40 – janvier 2020 – Bonne année

Acrylique, photo, dessin, photo mise en scène, peinture à la cire, gravure

 

Bonne année,

Comme ça? Révoltée ! Avec un dessin humoristique

W7A141829-36E1-4F4B-B558-75D28599B9C3Ou bien polyglotte et plus traditionnelle, avec une photo

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Par ces temps de fatigue et de blues où nous ne fréquentons plus les galeries, nous allons courageusement 7 rue Notre Dame de Nazareth, chez le très chaleureux et accueillant PierreYves Caër, spécialiste de l’art contemporain japonais. On aime le titre de son exposition don’t look at me ! Première injonction de l’année et qui plus est paradoxale pour une expo! Elle se termine là, elle semble charmante et anodine avec ses petits personnages, mais ils représentent de jeunes japonais déprimés , qui ont l’air si kawaï!
Ne soyez pas rebutés , sujet et techniques sont intéressants, ainsi que tous les détails gentiment expliqués par le galeriste.

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Les petites sculptures de Ryoichi Yamazaki sont très soignées , en plâtre recouvert d’une magnifique peinture brillante et délicate qui les fait ressembler à de la porcelaine ou de la peinture émaillée. Sous les délicieuses couvertures qui les protègent de la vie extérieure, on peut découvrir les plis et  les motifs de leurs pyjamas.Seuls , ces personnages ressemblent à de précieux bibelots, mais entourés d’éléments de leur univers, on comprend leur triste mode de vie, bière, junk fond, mangas.

37A5B4F0-A5A2-49EA-AD33-7CBE4B0B6238L’artiste a confectionné les petits pots, les minuscules baguettes, les délicieux petits livres, tout cela avec une grande minutie.

Maiko Kobayashi, elle, dessine ses petits personnages, sur papier, journal, papier washi ,seuls, dans de très nombreuses séries , chacune très caractéristique.
662238a2-9803-4b92-a575-69e64d319335-e1578766211243.pngl’une insère son personnage dans un environnement, en noir et blanc, constitué de différentes empreintes

Vous ne rêvez pas! Vous voyez bien des points de croix au fil rouge : des baisers à l’anglaise xxx, ou un hommage aux bouts de tissus cousus ensemble par les épouses des soldats pendant la seconde guerre mondiale, et qu’ils portaient comme porte-bonheur sous leur uniforme.

ED96345F-70DC-49F0-A802-BCA0F2CE40D1Un passionné  lui avait écrit en anglais sur Twitter qu’elle peignait avec son 🩸 elle a été si impressionnée qu’elle a écrit ce texte sur les personnages de cette série, message, puis l’a recouvert de peinture avec une belle recherche de palette. Si l’on est attentif on peut voir des traces du texte, magnifique palimpseste.

Dans les salles restantes, sont présentées des œuvres montrées lors d’expositions précédentes :

les belles céramiques d’Andoche Praudel ,  et les incroyables tableaux en noir et blanc d’Akihito Takuma. Il part de paysages réels mais transformés , un peu floutés  quelque fois jusqu’à l’abstraction, traversés verticalement , quand la peinture n’est pas encore sèche , de traits blancs faits par un peigne-pinceau  plus large que l’œuvre.

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Là aussi, le tableau originel est recouvert , ici de lumière.

la dernière salle est consacrée à Olivier Aubry, qui se fait raconter en 20 secondes un paysage japonais trouvé sur Google earth, et aussitôt rapidement  le dessine.

Ensuite il construit ses tableaux avec plusieurs couches de couleurs différentes. A la fin il incise de façon à retrouver la première couleur, et dessine au pinceau des éléments tirés des dessins simplifiés déjà évoqués.
18EEFA9D-C557-451A-A7C7-08C145771506 On voit donc des traits communs, en dehors du Japon, entre ces artistes, le recouvrement, particulièrement, qui permet de retrouver des traces enfouies.
Merci   Pierre-Yves Caër pour tout ce temps passé à nous faire comprendre les démarches  et les techniques des 5 artistes présentés.
Prochain vernissage le 30 janvier à partir de 18 h ,  œuvres de deux artistes utilisant l’or dans leur pratique. 

Requinqués on peut filer vers un autre lieu de réconfort au 119 rue vieille du temple, à la galerie &Co119, haut lieu de la photo japonaise contemporaine. Là ce sont les photos de Léo Berne qui nous accueillent, expo en deux volets, jusqu’au 15 from dawn to dusk  et a partir du 24 from dusk to dawn. La galerie sera  fermée du 15 au 23 janvier.

Pour cette première partie, l’accrochage est très original et en accord avec l’esprit des photos, encadrées  ou placées directement sur le mur, tous formats , brillantes, mates , et certaines encadrées osent dissimuler une partie de celles qui ne le sont pas, joyeux désordre apparent.
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Et si vous aimez les People , finissez votre parcours rue Saint Claude à la galerie du cinéma, où vous verrez la deuxième expo  Féroce de Romain Duris, qui cette fois manie le crayon graphite avec plus de sobriété que la couleur dans Pulp. Il représente des corps, des portraits, on voit qu’il s’amuse, le trait est fort, la petite vidéo sympa.

