67 – Bonne Année 2022

Au programme de cette rentrée : photos, bijoux d’artistes dessins de bijoux , textile, broderie, noir et blanc , et à voir absolument cette semaine !

1- galerie des filles du Calvaire , photos .

17 rue des filles du calvaire, 75003, jusqu’au 15 janvier .

  • Matt Wilson, hinterland , au rez-de-chaussée
    L’artiste a passé quatre mois en résidence en sillonnant la Lituanie, d’où il nous rapporte ces images très soignées , très picturales , qui explorent les possibilités de pellicules vintages , et évoquent la palette des maîtres anciens , et un monde en train de disparaitre . C’est un univers nostalgique et romantique , un peu abandonné qui s’offre à nous .

Montons à l’étage voir la partition américaine de Thibaut Cuisset .
Là tout n’est que clarté , précision , douceur ,épure , ce sont des portraits de paysages , dans cette série inédite réalisée avant qu’il ne nous quitte en 2017.

Il nous montre la diversité des espaces parcourus , étendues naturelles, bourgades, banlieues , dans ces photos , fruit de trois voyages , en 2012, 2014 et 2015.Il a traversé le Dakota du Nord, le Dakota du sud,le Wyoming, le Montana, l’Utah et le Colorado en se posant la question de comment photographier ce pays si photographié ? et bien, comme une grande partition .

Nous connaissons bien les ouvrages des photos de Thibault Cruisset , à partir de paysages d’Italie , conçu pendant sa résidence à la Villa Medicis , si proche de l’esprit de Pasolini , puis les suivants , sur la France particulièrement , mais ici pas question de repartir avec le catalogue , il n’existe pas .

Jusqu’au 22 mai, le Jeu de Paume à Tour expose ses photos de paysages proches de la Loire .

-2 galerie Pierre Alain Challier, 8 rue Debeylleme 75003

les bijoux d’artistes deMax Ernst à Pablo Picasso , jusqu’au 25 janvier


De pures merveilles , accompagnées de documents .

3 -le bijou dessiné , jusqu’au 14 février, à l’école des arts joaillers , 31 rue Danielle Casanova , entrée libre sur réservation . lecolevancleefarpels.com

Sujet rarement montré que le dessin joaillier, et très intéressant .Ici c’est particulièrement le XIX eme siècle qui est mis a l’honneur .Ce type de dessin , à l’échelle 1 , crayon, encre, gouache , sur papier cartonné coloré ou papier calque , est à la fois artistique et très technique car il va servir à tous les métiers de la joaillerie , il peut être anonyme ou signé , exécuté par un dessinateur ou un créateur ( Lalique ) ,et doit rendre compte des couleurs, des reflets des pierres , et du tombé des bijoux sur le corps des clientes . Ces dessins peuvent être presentés lors de commande , ce sont aussi des répertoires d’idées,sources d’inspiration pour d’autres joailliers d’autres générations.Il peuvent bien sûr devenir objets de collection .

Dans cette exposition on voit des diadèmes, des colliers , des épingles de corsage, des plaques de cou. Les motifs sont floraux ou animaliers( paon, cygne , panthère ) , et ces trois salles nous absorbent et nous font rêver .

4 – parenthèses enchantées

parenthèses ? en fait expositions non présentées dans des galeries mais dans des musées , donc payantes , ce qui ne correspond pas précisement à l’esprit de ce blog . Alors ?

Vous qui avez tant apprécié, et j’en ai eu beaucoup de témoignages , le travail de Simone Pheulpin , le MAD lui offre jusqu’au 16 janvier au quatrième étage des salles dejà habitées par objets et mobiliers du XVIII eme siècle oú ses oeuvres sont disséminées.

Et au Palais de Tokyo , l’extraordinaire exposition de Jonathan Jones , sans titre , ( territoire originel ) , jusqu’au 20 février . Elle commence par une recherche historique engagée .


5 galerie Perrotin, 76 rue de Turenne a l’étage et impasse saint claude

Lee Bae, le noir en constellation . Jusqu’au 26 février .
5 séries et une grande installation retracent les vingt dernières années de travail de cet artiste coréen , né en 1956 .

Ah oui ? Bon , Que voit-on ?

Des tableaux réalisés avec des morceaux de charbon de bois ,de l’encre de charbon, de la poudre de charbon ,ou de morceaux de charbon de bois .Bref le noir dans tous ses états.
Oh , mais , mais on connaît déjà, non ?Et oui ! En 2019 , à la Fondation Wilmotte ? on avait adoré , c’est vrai .

Belles matières , superpositions , géométries souples, traces de poudre ,une vraie palette de noirs .Que du bonheur !

Et cette magnifique installation, qui occupe une salle

6- une expo entre Noël et le jour de l’an , qui n’entrait pas dans mes dates de blog, et qui nous fait découvrir la galerie Claire Corcia , celle des toiles et dessins de l’artiste iranienne très intense qui habite maintenant à Paris Zahra Zeinali : le monde invisible .
Un monde très féminin, de la couleur rose , des poupées, mais aussi du sang, de la douleur , de la stupeur , des enfants . Des cauchemars ? Des souvenirs d’enfance ? Des scènes réellement vécues mais revisitées ? un monde réaliste à la Paula Rego mais également très onirique et mystérieux , un auteur le qualifie à juste titre de  « cauchemar suspendu  »

Ce samedi 15 janvier , beaucoup de galeries font leur rentrée et nous préparent de belles découvertes .

A bientôt donc, je vous renouvelle mes voeux .

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