31-que des artistes qu’on aime beaucoup

Photos , sculptures, dessins , textes, rêveries,littérature, matériaux.

Grands artistes reconnus,et jeunes espoirs dans un petit périmètre du 3 eme !

Le 64 eme Salon de Montrouge,jusqu’au 22 mai. Au Beffroi .metro 4 terminus Mairie de Montrouge.

 

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52 artistes . 4 chapitres , plein de styles, des performances, de vraies découvertes, des recherches, de l’humour , des matériaux .A chacun son parcours dans le salon !

 

__________________________Attention jusqu’au 11 mai! 3 expos , dans la même rue

-notre chère Valerie Mréjen, lettres à un inconnu, galerie Anne -Sarah Bénichou, 45 rue Chapon (3 eme)

L’artiste complète, si contemporaine, auteur ( eau sauvage,mon grand-père père, l’agrume,forêt noire, troisième personne ) photographe, videaste, créatrice d’installations, pensionnaire de la Villa Médicis en 2002-2003 ,admirée en 2008 au musée du jeu de paume, puis au Centre Pompidou en 2012 à la galerie des enfants, et en 2014 avec un un spectacle dans la grande salle, cette plasticienne donc nous offre une superbe installation dans cette galerie qui lui est fidèle.

Dans les archives de la ville de Vienne ( Isère) elle a trouvé de belles cartes postales des années 20 qui ont servi à la correspondance d’un père à son fils qui faisait son long service militaire au Maroc.Les images ont été agrandies, leur texture est duveteuse, grainée. Elles représentent des silhouettes assises traversant la rue, attendant un train.

Ce qui caractérise Valérie Mréjen c’est de détourner des images de leur objectif ,de se les réapproprier et d’ajouter des textes.

C’est ici le cas , où ses rêveries l’entrainent vers Madame Bovary, vers Armand Duval, vers le photographe qui installa là son lourd matériel, vers des métiers disparus, des destins. Hommages et exercices littéraires.

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Keiji Uematsu ,chez Christophe Gaillard,5 rue Chapon

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Ici ce ne sont pas ses sculptures qui sont présentées ( réflexions sur les points d’équilibre , comme on l’avait vu au jardin des tuileries – Fiac 1993) mais ses dessins sur cette même thématique

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chez Semiose , 54 rue chapon

William S.Burroughs  Philip Taaffe Drawing dialogue

dessins collaboratifs du vieil écrivain et d’un jeune peintre

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Jusqu’au 8 juin

chez Perrotin, impasse saint Claude, belle surprise, fin du verre de Murano , des perles, vive les briques et constructions en divers matériaux, Jean Michel Othoniel se renouvelle et nous surprend. Vous pouvez lire le long texte de présentation sur le site de la galerie.

 

 

Jusqu’au 1 juin

L’impeccable galerie Suzanne Tarasieve,7 rue Pastourelle,expose pour la troisième fois le duo d’artistes russes Recycle Group, dans 0.0

Ce sont les coordonnées  de l’île imaginaire Null Island .

0.0 c’est là où toutes les erreurs de géolocalisation placent automatiquement l’utilisateur, lieu virtuel  traversé par des milliers de personnes!

La magnifique installation nous matérialise cet endroit , installation, sculptures, photos nous le présentent.

les Recycle Group utilisent à leur habitude des matériaux contemporains:plastique,chrome,polystyrène,silicone.

__________________jusqu’au 15 juin deux expos

Candida Höfer, oui oui vous avez bien lu! Chez VnH, 108 rue vieille du temple

Paris : Faces des Espaces

22 photos, oui, oui, de cette grande spécialiste allemande  ( élève des Becher) de la photo couleurs grand format, représentant musées, bibliothèques,églises , lieux du patrimoine , vides d’occupants, comme de véritables portraits sophistiqués de ces lieux. Ici laVilla Savoye atteint 275cmx185 .Il s’agit de photos tirées à six exemplaires chacune. Elles représentent la Salle Labrouste,la Maison de verre de Pierre Charreau, l’escalier de la Monnaie de Paris, des réalisations du Corbusier,

 

Et enfin l’immense Donald Judd! Exposition chez Thaddeus Ropac, dont le curateur est son fils Flavin /(oui son prénom est un hommage à Dan Flavin! )

C’est la première exposition en France de l’artiste, mort en1994, depuis dix- huit ans.Elle couvre trois décennies de création ( 1963-1993). Pas de peintures, mais pièces au sol et œuvres murales en trois dimensions . Volumes et simplicité des formes. Contreplaqué,aluminium,plaques d’acrylique. Importante place de la couleur.A l’étage, aquatintes,gravures sur bois, sérigraphies et un meuble.