 

Envie d’une grande galerie, dans la foulée ? Toujours dans le 3 ème,  la galerie Templon , photo mise en scène rue Beaubourg, peinture à la cire rue du Grenier saint Lazare.

James Casebere , donc, on the water’s edge

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et Philippe Cognée, carne  dei  fiori 

Sa merveilleuse technique à la cire repassée  est encore une fois éblouissante

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Je ne peux résister à montrer quelques détails

 

 

J’aurais désiré terminer cette chronique par deux expos de gravure, mais n’ayant pu m’y rendre en cette période de transports publics problématiques, je ne peux qu’éventuellement reporter à plus tard et vous encourager, si vous le pouvez , à aller les voir.
Fondation Taylor

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toujours cette belle pratique de deux artistes travaillant en miroir, ici la gravure répond à un dessin.

et galerie de l’échiquier

B7500E09-DCA0-47F2-BC67-8611DC54CB08Bon début d’année , je vous souhaite plein de découvertes .

39 – décembre 2019 , répertoire, énergie, salon

Pour bien finir l’année , voici un petit répertoire  2019 par catégories pour vous faciliter recherches ou relectures, du numéro 27 au numéro 38.

Gravures 

Wendelien Schönfeld 27 . Chemin Faisant 28 . Titus Carmel 28. La Louvière annexe de 28. Maria Chillòn 30 . Graver pour le roi 33 . Chenot et Tardivel 33 .Paz Borquez 33 .Kichilov 33 . Pointe et burin 33 . Ateliers sculptons et Arquebusiers 33 .fondation Taylor 36 b .Synchronies invisibles . Sophie Potié 36a . Sarcelles 38. emprunts empreintes 38. Atelier Woolworth 34, . Mandelbaum 34.

Photos
Pour Amnesty 27 . Bishin Jūmanji  28 . Candida Höfer 31 . Denis Barzacq 32 . Erwin Olaf  32 . Abbas 34 . Chenot 38 . M. Cantor 35. Wright Morris 36 b . J. Sternfeld 38.

Dessins

30 Benchamma , Drawing now,DDessin, Véra Monnard,Juul Kraijer . Les Lamarche 37 . Keiji Kelatsu . Fulda  , et James Siena 38 .

Peintures

Titus Carmel 28. Zao Wou-ki 30. Tal Coat 32. Herta Müller 34 . C.Tabouret 35 . Adami 36 a et b .Jo Lewis 38 .

Installations 

Art américain 28. Dan Flavin  28 et 38 . J.Gault 29. Othoniel 31 . Recycle group 31. Donald Judd 31. Rero 32. C. Boch 32. A.Pomodoro 32. 32 Kounellis, Sol Levitt .Coup de foudre 34. P.Nourry 36 a et b. Troubles solos 38.

Autres 

poupées Hopi 27 . vidéos A . Loze . Céramiques contemporaines 29. cartographies 39 .Salon Montrouge 31. V. Mrejen  31. Le miroir , A .Duchateau 32. Collection Moretti 35. Collection Chaumet 35. Mode : Alaia 36 a . Villa Datris 37 .et bien sûr l’inclassable Kiki Smith 37 .

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Les  grèves et mes vertiges rendent un peu compliquées mes sorties, je me suis rendue quand même à l espace topographique de l’art,  en passant admirer tout à côté  ,  sur mon chemin , les tableaux magiques de Picasso, au musée qui lui est consacré, ( musée payant, pas une galerie, maugréez-vous, oui c’est vrai,)  je vais juste montrer trois encres dont on dirait trois états d’une gravure: 

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Au 15 donc de cette rue Thorigny,  pas loin de l’atelier des Arquebusiers, découvrons jusqu’au 8 janvier, l’exposition collective Energéïa. ( mardi-samedi 14-19 h )

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Étonnante cette présentation, , je ne vous le fais pas dire !
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Un peu plus convaincu.e ? Ou toujours sceptique?

Quelques très belles œuvres qui , en dehors de tout contexte , semblent très attirantes: E6F758EF-6D8C-4C8A-AD72-711468EE0E15

7D0D5C15-71E3-42EC-9597-BA129F7487C9Puis j’ai reçu un mail, invitant à assister  , si vous êtes là, le 4 janvier à des performances de  14 à 19h, en relation avec l’expérimentation énergétique de certaines œuvres..

On tombe dans le domaine art et sciences. (  occultes? ) , à vous de voir, ou pas.

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Habitant près de la ligne 1 , en cette période de grève dans les transports, mes sorties se confinent au territoire qu’elle dessert. ( A-t-on le droit d’hurler son enthousiasme pour les lignes automatiques alors qu’elles enlèvent du travail aux conducteurs? Je suis stoppée dans mon élan par le politiquement correct. )

dimanche 15 septembre, ce fut le Salon des Beaux Arts , au Carrousel du Louvre.

