Rentrée, 2021, en beauté? en bonne et due forme? envers et contre tout , sans doute

On est si bien ailleurs , dans un festival, une thalasso, en Italie ! faut- il vraiment rentrer? On le fait quand même , on voit plein de possibilités , on reprend sa vie .Sauf que je n’ai pas envie de numéroter cet épisode aujourd’hui, allez , 63.

1 Prune Nourry, Projet Phoenix, chez Daniel Templon, 30 rue Beaubourg, jusqu’au 23 octobre

Allons bon, voilà notre madame Plpdg, qui reprend ses vieilles habitudes, Prune Nourry , encore ! oui oui , je sais , mais, je vous l’ai sans doute dit ,c’est le désir de faire connaître son oeuvre lors de son expo au musée Guimet, il y a quelques années qui a suscité l’envie de faire ce blog … c’est une artiste qui réfléchit sur son corps , sur le corps , après son cancer du sein , sur l’espace, de façon très personnelle et plastique .

Mettons ! Alors , pas une oeuvre mais un projet ?

C’est un concept , au niveau de l’idée , qui implique d’autres personnes et leur adhésion et au niveau de la recherche de la technique la mieux adaptée.C’est comme un carnet de notes , c’est abouti, mais ouvert .

Et Phoenix ? C’est pourtant clair , le Phœnix renait de ses cendres.

Ah bon il y a des cendres ? (ce genre de questions , c’est l’esprit de la rentrée , on revient avec des réticences . ) oui , les torses modelés en argile, tirés en terre de feu, sont cuits selon la technique japonaise du Raku: on plonge la sculpture brûlante dans des cendres dès sa sortie du four.Chaque portrait est ainsi une renaissance .

Donc plusieurs modèles , des torses, renaître de quoi ?

oh on y arrive !

De quoi parle-t-on ? sculpture ou gaufrage ? Du braille ? Le thème de la main ? Hum, voilà, pour renaître il faut se poser plein de questions !

mais enfin de quoi s’agit – il ?
entrons !

ah un rideau noir ! Après le rideau , on est dans le noir absolu , on se tient de la main droite à une corde qui longe les murs , si l’on rencontre un gros noeud , on étend sa main gauche qui va toucher un des huit torses, on peut sentir le cou, les oreilles , le nez, on pourrait lâcher sa main droite et tourner autour de l’oeuvre en la palpant .

On arrive dans une petite pièce éclairée avant de reprendre notre déambulation. là une video explique le propos .

Prune Nourry se bande les yeux

Elle a rencontré ses modèles aveugles , sans les voir , ni avant , ni pendant , ni après .

Elle les palpe, accepte qu’ils en fassent autant , et ne se fiant qu’à ses mains pour les modeler .

Cette petite pièce se présente ainsi :

la video, des moulages en creux des mains des modèles, et le gaufrage de ces mains , qui servent à déchiffrer le monde .

Je vous laisse méditer sur cette expérience sensuelle , physique et humaine .

2 Je pense que ce sera pour moi le choc de l’année, alors tant pis , je vais me disperser puisqu’on m’invite à le faire et que je le peux .

Art Paris 2021 , une façon de découvrir le grand palais éphémère de Wilmotte , avec ses 140 galeries dont 70% françaises, et que l’on aime beaucoup .

Un choc aussi de faire une rentrée qui est un peu une révision de ce qu’on a déjà vu , mais pas que .En raison de la thématique : portrait et figuration, beaucoup de peintures , peu de photos , de la partie promesses réservée aux galeries de moins de six ans , mais aussi des solo show ,Picasso, Barceló, Patrick Naud, Genevieve Asse , cela plait ainsi à différents publics .(Je l’ai experimenté auores de différentes personnes )

petite sélection très perso


on reconnaîtra les oeuvres australiennes de l’excellente galerie Stephane Jacob, un incroyable Egon Schiele et bien sûr , notre cher Mattotti

Chaque année on trouve des modes , après le fusain, la cartographie, on utilise beaucoup fils et textiles , le cyanotype fait son rentrée .