 

 

 

 

 

30- dessins, gravures, œuvres sur papier ou murales

VC’est dense aujourd’hui, je visitais sans avoir le temps d’écrire! C’est fait ! Alors prenez le temps de découvrir!

-1 chez Daniel Templon

30 rue Beaubourg, de 10 h à 19 h

Quel bonheur de retrouver encore une fois le grand dessinateur Abdelkader Benchamma , découvert quand il reçut le prix du salon Drawing now en 2015 , revu dans l’echo de la  naissance des mondes, immense installation d’acrylique noir directement peint  sur le revêtement blanc posé sur le  sol du collège des bernardins en 2018, installation in situ spécifiquement pensée pour cette nef, œuvre à parcourir, avec son corps, sans début, ni fin.Une œuvre grandiose, inoubliable, n’est- ce pas?

 

Dans Engramme ,tous les murs sont peints, il ne s’agit  pas de tableaux, ni de fresque.C’est un travail au fusain, à l’encre,au bitume et à la peinture.Des dessins dans l’esprit de la gravure viennent s’enchâsser dans d’autres territoires qui eux- mêmes s’autorisent des débordements en toute liberté.Dans la très intéressante vidéo sur You tube, l’artiste parle d’images fantômes, de sortir du cadre, d’images qui peuvent en générer d’autres,contaminer et transformer le lieu.

 

-2 Les salons du dessin du mois de mars

Trois salons fin mars, comme chaque année. Il faut choisir, cela ne dure que trois jours, alors sans état d’âme, je renonce à celui de la Bourse, mes goûts me portant allègrement vers ce qui est contemporain. Drawing now , 13 eme édition, au carreau du Temple , avec ses galeries de renom  et celles en sous-sol plus innovatrices et DDessin contemporain , 60 rue Richelieu ne peuvent pas décevoir nos attentes.Plein de gens différents y trouvent de quoi jubiler! Toutes les techniques sont là, graphite, fusain, gravure, aquarelle, aérosol, calque, broderies! Evviva! La variété des formats, des styles, tout va vous combler.Il y a même de très grands noms ! Même si je préfère faire des découvertes et ne pas voir encore Alberola, Bretecher, Willem, la pourtant délicieuse Catherine Meurisse! Allons voir les galeries qui ont de l’audace, Tarasieve, Sator , et penchons- nous, reculons, revenons sur nos pas, posons des questions!

en vrac des coups de coeur

On reconnaîtra mon goût pour le noir et blanc, la minutie et la cartographie ( voir mon site: simonebernaert.com)

DDessin, dans une ancienne fabrique, est un salon très contemporain et plus petit, qui montre bien toutes les tendances du moment

3  – la très grande Vera Molnar,  est présentée à plus de quatre-vingt dix ans a Drawing now, par la galerie Berthet- Aittouares qui montre aussi  son œuvre dans sa galerie rue de Seine ( 11h-19 h) jusqu’au 20 avril , sous le titre affinités particulières.

Quelques traits pour évoquer la Montagne sainte Victoire , en hommage personnel, sobre et très dépouillé, à Cézanne .Un hommage à Durer et au carré magique de sa Mélancholie .Un hommage à Paul Klee.

Regardez la vidéo, entretien avec l’artisté sur leur site.

– 4 La galerie des Filles du Calvaire ( rue du même nom,11 h -à 18 h 30 ) expose des dessins et des photos de Juul Kraijer , qui repense le corps humain en interaction avec les espèces et notre milieu naturel,l’expo se termine le 6 avril.

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-5 Kammel Mennour , dans sa galerie rue saint André des arts, nous offre ce que nous avions tant espéré au MAM , une exposition de sublimes encres et aquarelles de Zao Wou-Ki.

-6 l’espace Topographie de l’art, 15  rue de Thorigny, porte bien son nom.Vient de se terminer aujourd’hui mapping ta last.the plausible Island. Amis de la cartographie, vous m’avez comprise!