D’entrée de jeu , un très bel espace consacré à la gravure, plein de techniques, quelques essais, taille d’épargne et taille douce, collages , du bien classique , des illustrations, de l’humour,du raffiné, plein de nationalités , un endroit agréable, où tout est bien espacé.

plaques bien découpées selon la forme du sujet, imprimées sur du papier journal redecoupé de Clara Crespin

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Vincent Moreau , et Hélène Bautista, dont nous connaissons le travail

 

 

un très beau travail de recherches contemporaines sur la superposition, la transparence , l’empreinte de fil, le gaufrage, les couleurs, le déplacement de plaques de Marika Polasek

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Travail raffiné et intrigant de Fujita Yoshiko

CE2BD320-BAFB-4305-81A6-B37470D1FB6FOn découvrira de très belles céramiques

 

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Quelques photos incroyables

 

 

 

 

Des artistes asiatiques présents ( le matin c’est rare)

 

 

De la peinture, et de l’encre

Noriko Tanaka dont on voit la calligraphie «  Himatsu » lumière diffuse, exposée pour la première fois en France est chercheuse et  est aussi connue pour ses poèmes.Cette calligraphie raconte son rapport apaisé avec les grues du zoo qui lorsqu’elle a été atteinte d’un cancer du sein lui semblaient alors  refléter sa colère. Elle est en rémission et l’espoir qu’elle entretient maintenant de vivre normalement se traduit par la diffusion de gouttes d’or s’élevant du bassin où se trouvent les 3 grues ici représentées..C’est ce qu’elle m’a raconté.

 

 

Et les incroyables broderies de l’ethnie Miao , trois ans de travail, des centaines de brodeuses, vingt mètres, transmission de la mémoire et des compétences.

Pour différentes raisons, je ne suis pas sûre de visiter de galeries en ce moment, je termine donc ici l’année 2019, en espérant tout ceci vous aura plu, surpris, intéressé, quelquefois agacé qui sait? Au numéro 40 , en janvier 2020 !
je vous joins cette petite carte conçue par la créatrice de papiers et relieuse,

Laurie&LesPetitesMains

tous mes vœux de

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38 -gravures,néons,photos,peintures, dessins,installations

1 –  la 19 eme Biennale internationale de gravure de Sarcelles, jusqu’au 8 décembre. Pays invité  à l’honneur: le Japon.

Pour succession de problèmes de santé , je n’ai pas pu m’y rendre, je ne peux donc que référer ce que j’en ai vu sur Internet où vous pouvez vous aussi télécharger le catalogue de 108 pages, passionnant.

Il rend compte de l’hommage à Yozo Hamaguchi , disparu en 2000, en présentant sa célèbre technique de mezzotinte en couleurs, qui utilise les 3 couleurs primaires et le noir, dans ses natures mortes et ses fruits.

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Et des gravures de tous pays.Tout est beau et intéressant.Pour vous appâter, je cite des noms connus, mais c’est évidemment injuste de ma part! Maria Chillon, Joëlle Dumont, Anouck Faure, Anne Rolland, Paolo Flaiszman!

2 galerie du vert Galant, expo terminée ,de deux belles séries de photos ,de Daniel Chenot , sur les arbres , une en couleurs , toute en mouvements et l’autre en noir et blanc, statique qui mélange minéralité , branches et eau.voir danielchenot.com , et de superbes fusains de Constance Fulda, autour de son  olivier. Voir fulda.fr

3 – enfin des expos non terminées, que vous allez voir dès demain! Si, si !
Rendez-vous à une adresse bien connue, 108 rue vieille du temple 3ème.
Deux galeries, trois expos! De  la grande classe.

Xippas

du mardi au vendredi de 10 à 13, er de 14 à 19, le samedi de 10 à 19, jusqu’au 21 décembre.

James Siena cascade effects ,toiles et dessins du grand peintre new-yorkais, cascades de formes, construites de l’extérieur vers l’intérieur, travail sur les circuits et les espacements.

Et quelle chance, 13 grandes photos inédites de Joël Sternfeld , american  prospects now . Mais oui, vous connaissez son livre mythique de 1987, photos de son long roadtrip à travers les Usa en combi Wolkswagen, faites à partir d’une chambre grand format 20×25, dans les années 70, pour montrer déjà le contexte d’incertitudes climatiques et politiques de l’époque que l’on retrouve actuelles .Vous allez bientôt pouvoir acquérir une édition revisitée d’American prospects, qui sera publiée chez Steidl. Joyeux Noël !

Et

chez David Zwiner, qui a inauguré sa galerie le 16 octobre 2019 ( lire absolument l’article du Monde en date du 16/10/2019 )

BD5413B5-CE94-4604-A038-36425897BBBE.jpegAh bon? C’était VNH, bof, mais surtout, pendant tant d’années , un lieu raffiné que nous avons tant aimé et frequenté,  la galerie Yvon Lambert.

et là, non non on ne s’évanouit pas, mais on pourrait ! quelques superbes œuvres , des néons fluorescents, sous formes d’installation, dédiées à David Smith ou à Cy Twombly…la superbe grande barrier, oui elle, je vois que vous attendez haletant la suite, tant vous l’espérez, oui celle qui était originellement installée par l’artiste dans le loft de Donald Judd, sur Spring Street, à New-York !

On se tient bien, on attend , et bien il s’agit de

Dan Flavin

je vous laisse reprendre votre souffle,vous avez jusqu’au 10 février !

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Je sais, je sais! Mais on va aussi voir dans notre quartier préféré qu’on a du mal à quitter, la minuscule galerie Papiers d’art, 30 rue Pastourelle , mardi-vendredi, de 11h30-19h et le samedi 11h30-18 h. Sa merveilleuse galériste intarissable sur les artistes et leurs œuvres, vous chouchoutera et vous présentera Orbes,exposition collective sur ce thème.