MAD, mutiple art days , à Romainville pour sa sixième édition , car c’est un salon nomade , confidentiel, livres et disques d’artistes, jeux, fanzines , revues, gravures , cyanotypes , ateliers Moret, Cnaei , l’expo a eu lieu dans la chaufferie de la fondation Fiminco.

On en profite pour visiter les galeries de Komunuma ( communauté en esperanto )

On a adoré chez Vincent Sator «  et l’horizon s’enfuit d’une fuite etenelle  » série à la pierre noire et àl’encre de Sylvain Ciavaldini .

  • et dans cette grande dispersion de ce septembre : la Design week , avec ce bonheur de pouvoir enfin visiter ( jauge de 5 ) les studios en résidence de l’institut culturel suedois , ainsi que sa belle expo dans les salles et le jardin .
  • on a failli voir quelque chose au Drawing Laboratory, avenue Mac Mahon ,Emamara, oeuvres d’art imprimé ( sic) , or seules deux pièces sur les 4 étages étaient ouvertes ce jeudi 16 , impossible de protester , d’hôtesse était pendue au téléphone .et bien que me voyant plantée devant elle a continue sa conversation ! Enorme foutage de gueule , a éviter absolument , on y voit quelques unes des oeuvres placardées sur les portes ou les murs des couloirs de cet ancien hôtel , sans aucun recul ! pauvres artistes , pauvre organisateur , pauvres bêtas comme moi !
  • 3 Du coup , comme je suis à coté , je vais voir , avant inauguration le dernier ballet des grutiers autour de l’arc de triomphe , emballé selon le projet de Christo .

4 et me voilà partie , de facon inattendue , dans les galeries autour de l’avenue Matignon car Drouot y expose , pour des ventes de gré a gré et non aux enchères , dans ses deux galeries , des dessins de projets inaboutis de Christo , c’est superbe .

Je croise sur mon chemin Damien Hirst , ses très belles installations clean de pillules colorées ou toutes noires , présentées dans Cathedrals builts on sand chez Gagosian , avec dans la vitrine

on croise également chez Strouk

on passe devant chez Perrotin , et aussi devant son nouvel immeuble

Ce sera pour plus tard !

et on tombe en extase à la galerie Tornabuoni devant les oeuvres de Carla Accardi et Dadamaino

ah la galerie Lelong ! je suis bien fatiguée mais j’aime tellement Ernest Pignon Ernest ! aïe les inévitables reflets ! son oeuvre à la Havane et dans sa cathédrale

bon, allez , encore quelques pas pour atteindre l’autre galerie Lelong , rue de Teheran , pour Alechinski et ses illustrations du traité des excitants modernes de Balzac .

Là j’aurais besoin d’un petit thé , tout petit excitant, pour me remettre de la marche et de mes émotions !

5 la lecture du Monde , comme chaque soir , m’apporte son lot d’informations et de réflexions et l’article sur Simone Prouvé , que je découvre , en date du 17 septembre , suscite mon enthousiasme .Elle est exposée àl a Carpenters Workshop Gallery , 54 rue de la verrerie , jusqu’au 15 octobre .

en voici quelques extraits

bon , dernière visite pour cet épisode ! Je file dans l’ex galerie de France , il faut sonner , traverser la cour , sonner de nouveau , et personne ne vous dérangera .En sortant , je file a Beaubourg au 4 eme étage pour voir la salle qui lui est consacree avant de voir dans la salle zero le merveilleux spectacle Gardien Party .

voici le panneau du Centre Pompidou :

Là je prends la liberte de montrer des oeuvres des deux lieux ,dépouillées , lumineuses , très contemporaines , sereines .


Belles découvertes à vous aussi ! Je ne peux que redire mon bonheur de ce début de septembre, dans la première et la dernière galerie évoquée , devant les oeuvres de Prune Nourry et de Simone Prouvé , et je m’en voudrais de ne pas signaler l’infinie émotion d’être allée voir à l’opera Garnier une artiste que j’admire depuis si longtemps, ici, performeuse , metteur en scène et comédienne dans the seven deaths of Maria Callas , j’ai nommé

Marina Abramović

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