-7 et bien sûr Marìa Chillón expose à la galerie Schumm-Braunstein

7C372445-CBB7-4C94-8CBE-E681FF388E2CElle nous fait une proposition originale et maîtrisée, elle dessine à la mine de plomb sur un tirage d’une œuvre au burin, décentré. Ses dessins lui ont été inspirés par la luxuriance de la nature en Asie où elle a séjourné deux ans.

Un très beau petit livre accompagne cette exposition

FF34505B-554D-41DB-B7EB-E72ACACA23F8.jpegComme vous le voyez il vous est loisible de vous offrir à prix doux une petite gravure de l’artiste , signée, du format du livre avec lequel elle est vendue.

 

Belle période, de belles expos dans les musées, le Modèle noir, l’orientalisme, les Nabis…

venez du 12 au 14 avril au Grand Palais au Salon des livres  rares et  objets d’art, toujours somptueux. Cette année,entre autres,  une expo de gravures contemporaines vous accueillera , sur le thème imposé des bouquinistes. J’ai le plaisir d’y montrer deux de mes gravures.

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Vidéos, installations, verre, céramiques.

Je vais parler d’une association que j’aime beaucoup et que je fréquente depuis pas mal d’années, sans avoir pris le temps de la présenter :

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Il s’agit d’un réseau d’art contemporain Paris/ île de France qui assure la promotion de 32 centres d’art . Une fois par mois, il sélectionne trois de ces lieux et organise un trajet  en car pour aller voir leurs expositions en une après- midi. Les explications des œuvres sont données de façon conviviale et précise par les artistes, les commissaires d’expositions, les directeurs des centres d’art , souvent un petit café et des biscuits nous sont offerts. Nous réglons une participation de 10 euros pour les frais de transport, et sommes une cinquantaine.L’inscription se fait en ligne tram-idf.fr .Vous pouvez vous abonner à la newsletter et consulter leur brochure bien diffusée dans les musées et les galeries.

Dans Paris même sont concernés les Beaux arts , Béton salon, la villa Vassilieff, le Frac ( le Plateau, et le château de Rentilly ) , Immanence, le MAM , le Palais de Tokyo et le Bal, que des lieux qu’on aime!

La prochaine sortie du 30 mars est déjà complète, mais on peut encore s’inscrire à celle du 13 avril

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Ce samedi 16 février nous nous sommes donc rendus dans trois lieux, dont un parisien.

Le centre d’art contemporain Albert Chanot, à Clamart

nous ne sommes pas, nous devenons . Jusqu’au 31 mars.

11 vidéos d’Ariane Loze, une des lauréates du salon deMontrouge 2018. Ariane Loze se met en scène, joue tous les personnages, chacun caractérisé par sa coiffure, ses vêtements, son langage.Elle offre ainsi,  à l’instar de Cindy Sherman,une multitude de personnalités. Ce sont comme des performances qui font ressortir les carcans sociaux et moraux, les injonctions auxquelles nous sommes soumis. Tout ceci dans de très beaux décors architecturaux , la Villa Empain, la maison des cultures du monde à Berlin, le centre pluridisciplinaire de Singer à Anvers, le palais desBeaux Arts de Bruxelles. Les repas filmés permettent avec leurs champs/ contre- champs de saisir l’évolution de l’ambiance au cours de leur déroulement et la naissance des divergences.

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-L’école et espace d’art contemporain Camille Lambert à Juvisy-sur-Orge

Onde de submersion

Julia Gault , juqu’au 23  février

Julia Gault dont le travail a été aussi présenté au salon de Montrouge, pensait travailler sur le thème de la verticalité et de la précarité de cette position, mais alors qu’elle était en résidence tout en haut d’une favela  à Rio,  un éboulement grave s’y produisit, et lui fit se rendre compte que ce qui l’intéresse, c’est le point d’équilibre , dans un monde instable, sujet aux aux écroulements ( Twins towers, tsunamis, séismes,viaduc de Genes, rue d’Aubagne à Marseille) .Elle met alors en tension des constructions fragiles et les forces naturelles qui les régulent, particulièrement l’eau et la gravité.Elle participe régulièrement au salon de Montrouge.

Ici trois salles, dans celle dela grande installation où le désert rencontrera la pluie , elle a moulé des récipients destinés à contenir de l’eau  ( bouteilles, bonbonnes, jerricanes, arrosoirs) et les a ensuite réalisés en terre crue, avec leurs fêlures, leurs craquelures, leurs cassures , disposés sur d’impeccables grilles en métal pensées à cet usage , et les associe  à une petite vidéo la fuite d’eau, qui évoque la possibilité d’inondation qui endommagerait encore plus ces objets .