Elle vous décrira, entre autres, les techniques mises en œuvre par l’artiste londonienne Jo Lewis, qui, les pieds dans l’eau de cours d’eau, de lacs , de mers,utilise le mouvement de l’eau sur son papier travaillé au préalable à l’encre ou à l’aquarelle.

voir jolewisart.com

29F1849E-1CB7-4D7D-9C44-7D2A95675A3C.jpeg5 et on va finir ce tour dans le 3 eme, dans la galerie des Filles du Calvaire, au 17 de la rue éponyme, ouverte du mardi au samedi de 11h à 18 h30.
chroniques du trouble, solos, est visible jusqu’au 21 décembre, puis du 4 au 11 janvier. Il s’agit au rez de chaussée d’œuvres de Jan Kopp, avec l’installation in situ d’un champs de chardons suspendu à l’envers au plafond, et de cartons d’emballage
épluchés 

 

Et d’installations d’Antoine Catala
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6       Chers amis graveurs, ne soyez pas déçus, la jambe endolorie je me suis rendue à la Mairie du 6 eme, salle du Vieux colombier, voir Emprunts , empreintes, de l’association la JGC, jeune gravure contemporaine, dont les membres ont invité des graveurs étrangers à travailler sur ce thème, plutôt vaste.

Aucun panel, aucune explication , alors que les emprunts ne coulent pas toujours de source , on peut feuilleter des classeurs , des documents différents, mais pas transportables! Quel dommage ! Toujours le fameux entre-soi que nous détestons, tout le contraire   de l’exposition à la fondation Taylor, intelligente, claire, bien que surprenante , au merveilleux catalogue référant les démarches de chaque graveur ( voir numéro 37 ) J’ai donc bénéficié de la gentillesse et de la compétence d’une graveuse présente sur place qui m’a ouvert quelques pistes , elle – même ne pouvait me parler que de 4 ou 5 œuvres,  mais la thématique m’a semblé être traitée de manière floue.Pas de lien entre emprunts et empreintes, foutraque jeu de mots, non ?On remarque , si on est futé, un emprunt au superbe graveur du XVII eme  Claude Mellan, célèbre, à juste titre pour cette œuvre , faite d’un seul trait à partir du nez, la sainte face du Christ sur le voile de Veronique.

Mais que fait notre blogueuse?  Elle parle de quelque chose qu’elle n’aime pas, ce qu’elle s’est toujours interdit ! non , rassurez-vous j’ai trouvé des gravures très intéressantes, voire innovantes , mais j’ai désapprouvé le non -choix d’un thème, l’idée que le spectateur verra ce qu’il voudra etc , le mépris non assumé des organisateurs pour les artistes et les visiteurs.

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Ça y est , je me suis calmée devant Claude Mellan, que vous découvrez peut- être. ( merci Wikipedia)
Je montrerai quelques belles estampes de l’exposition , sans commentaires, pour ne pas faire le travail d’élucidation que le catalogue aurait dû transcrire , cela n’enlève rien à toute l’admiration que l’on éprouve pour tous ces artistes.

Emprunts à Mellan, et Mantegna, ça on y arrive.
le reste, on regarde !


Mon souhait, c’est de vous avoir transmis  , par cette quarantaine d’œuvres que contient ce numéro 38 , connaissances, désirs, et rêves .

 

37 – villa Datris, a ppr oc he, Drawing Hôtel. Galerie Da-End, et Kiki Smith

Alors on déroge, hum? Galeries oui , mais pas que?
En fait la Villa Datris est une fondation, que vous connaissez à l’Isle sur la Sorgue, Depuis 2011, fondation pour la sculpture contemporaine. Mais savez-vous que depuis deux ans elle a ouvert un espace à Paris: 9 rue Monte Cristo, 75020, ouvert du mercredi au dimanche de 11 h à 18 h 30 , et dont l’entrée est gratuite ? L’exposition actuelle

Mare Nostrum , identités méditerranéennes  ,   se terminera le 12 janvier.

Il s’agit d’un joli  petit espace de quelques salles à l’étage, au rez de chaussée, et dans deux cours, qui présente actuellement sculptures et installations d’une quarantaine d’œuvres  de 24 artistes dont certains très connus ( Agam, Ben , Dezeuze, Plensa, Niki  de saint Phalle, Viallat ), autour de trois thématiques liées à l’identité de la mer Méditerranée : source d’inspiration berceau des civilisations, et terre de conflits.
Une carte blanche a été confiée au collectif  La Fratrie , qui évoque , en deux salles, dans des scénettes , les dérèglements climatiques,l’exil et l’identité transnationale.

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Une petite bibliothèque est mise à notre disposition, et on peut acheter les catalogues des expositions précédentes dont tissage et tressage . L’accueil est très chaleureux.Et des rencontres sont prévues le samedi avec des artistes exposés.

vous pouvez consulter.   http://www.fondationvilladatris.com et les retrouver sur facebook

alors vous retrouvez les noms des artistes?

