halle , installations et photos essaient de nous consoler de ne pouvoir entrer voir tour le reste , visible juste pour les invités, galeristes et journalistes !!!


On me permettra de trouver la sélection extérieure bien pauvre, peu imaginative, et les photos toutes du même format, emballées, bien ternes .
Petite sélection parmi les installations .

Un vrai souffle

5- rue des Beaux Arts À visage découvert

c’est l’article du Monde qui a attiré mon attention , en voici quelques extraits :



Les photos sont difficiles à prendre , elles comportent des reflets !!! Mais j’ai préféré vous les montrer telles quelles plutôt que d’y renoncer .


Vous reconnaîtrez, je le sais , des œuvres de Vincent Bioulès , Jean Hélion , André Masson ( le portrait de Jouvet ), Tal Coat, Combas, Antoine Schleck .

6 – le chat déambule aux Champs Elysées . Philippe Geluck

, jusqu’au 9 juin .Entre Concorde et le Rond Point .

Tout le monde en parle, certes , moi aussi , en essayant d’éviter le côté Disney, sorties des familles et des associations en tout genre , selfies, rigolades , et autres joyeusetés .

A l’endroit de l’exposition des 31 sculptures des obèses magnifiques de Fernando Botero, (octobre 92 – janvier 93 ) corps ou fragments ,animaux, en bronze brun,de différentes hauteurs , Geluck a fait installer 20 sculptures en bronze vert, de 2,70 m et de 2,5 tonnes chacune, en même temps que dessins préparatoires et bronzes petit format , à la galerie Huberty & Breyne, 36 avenue Matignon. Le chat à Matignon. ( voir le site de la galerie )

Geluck désire créer à Bruxelles un musée du chat et du dessin d’humour. L’argent touché par la vente des sculptures ( 300000 euros chacune ) est destiné à cet usage,bonne idée puisque,avant d’être montrées au public, 16 sur 20 étaient déjà vendues. La ville de Paris n’a rien payé .

Le dessinateur est ainsi passé à la sculpture de son personnage favori, le Chat , créé en dessin en mars 1983, grâce aux encouragements de François Deboucq .Il en a peint une toile monumentale de 2 x 3 m en 91.

En 2003 , il crée la sculpture du Chat en discobole , puis réalise une sculpture par an .Son premier chat monumental remonte à 2008 .

La technique en 22 étapes, qui réclame le concours de 60 personnes, est très bien expliquée , point par point, à l’aide de photographies, à la fin du catalogue de l’expo ( Casterman) . Souvent deux sculptures identiques sont réalisées.Il a tenu aussi à créer des sculptures fontaines .

En 2016 le Musée en herbe dans l’art et le Chat fait découvrir aux enfants les nombreuses références artistiques de Geluck, Rodin, Warhol, Ai Weiwei …

Je ne vais pas disserter sur l’humour de Geluck, qui peut être très fin dans certains dessins , mais on ne peut qu’être sensible à sa culture artistique et à la pédagogie qu’il déploie pour que chacun s’y retrouve : l’antiquité avec le Discobole , la mythologie avec Atlas ,Rodin et son penseur, la danseuse qui évoque celle de Botero, mais n’arrive pas à lever la jambe aussi haut, le catholicisme avec saint Sébastien, la littérature avec Roméo et Juliette, les contes avec le joueur de flûte de Hamelin .
Il est très fort dans l’absurde ! Avec ce qu’il appelle la désolation de la Belgique officiellement nommée d’après un film singing in the rain !!!
Humour ,jeux de mots , tendresse, poésie , légèreté , lui permettent de faire passer ses messages :

l’ode à la presse , avec le Chat au Journal

l’hommage aux dessinateurs de presse assassinés, avec le martyre du Chat , métamorphosé en Saint Sébastien , transpercé par des flèches devenues crayons colorés ( et oui , de la couleur ! ) sur lesquels des oiseaux reviennent , porteurs d’espoir .

le malaise existentiel , tout est à l’envers de ce qu’on attend, il ne pleut que sous le parapluie .

la dénonciation de la pollution, Atlas porte une sphère remplie de bouteilles en plastique …cela parle aussi de la fragilité des ressources d’eau potable .

la grâce des danseurs en surpoids , comme notre très cher Olivier Dubois .

Et n’oublions pas l’introduction du texte écrit dans la sculpture , première statue parlante , si on excepte le célèbre Pasquino à Rome .

Sachez que vous devriez pouvoir retrouver le Chat au musée Soulages à Rodez, jusqu’en septembre 2021 dans le Chat visite le musée Soulages , sympa, non ?

Il pourrait y avoir une septième rubrique sur le street art en ce moment autour de nous, partout , mais , chers amis , c’est à vous de vous la créer !

et nous finissons cette série par la plus connue


Bonnes visites , regardez les vitrines des galeries, leurs sites, ce qu’elles proposent visioconférences, podcasts , l’art dans la rue , soyez à l’affût !