La salle contiguë présage de chutes à venir.

Mémoire de failles expose une fissure moulée a même l’anfractuosité d’un mur , puis réalisée en relief par un maître verrier.

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Une petite salle présente des vidéos trouvées sur internet, qui montrent toutes l’imminence d’un effondrement ( montagnes, falaises), d’un affaissement. Julia Gault coupe les films juste au moment  où cela va se produire, pour que le spectateur s’interroge sur ses propres attentes dans ce monde qui se délite.

Dehors , dans le jardin,des fragments rouges nous intriguent, ceux d’une arche fragile qu’elle avait construite, et qui s’est effondrée au bout de neuf jours.

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Ensba  chapelle des petits augustins, entrée libre, jusqu’au 23 fevrier

Formes limites, pratiques de la céramique et de la sculpture contemporaines

Dans une très belle scénographie,la céramique apparaît ici dans tous ses états, objets, installations, recherches de la couleur, des matières ,cristallisations, émail, porcelaine, œuvres non figuratives, fragmentations,influence , bien sûr, de la céramique japonaise.

Quelques grands noms, Tony Craig, Betty Wodman,Ettore Sottsass , n’eclipsent Pas les autres artistes.

 

 

 

 

 

 

 

 

Annexe au numéro 28, que vous devrez lire avant !

J’avais juste annoncé la quatrième exposition sur l’estampe contemporaine sans l’avoir vue, maintenant je peux donner quelques détails  sur

Chemin faisant,à travers les collections du centre de la gravure de La Louvière, dont le titre fait allusion, comme l’avait bien compris Daniel Chenot, au livre de Jacques Lacarriere de 1977.

Vous allez apprécier, chers amateurs de techniques: le centre de Wallonie Bruxelles a choisi  de nous présenter: eaux fortes , eaux- fortes au sucre, aquatintes , sérigraphies, lithographies, héliogravures, linogravures, offsets, tirages en impression numérique, et une ( seule ) manière noire.

L’exposition part sur la piste du sémiologue,sur les traces du géographe,dans les pas de l’historien, passe  «  sur la route du drugstore et se termine par la salle dont l’intitulé est : tel un coureur de fond, celle des séries  et séquences .

Tout est très contemporain, international, séduisant. Pas de chronologie, juste des thématiques, des pérégrinations, des associations subjectives.

Je signale que la librairie est , elle, fermée le dimanche, donc on ne peut se procurer le catalogue que les autres jours , autant le savoir pour ne pas avoir un échange désagréable avec le monsieur qui vous vend les tickets.

Ce qui donne une homogénéité à cet ensemble c’est la très grande liberté des artistes,   dans les formes des plaques, la répartition de l’espace dans leur feuille.Chaque fois l’imprimeur est nommé et c’est bien mérité , leur travail , au regard des difficultés, est admirable.

Vous reconnaitrez techniques et artistes.

. Ceci est mon choix, mais dans le dépliant «  livret du visiteur » qui vous est offert, vous pourrez emporter chez vous des reproductions de dix autres œuvres.

Je me permets de vous rappeler que le fonds d’œuvres à La Louvière comporte plus de 13000 œuvres de1640 artistes contemporains internationaux .( à partir de la seconde moitié de XX ème siècle)

 

28 – bon début d’année, art minimaliste américain, peintre français , photographe japonais, gravures contemporaines

  •      Galerie Taddeus Ropac

69 avenue du Général Leclerc

Pantin

jusqu’au 23 mars.       mardi-samedi 10 h-19 h

L’exposition Monumental Minimal est consacrée à l’art minimaliste américain,d’une grande radicalité formelle. On y admirera sculptures, installations, néons, tableaux, placés au sol, dans un angle, aux murs, et tant de matériaux  différents.

Cet art est né à New- York dans les années soixante, en réaction à l’expressionnisme abstrait.

Des noms vous viennent bien sûr à l’esprit ! Oui vous allez les retrouver, ces grands artistes:

Dan Favin et ses néons , Carl Andre et ses longues plaques de cuivre, calcaire ou sapin de Douglas, Robert  Mangold et ses toiles ( acrylique et crayon noir) , Robert Morris avec une très belle œuvre en feutre et métal,et Donald Judd et ses stacks.