Cathryn Boch , Claude Viallat , Daniel Dezeuze, Jaume Plensa, Niki de Saint Phalle, Hakima El Djoudi , Ben,  et oui il en manque deux , allez les voir et dites- moi de quoi il s’agit!

 

Avez-vous bien profité du salon de la photo, de Paris Photo, du plus contemporain Fotofever ? certes, répondez- vous, presque blasé !     Oui oui, mais

le salon gratuit , confidentiel et hyper contemporain?
oui oui approche, 40 rue de Richelieu ! Unique salon dédié à l’expérimentation photographique, juste 14 galeries, qui s’intéressent au support, aux découpages, aux collages , à tout ce qui est décalage ? En fait a ppr oc he.Vous en avez assez de voir toujours les mêmes styles de photos? Retenez ce nom pour l’année prochaine, ça décoiffe.
Vous pouvez toujours vous rendre  rue de Richelieu  , au 17 , au Drawing hôtel, non non pas pour dormir ! Enfin libre à vous ( quatre étoiles ) !  Nous, nous soutenons sa démarche en faveur du dessin contemporain , c’est le premier centre d’art  privé dédié à la promotion de l’art contemporain  avec  la déco des étages confiée à de grands artistes, sa vente de livres , crayons, aquarelles à tout public ,  , ses ateliers Drawing kids , et son Drawing lab, au sous-sol, qui expose gratuitement des dessinateurs.

Dans les étages, de façon permanente
entre autres

Francoise Petrovitch

Excusez du peu….

et l’exposition actuelle du drawing lab , en sous-sol, escalier en face de l’entrée , sans rendre de compte à personne , pour les timides.

Élysée , une biographie

Alexandre et Florentine Lamarche -Ovize, jusqu’au 9  janvier

drawinglabparis.com

Vu que ce n’est pas bien précisé je me permets de souffler qu’il s’agit de l’univers du grand Élysée Reclus très fantasmé.

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Une galerie, une galerie! Hurlez-vous, en tapant des deux poings sur la table!
oui , j’en ai une dans ma manche. Une seule, vous me pardonnez?

J’ai tellement vu d’expos dans les musées , grandes institutions, la Biennale de Lyon, que j’ai assez peu visité les galeries! Mais je vous recommande

La galerie Da-End, 17 rue Guenegaud, 2 petites salles,  au sol, au plafond et aux murs noirs,cabinet de curiosités contemporain, que nos yeux s’habituent à découvrir peu à peu, les œuvres sont bien présentées, respirent , intriguent, quelques marches  nous emmènent dans une minuscule pièce, d’autres à descendre nous ramèneront, rêveurs à la rue.Actuellement,

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quand j’y suis allée voilà ce que j’ai vu

 

Allez on traverse la rue, hop, la Monnaie, l’expo Kiki Smith , on sort 14 euros, comme d’hab, et on va enfin découvrir des œuvres car on ne la voit pas souvent exposée à Paris.

Mythologies, femme et animalité, dessin sur papier froissé fin, féminisme , bijoux agrandis, tapisseries, sculptures. Éblouissement.

plein de vernissages en vue, les galeries Univer, l’échiquier, etc , a très bientôt !

36 b , suite de la rentrée !!!

Lire après le 36 a! Pb avec ma tablette qui a refusé tout texte sur mon blog , après l’autoportrait de Valerio Adami! Caprice de fan!

 

 

Mais bon, assez de rêveries italiennes, ( je plaisante, je ne pourrais pas vivre sans!!!) Prune Nourry est là ,jusqu’au 19 octobre chez Templon, 29 rue du Grenier saint Lazare, pour la première fois. Vous connaissez bien son armée de terracotta daughters .Elle nous a tous éblouis au musée Guimet, en 2017, c’est à cette expo -là que j’ai décidé , aidée des conseils d’une amie journaliste qui avait vu mon enthousiasme, de tenir ce blog. Hum, c’est le jour des confidences, désolée, je déborde!

L’exposition  Catharsis de Prune Nourry à l’aide de sculptures et d’extraits de son film Serenpidity lui permet de se réapproprier son propre corps, récemment atteint et soigné pour un cancer du sein, transformant ce parcours médical en véritable épopée artistique, gestes cathartiques contre la maladie, ex- votos modernes, exprimant l’espoir de l’homéostasie, du corps et de l’équilibre du corps.

 

Et les photos??? Oui oui, à la nouvelle Fondation Cartier Bresson, lieu magique , 79 rue des archives,découvrons Wright Morris, écrivain et photographe américain, au beau noir et blanc qui fait le portait de la province rurale et des objets d’autrefois. Hélas, hélas , quand j’écris, l’expo est terminée! Laissez-vous prendre quand même par la mélancolie de ces images.

Je voudrais signaler aussi La slow galerie 5 rue J Pierre Rimbaud, qui expose des estampes et lithos contemporaines, en général très colorées ( on y trouve les adorables gravures de Fanny Peret, maintenant installée à Lyon) .

Mon grand regret aura de ne pas avoir eu du temps pour écrire ce blog avant  ( 6 h de travail dans la foulée) , pour parler de la fondation Taylor

Je trouve cette démarche exemplaire, lien entre graveurs de deux nationalités, chacun envoie dans l’autre pays un carré de 10 cm sur 10, découpé dans une de ses gravures, il est distribué à un graveur local de l’autre association , qui l’étudie et  qui , à partir de ses analyses, son ressenti, son propre cheminement , va créer une gravure qui répondra à ce carré. Il va sans dire que les carrés sont répartis de façon à ce qu’une grande liberté s instaure, et qu’on n’ait pas à travailler sur le carré de celui qui aurait le vôtre!

L’expo présentait le carré initial, la gravure entière à laquelle il appartenait , et l’oeuvre qui lui rendait hommage.

Je suis persuadée  qu’on peut encore s’offrir le catalogue à 1O euros , où tout cela est imprimé et surtout où chacun exprime ce qu’il a compris de l’oeuvre du  graveur inconnu et comment il l’a absorbée et assimilee pour créer quelque chose de personnel.

Créativité, empathie, admiration, respect, imagination!!!! Bravo ! (bravi, dovrei dire )

36- a – c’est la rentrée , quel plaisir!

 

 

 

 

 

 

Jahidi, Papiers d’art , Azzedine Alaïa, Templon ,  fondation Taylor.

 

 

aller pour cette rentrée ? Pas d’hésitation,  visitons tout de suite la galerie itinérante Jahidi, consacrée à l ´estampe contemporaine , qui se pose une fois par an à Paris , en ce moment  au 42 quai des Célestins, tous les jours de 14 h à 19 h 30 , alors vite, vite!

 

 

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Les papiers noirs grattés , de différentes dimensions, à la belle lumière mouvante sont profondément attirants !

 

 

En particulier la série consacrée à l’oeuvre D’Edgar Allan Poe, très fouillée ,  qui restitue l’ambiance onirique de ses nouvelles.

 

 

Une autre belle série de 25 saynètes gravées sur linoléum prend comme point de départ l’intégralité de cette nouvelle de l’écrivain Guatémaltèque  Monterroso: le dinosaure (1959 ) que voici :

« Quand il se réveilla , le dinosaure était toujours là. »

Ce que Sophie Potié imagine , c’est ce qui a précédé cette scène , qui sera évidemment  la dernière de cette série.

 

 

Sur le mur à gauche ( voir photo1) est exposée une troisième série , gravée en 8 bois, du cauchemar d’un homme qui croit à l’approche imminente de l’apocalypse.

 

 

Merveilleuse histoire aux traitements techniques et artistiques variés.

 

allez , les 4 du dossier de presse pour s’éloigner en douceur,

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pour peut-être revenir au vernissage , le 16, des gravures et sérigraphies de Jérémie Salomon, de son exposition Folia.

Ce qui nous a plu c’est l’utilisation maîtrisée et imaginative de trois techniques et bien sûr, l’accueil très prévenant de la galériste, passionnée par ses artistes.

Je peux dire la même chose pour la charmante galériste de Papiers d’art , Yuri Lévy, 30 rue Pastourelle, qui a exposé jusqu’au 5 octobre

Le bois de septembre ,sur la thématique souvent détournée et décalée de l’arbre.Elle fait dialoguer Anne Slacik, avec Jérôme Delépine, Ubac avec Anne Delfieu, et raconte les liens artistiques et biographique entre ses artistes , avec un bonheur évident.

Jerome Delépine

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C’est un lieu accueillant où aura lieu le 10 octobre le vernissage d’oeuvres sur carton de 3 artistes, les cartons durera jusqu’au 9 novembre.

Moins accueillant humainement, mais très beau : le lieu , sous verrière , de l’association Azzedine Alaïa,  18 rue de la verrerie qui présente la fameuse collection Tati du grand couturier jusqu’au 5 janvier 2020, entrée 5 euros

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7F462C0B-69A1-4CD9-A400-62353846E1B7Alors ? Des estampes, des représentations d’arbre, du textile, mais ça n’est pas déjà fini, non?  Il manque de la peinture, des installations , des photos,  non?

Bien sûr , un peu de patience! Si on avait tout de suite filé dans les deux galeries Templon, auriez-vous regardé aussi le reste? ( is it The question? )

allez , Templon, 30 rue Beaubourg, les années 80, une douzaine de toiles de cette époque de Valerio Adami, nous y attendent.Nous aimons ces grands aplats d’acrylique, ces grands formats, ces couleurs vives, ces contours noirs, cette nouvelle figuration narrative en relation avec sa culture classique et sa biographie, nous remarquons moins d’écrits sur ces tableaux, dommage, sa belle écriture fait partie des œuvres, mais ne boudons pas notre plaisir, voici une inscription en français sur un cadre! Moins de séparations en plans horizontaux, plus d’émotions personnelles que dans toutes les œuvres vues dans tant de musées et d’expositions .Bref, on peut encore être surpris!

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Et bien sûr son autoportrait

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35, bonne rentrée

Nous sommes encouragés par Frieze à reprendre nos bonnes habitudes , celles de pousser volontiers les portes des galeries et des musées, jugez par vous-même !

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Mais enfin! ( je vous vois vous rebeller ! ) on n’a pas vraiment arrêté!