Sol Lewitt occupe à juste titre la grande salle centrale avec une incroyable œuvre sérielle, Seven basic colours and all their  combinations in a square, within a square de 2005 .Magnifique hommage à Josef Albers.

 

Allez à la rencontre de toutes les composantes de cet art : concepts,mathématiques ,  series, matériaux industriels.

Minimal oui oui , mais monumental, n’est-ce pas paradoxal?

Vous  vous souvenez du projet du monument à la troisième Internationale , conçu par Vladimir Tatlin ?

C’est le point de référence de cette expo.Dan Flavin lui rend hommage avec son  Monument dédié à  Vladimir Tatlin, de 1967 à la lumière fluorescente blanc froid dont l’agencement évoque ce monument.

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Carl Andre décline l’influence de la colonne sans fin de Brancusi sur la dimension modulaire de ses œuvres .

Ceci nous montre bien que cet art considère comme typiquement américain plongé ses racines dans l’art européen contemporain.

 

. Galerie l’Univer

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jusqu’au 9 février, mercredi- samedi 14 h-19 h

On passera vite sur la nouvelle expo, pour rappeler la prolongation, dans la première salle, de l’exposition des œuvres de Gérard TitusCarmel , dont plusieurs séries sont présentées:

Ramures et Retombes

les Herses

Donc peintures grand format ainsi que dessins et gravures, des collages de différents papiers  ( du plus ordinaire au raffiné papier japonais, en passant par le papier musique) qui se superposent et dont les motifs assez calligraphiques dialoguent joyeusement.

 

 

.  Pierre-Yves Caër Gallery

7 Rue Notre Dame de Nazareth, 75003 , mardi- samedi 11 h – 19 h

Wabi, une esthétique d’avant-garde

Photos de Bishin Jūmonji

Jusqu’au 23 février.

Le Wabi nait au XII ème siècle au Japon et se manifeste depuis en opposition à la recherche vaine de la perfection. Il prône simplicité, bienveillance, modestie, regard attentif sur l’éphémère.

La reconnaissance de ce photographe, grand défenseur du Wabi, lui a a ouvert un accès exclusif à des Trésors nationaux pour les photographier.

Ici sont exceptionnellement ( première expo individuelle hors du Japon depuis 1990) présentées plusieurs séries dont

 Shinden , la beauté des fleurs qui fanent

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 Zanketsu  ( répliques incomplètes )  qui met en valeur des parties séparées d’une statue bouddhique du XX ème siècle. On est sous le choc dès la vitrine qui expose la tête de la sculpture .

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Des bols raku ( trésors nationaux )

des paysages

La très belle programmation de Japonismes,les âmes en résonance , 

nous a initiés à de nombreuses esthétiques et clôt sa saison avec cette belle exposition qui lui est associée.

 

. Centre de WallonieBruxelles

 

27 – bonne année , avec les esprits hopis

Je vous souhaite une très joyeuse année 2019, pleine de jolies surprises et de découvertes.

Quel plus beau moyen de bien commencer l’année que de courir ( oui, oui, courir) à la Galerie Flak, 8 rue des beaux arts , du mardi au vendredi de 11h à 13 h et de 14 h 30 à 19 h , et le samedi de 11 h à 19 h, pour admirer cette expo d’une quarantaine de poupées en bois , si rares , que la galerie a mis trois ans à rassembler.

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Esprit kachina , retour en terre Hopi .   Jusqu’au 19 janvier.

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Il s’agit bien des indiens Hopis d’Arizona. Les kachinas, mais oui, vous l’aviez su, sont des esprits incarnés par des danseurs costumés et masqués dont les prières, une fois par semaine ,  allaient permettre des récoltes prospères.

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Ce sont aussi des poupées en bois sculpté de petite taille, offerte aux enfants, pour qu’ils se familiarisent avec les divinités.

ada70614-bccf-4777-9470-7b701ae0b062Ces poupées ont chacune leur nom, leurs symboles, leurs couleurs, fabriquées à partir de pigments, Je pense qu’elles remontent aux années 1880-1900.

L’élément en bois sculpté au-dessus de leur tête , la tableta, est composé d’éléments géométriques symboliques.

 

Désolée, pour la répétition d’un texte qui n’est pas de moi, en surimpression sur les images! En fait, je les ai prises en capture d’écran , à partir d’une émission de tele- matin, merci, merci .

On voit des fleurs, des oiseaux, des aigles, de la pluie, le soleil et la lune.