A Nantes, le fameux voyage à Nantes,qui nous enchante chaque été, où nous retrouvons créations pérennes et commandes de l’année se termine aujourd’hui, mais on peut continuer à faire la croisière de deux heures et demi sur l’estuaire jusqu’à Saint Nazaire, on peut aller sur l’île à la merveilleuse Hab galerie voir l’oeuvre de Claire Tabouret.

 

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On retourne à l’extraordinaire musée d’arts, qui en ce moment présente Îmainte, de Mircea Cantor, jusqu’au 15 septembre.

 

Je ne parle pas d’Arles et de Venise, manifestations loin d’etre terminées.(On en profite pour la visite annuelle au musée Granet d’Aix.) .A Monaco , à la Villa Sauber, la collection Moretti est encore présentée jusqu’au 29 septembre Step by Step , avec ses tableaux  et sculptures de la Renaissance à Jannis Kounellis.

Monaco, oui, où  vous avez vu ou pas ,  au forum Grimaldi, l’exposition Chaumet en majesté , et bien la maison Chaumet vous invite sur réservation et entrée libre, à  l’exposition du commissaire Marc Jenson, au 165 boulevard saint Germain, dess(e)in de Nature.

 

 

Beaucoup de galeries sont fermées mais il y a tant à voir dans les musées : Sally Mann, Berthe Morisot, les dessins à l’IMA, et pour continuer avec la mode Backside, , dos à la mode ( jusqu’au 17 novembre).

aujourd’hui commence la période des vernissages! 

Ce soir passage pas sage, passage des Gravilliers, dans ses quatre galeries,

le 5 septembre: Fondation Taylor, galerie l’echiquier, les Douches

Le vernissage de MAD ( ah les multiples!  a lieu le 6 Cité Griset, du 5 au 14 on se rend à La design week, et on rejoindra les expos du carré Rive Gauche: la Céramique, et le Parcours des Mondes.

 

on attend le  beau doublé dans les galeries templon le 7 septembre

ma chère Prune Nourry

Et le très grand Valerie Adami

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34-avant les vacances

 

 

 

Toute petite sélection, alors que la liste des expos à voir s’allonge, je sais! Fatigue et manque de temps! Bref on parlera de photos, gravures, tableaux à l’huile,installations.

La plus classique, qui vient de se terminer mais sur le site de laquelle vous trouverez photos et dossier de presse, la galerie Folia, a exposé 14 photos en noir et blanc du photographe iranien Abbas, de l’agence Magnum,sur le Vietnam, Forget me not. La plupart ont été prises entre1972 et 75, elles sont obligatoirement accompagnées des légendes écrites par le photojournaliste.

 

 

Terminées également, les très belles portes ouvertes , cour février du passage du cheval blanc rue de la Roquette, de l’atelier de Michael Woolworth, litho et gravure, spécialiste aussi des formats déraisonnables ( voir l’expo actuelle au musée de Caen  et les photos 1 et 2 , œuvre et presse expressément construite)

 

 

Et puisqu’on parle gravure, rendons- nous à la galerie  Dix 291, 10 passage Josset ( 75011), ouverte les jeudis, vendredis et samedis de 15h à 19 h, voir l’oeuvre gravé de Stéphane Mandelbaum. jusqu’au 6 juillet.

Oui, celui dont vous avez vu l’expo ce printemps à Beaubourg, vie agitée, un peu malfrat, assassiné en 1986  à 25 ans, moitié du visage dissoute dans l’acide , retrouvé un mois après sa mort, pour des règlements de compte à propos du vol d’un Modigliani.

Gueule d’ange de l’expressionniste

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Tiens le bandeau de Pasolini !  oui bien sûr, il était fou de Bacon, de Pasolini,de Rimbaud, et de son grand- père. Ses 21 pointes sèches sur zinc et le burin , tous exécutés à l’ecole D’Uccle, sous la direction d’Anne Wolfers,  sont uniquement des portraits de ces artistes ou des autoportraits, déformés, puissants , transformés. Son œil droit disparaît sur plusieurs gravures, signe de ce qui lui arrivera plus tard. Judéité, guerre, sexualité exacerbées sont aussi les autres thématiques qui l’obsèdent. Il n’a réalisé que 22 gravures, trop longues à faire par rapport au dessin au Bic , comme on en voit à la galerie Zlotowski, jusqu’au 6 juillet.

Les 22 gravures , tirage unique posthume, sont toutes montrées , grâce à l’aide de la famille de Stephan Mandelbaum.

Gravures:

 

 

Autres oeuvres

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Un peu de peinture à l’huile, réclamez- vous d’un air gourmand!

Effectivement c’est la grande absente de mes sélections!

Bon, allez, d’accord!

On file à la galerie La Forest Divonne, 12 rue des beaux arts,75006, redécouvrir avec bonheur la peinture de Herta Müller, jusqu’au13 juillet.

Elle vit et travaille entre Berlin et le nord de l’Italie.la lumière, les sensations sont traduites dans des compositions abstraites très libres.

 

Et terminons par les très contemporaines installations

de Fabrice Hyber et Nathalie Talec

Coup de foudre

A la fondation EDF,6 rue Récamier, 75007, jusqu’au 20 octobre

Peintures, costumes, dessins, sculptures, projections, mobilier

On passe par toutes les phases du coup de foudre,

c’est joyeux, vivant, ludique, interactif, imaginatif.