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Caertaines pièces sont exceptionnelles, celles qui ont des parures textile, et le  petit autel complet avec son décor de bois sculpté et ses deux figurines.

Ces objets merveilleux et poétiques

 

ont inspiré et fasciné André Breton, Max Ernst,Chagall , Claude Levi-Strauss. Puisse-t-il en être de même pour vous.

 

Amis graveurs,si vous aimez la gravure sur bois:

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Amis de la photographie, d’Amnesty International et des 70 ans de La déclaration universelle des droits de l’homme.

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Chaque photographe a choisi d’illustrer un mot- thématique

Permettez- moi de vous souhaiter de nouveau une bonne année à l’image de cette première page 2O19:

avec de la beauté, de la spiritualité, de la créativité , et en soutenant des causes qui vous tiennent à cœur.

26 – renaissance d’un art textile, photos de la renaissance d’un theâtre , et renaissance de l’intérêt pour le polaroïd

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Le nom de cette exposition collective  est tiré d’un texte de Paul Contant, cabinet poétique publié en 1609 .

Car rien je ne désire

tant que de contenter tout esprit qui aspire

aux célestes vertus …

Cet apothicaire offrait à ses contemporains à Poitiers un jardin planté de végétaux spectaculaires et un cabinet de curiosités.

Nos 4 artistes femmes ont gardé cet esprit du cabinet de curiosité, dont il faut s’approcher pour en découvrir les merveilles. Leurs œuvres exposées en vrac, se répondent par leur raffinement et leurs singularités, elles présentent des textiles ,  de la broderie de grains de riz, du travail sur des rebuts de poussières de textile au sortir de la machine à laver, des empreintes bleues, des aquarelles de chimères, un petit monde qui semble s’apparenter au travail féminin et qui est si contemporain.

La galerie n’a pas de site, pas de dossier de presse, un instagram très amateur, un Facebook de même, un total mépris de la communication, alors que ses artistes méritent beaucoup mieux . Par bonheur elles exposent aussi ailleurs. Je vous invite à voir leurs œuvres et titiller un peu la galeriste à la mode d’autrefois puisque tels sont les visuels sans nom , de son expo!!!

 

 

Renaissance, carnet de travaux

Jérémie Bernaert

le Moulin à café ( La Barcarolle ) place Foch, à saint Omer

jusqu’au 21 décembre.

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On le connaît  comme le videaste de plateau des mises en scène de Julien Gosselin , 2666, ou actuellement aux Ateliers Berthier , des  3 pièces tirées d’oeuvres De DeLillo, où il officie pendant 8 h et demie.( joueurs, Mao II et les noms)

Ce photographe a été en résidence d’artiste pendant un an pour traduire en images les sensations, les émotions, les réflexions, suscitées par la restauration du théâtre à l’italienne de Saint Omer, dans l’enceinte  de l’ancien Hôtel de Ville.

Jéremie Bernaert a  choisi , à son habitude,des moments nocturnes et solitaires, où les lieux vides de toute présence peuvent exprimer leur essence.Il expose ainsi une série de photos, celles d’une sorte d’avant,dans des teintes ocres, jaunes, et celles, revisitées ,réinventées, d’un embrasement, celui d’un incendie possible, puisque sa fermeture en 1973 a été dûe au non respect des nouvelles normes de sécurité après les incendies du 5-7 , puis du Ces Pailleron.

Apres 45 ans de longues négociations financières, ce théâtre restauré va enfin revivre, renaître tel un Phoenix, una fenice.

Les images sont alors d’un rouge incandescent.

Comme dans son phlog ( blog photos) une histoire se superpose à une photo, montrée seule avant,libre de texte.

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Deux teintes dominantes, deux séries en une, deux types de photo , avec et sans texte, une recherche de la symétrie, de belles couleurs soignées et saturées,de beaux cadrages très contemporains, cela vous convient- il ?

 

 

Sakurado Fine Arts

23 rue Le Peletier, 75009

et à Shibuya , Tokyo

horaires 11h-18 h

Jusqu’au 22 décembre.

site en anglais et en japonais

REMINISCENCES

Daido  MORIYAMA

Polaroïds

Cette charmante petite galerie , récente  ( 2003) , est spécialisée en art japonais contemporain à partir des années 50.Elle expose deux séries de Polaroïds de cette mythique figure de la photo japonaise.Ces petits formats (10,8 x 8,9 cm ) sont nettement moins connus que les œuvres, grand format,  brillamment exposées par la fondation Cartier en 2003 ( noir et blanc) et 2016 ( couleurs) qui dévoilaient la fascination de l’artiste pour l’environnement urbain et ses habitants.