Emmenez vos enfants ! (C’est la première fois que je dis ça!)

On s’amuse

 

33- la fête de l’estampe

Autour du 26 mai .

La très belle exposition au Louvre graver pour le roi s’est terminée aujourd’hui, présentant nombre de plaques dont certaines aciérées, et toutes ces commandes, de représentations de fêtes, de commémorations, de monuments, de découvertes scientifiques, d’hommages à des peintres, de jardins,de feux d’artifices, de pièces de théâtre!Merci à Manifestampe pour la visite guidée.

Place à la gravure contemporaine,

Dans les galeries

Monotypes de Daniel Chenot
Techniques de Roselyne Tardivel

Ou bien Paul Kichilov

Au premier étage de la librairie les éditeurs réunis, 11 rue de la montagne Sainte Geneviève de 10 h à 18 h30,jusqu’au 1 juin.il sera présent samedi et exceptionnellement ce dimanche.

Ou bien si vous désirez voir des gravures aux styles et aux techniques variés, allez à la fondation Taylor,1 rue de la Bruyère,75009,pour l’exposition en cours jusqu’au 15 juin

Pointe et burin, hommage à Rodolphe Bresdin et à Philippe Mohlitz, et 7 graveurs de Gascogne, prix Gravix, et une dizaines de graveurs contemporains

Ou bien allez visiter des ateliers

Et après, suite des réjouissances

32- Paris Gallery week-end

Les 17, 18 19 mai 2019, 48 galeries ont organisé vernissages, conférences, performances, cocktails, brunches, signatures, le long de 7 parcours. J en ai choisi deux:Temple-Archives et République-Beaubourg, leurs expositions se poursuivent, vous allez en profiter ! On va parler de tableaux, du rapport aux mots, d’installations, de supports, de photos, de recherches de matières. J’ai sélectionné 7 galeries, pour l’originalité et la grande qualité de leur programmation .

Commençons par le côté branché du Haut Marais, osons la rue Notre Dame de Nazareth. Au 29 , nous retrouvons la galerie Backlash qui présente jusqu’au 1 juin, l’artiste Rero, et son expo mind over matter. Nous retrouvons ses phrases aux lettres barrées qui sont partie prenante de l’oeuvre au même titre que les couleurs, ses supports divers, et ses matières personnelles.

Chez Christophe Gaillard ,5 rue Chapon, on a jusqu’au 15 juin pour se replonger dans l’univers abstrait et coloré de Pierre Tal Coat , et ses œuvres des années 70, huiles, graphite, aquarelles qui composent l’émerveillement abrupt.

Cathryn Boch, à la galerie Papillon, 13 rue Chapon, jusqu’au 18 juillet, nous convie dans Reverse, à admirer et comprendre son beau travail plastique sur les frontières, la polarité hospitalité/ hostilité, son urgence de raconter la pollution des mers et des terres, les territoires en tension. Ce travail effectué en résidence, à l’hôpital psychiatrique d’Aix en Provence, utilise la cartographie, de Marseille et de la Méditerranée, en tailladant, cousant, distordant. On est entre dessin, installations et sculptures.

La Galerie Tornabuoni, désormais installée passage de Retz ( rue Charlotte) a fait le choix de tableaux-reliefs et sculptures bien datées d’Arnoldo Pomodoro, des années 55 -65,et de sa réflexion entre le dedans et le dehors, le brut et le poli.

Or sur ce dernier thème, une petite galerie, hors parcours, tenue par des jeunes gens passionnés, la galerie Anthony Roth, 11 rue Chapon , nous fait découvrir un tout jeune artiste Alban Duchateau et son remarquable travail si innovateur, raffiné contemporain sur les miroirs, anciens, cuivres , et traversés de lignes géométriques clean, qui sont en cuivre poli!

RX, 16 rue des 4 fils, présente une expo collective avec des temps forts sur quatre artistes, dont Denis Darzacq, ce photographe qui réfléchit sur les relations entre corps et environnement , 3 photos sur treize sont bien connus, corps déséquilibrés ou en lévitation, les autres ,p lus récentes, nous laissent indifférents, par bonheur, d’autres photos d’anna malagrida , de Georges Rousse, et d’Elger Essen , nous consolent d’être venus.

les feux d’artifice:

L’un classique, la galerie Mitterand,79 rue du temple, dans ses deux espaces ,nous fait ce cadeau d’

Une brève histoire de la modernité

Tout ce qu’on aime, cela vaut bien des expositions payantes dans les musées.

Et le très grand Erwin Olaf,

Oui vous avez bien lu!

Va nous permettre d’aller voir encore et encore sa série Palm Springs, de 2018, chez Rabouan Moussion, 7 rue Pastourelle jusqu’au 27 juillet avec une pause , pour se remettre de ce trop plein d’émotions, du 17 au 27 juin !!!

E voilà le deuxième feu d’artifice!

Photos sobres, frontales, fragments d’histoires à deviner, personnages mystérieux, dans un environnement qui pour la première fois comporte des paysages et plus seulement des intérieurs, hommage aux années 60 cette fois-ci ( meubles, vêtements ,coiffures) et une vidéo de fleurs en noir et blanc qui …

Bonne promenade, bonnes visites,vous vous pâmerez bien encore un petit peu!