La série passages 1989-99 en noir et blanc  montre ses promenades dans Tokyo, aux aspects cachés, l’appareil est le prolongement de sa main, les points de vue ne sont pas forcément choisis. Les photos, nostalgiques, révèlent les effets des débuts de la modernisation , la perte des anciennes références dans la vie quotidienne, dans la rue.

La série bye bye Polaroïd date de 2008, année où cesse la production des appareils Polaroïds .

Est ainsi présenté un dialogue entre ces deux séries , l’une étant une réminiscence de l’autre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

25 -La semaine des galeries parisiennes de l’estampe et du dessin .

Jusqu’au 14 novembre

http://www.csedt.org ( Chambre syndicale de l’estampe, du dessin et du tableau )

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Certaines galeries ont choisi de présenter plutôt des monographies :

-Chagall (1) et ses 12 vitraux pour Jérusalem, épreuves avec dédicaces

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-Dali (9)

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-Gustave de Staël (5)

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D’autres montrent leur fond tout en faisant un focus sur un artiste contemporain

Bich Rosalie N’Guyen (10)

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ou plusieurs artistes (6) dont Joseph Antoine d’Ornano, très impressionniste, mais avec , ouf, deux œuvres abstraites .

 

La Galerie (13) a opté pour une thématique: les paysages parisiens.On y admire des œuvres de Bonnard , Laboureur et pour les contemporains E . Desmazières

La galerie (14), membre aussi de l’International Fine Print Dealers Association ,publie un catelogue de 44 œuvres, allant de 750 à 6500 euros ( Claude Gellée ), comportant un Whistler et deux H.Riviere.Il peut être téléchargé sur le site galerie- seydoux.fr

Vous l’avez compris je n’ai pas poussé mes pas dans le 2 ème, le 11 eme, ni rue Lanneau, par manque de temps ce jour là.

 

Je ne peux que vous inviter à aller voir les expositions au Louvre, celle de la magnifique collection Campana, dédiée à l’art italien, un rêve d’Italie , et celle de la gravure en clair- obscur, à savoir l’estampe gravée sur bois en en couleurs «  chiaroscuro » avec ses plaques «  de  trait «  et  « de teinte «  superposées.

 

Quant à Rodin, dessiner, découper , au musée Rodin, cette expo nous offre une autre façon de composer, à l’aide de papiers découpés.

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A bientôt pour le parcours Photos Saint Germain.

24 – estampes japonaises modernes 1900-1960 . Vagues de renouveau.

Fondation Custodia 121 rue de Lille 75007

12 h – 18 h sauf le lundi. Jusqu’au 6 janvier 2019.

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J’utilise le fascicule distribué par la Fondation qui commente chacune des 218 œuvres exposées ( gravures sur bois ) en synthétisant les textes et en les classant par thématiques, juste pour faciliter la visite, tout en laissant de côté les estampes du sous -sol, très occidentalisées.Elles proviennent toutes de la collection Elise Wessels.

Historique : L’ouverture en 1853 du Japon au monde occidental, puis le changements de mœurs et de siècle vont modifier les sujets traditionnels de l’ukiyo- e : samouraïs,acteurs, théâtres, quartiers de plaisirs.L’exportation vers la clientèle américaine qui veut aussi satisfaire sa demande de modernité ,le nouveau procédé de la lithographie ( tirages importants, courts délais  ) les voyages d’études à l’étranger de la part des artistes japonais ( Europe, états – Unis   ) , la fuite en grand nombre des estampes traditionnelles à l’etranger, tous ces éléments mènent à un renouveau de l’estampe japonaise.

– Le Shin Hanga  «  nouvelle estampe « conserve conserve les thématiques traditionnelles  dans un style innovant ,elle représente des mogas ,  femmes modernes et conserve également la division traditionnelle du travail entre l’artiste ,le graveur ,l’imprimeur et l’éditeur.

-Le Sōsaku Hanga   «  estampe créative «  , en rupture avec la tradition est vendue à un public japonais,  l’artiste garde le contrôle de ses œuvres dans toutes les étapes de de leur réalisation .

Il existait des clubs de diffusion  ( hanpukai ) qui collectaient des abonnements produisaient  le nombre de tirages commandés et les envoyaient  aux membres au fur et à mesure que le travail progressait . Tout le monde y trouvait son compte : les graveurs s’ assuraient un revenu sûr  et les collectionneurs se procuraient des œuvres contemporaines  auprès des artistes à prix raisonnable .

C’est ainsi que Yamamoto Kanae put partir en 1912 pour Paris en y emportant le matériel d’impression pour produire des estampes déjà payées .Mais il eut  quelques difficultés,  manquant du matériel nécessaire au calibrage du papier et au mélange de pigments. En deux ans à Paris il ne produisit que 15 estampes ,  dont il détruisit la moitié , en fait il vivait au milieu de ses collègues japonais , sans parler français et sans apprécier  l’art de cette époque. À plusieurs, ces  japonais passèrent sept  semaines en Bretagne (  d’où la gravure de 1913 bretonnes se baignant  ).

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Les techniques sont très particulières

n 9 la mer de Bōshū, Kanae a combiné la lithographie sur plaque de zinc pour les lignes, et,à gravure sur bois pour les couleurs.

On peut remarquer l’usage du mica dans les fonds pour les texturer , les gaufrages partiels pour mettre en valeur les lignes du corps ou des parties de vêtements , et le baren , ( tampon qui remplace la presse ) produit des motifs circulaires sur un kimono, ou des lignes de pluie, ou de la vapeur suggérée. Incroyable  est le décalage des ligne du corps par une deuxième impression, qui produit comme une vibration.On a  le droit d’adorer les flocons de neige à base de coquilles d’huitres réduites en poudre !

Les sujets 

Des lieux traditionnels sont encore représentés mais dans un environnement contemporain : fils électriques, poteaux télégraphiques, cigarettes, coiffures à la garçonne.On voit un pousse- pousse , Vallotton  inspire des nus féminins.On contemple le tramway fleuri en commémoration des2600 ans de la fondation de l’empire japonais. On frôle l’abstraction dans certains paysages ( 137 à 139 ).

Les formats peuvent être plus longs, voire à l’horizontal.

La grande nouveauté  c’est un métissage Japonoccident  , n’est – ce pas? comme on l’observe dans le sceau de Fritz Capelari, avec la date  inscrite verticalement,et sa typo genre jugendstil viennois , ou bien la série des 4 saisons où chaque nom de saison est écrit en français, ainsi que le porte- folio de la  série après le bain ,accompagné d’un dépliant en japonais et en anglais à l’usage des militaires américains en poste au Japon.

Les femmes sont vêtues à l’occidentale au café ,  au bal, rafraîchies par un ventilateur , se mettent du rouge à lèvres, sortent seules le soir dans la rue.Elles vont aux bains de mer, et apparaissent en maillots de bain.Les actrices de Kabuki se noircissent les sourcils, puisque les rôles de femmes ne sont plus interprétés par des hommes.Et allez allez on joue même au billard !

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Le cadrage   : voir le cadrage du Plongeon, très audacieux, ou le jeu de cache-cache  ( porte, bras ) du miroir de Onchi Kōshirō où le sujet est en partie doublement caché.

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L’actualité : le grand tremblement de terre du 1 septembre 1923 est évoqué i directement  par la destruction de la grande maison d’edition de Watanabe  et de son stock de planches.Une estampe dépeint l’hôpital Saint Luc à Tokyo, entièrement détruit.Une telle catastrophe explique la frénésie de la reconstruction qui se fait dans le style occidental et la fierté de cette réussite que traduisent les «  cent vues du nouveau Tokyo «  série à laquelle huit artistes ont participé. Elle fut distribuée par son éditeur à partir de 1929, et achevée seulement en1932, elle comporte 4 ensembles de 25 estampes chacun.En relation avec les cent vues célèbres d’Edo de Hiroshige, elles montrent avec soin l’interieur d’un cinéma, un quartier de nuit, une rue bordée de cafés à Shinjuku, et la nouvelle gare de Tokyo.

Mentionnons également les 14 etapes d’impression Du Mont Fuji, à l’aube de 1936.

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Et bien sûr réjouissons – nous de l’accession en 1952 au statut de bien culturel immatériel  de la technique traditionnelle de la gravure sur bois.

23 -lithographies et estampes, monotypes, peinture, un peu la photo

Bonjour

 

Fondation Taylor 1 rue La  Bruyère

La lithographie est à l’honneur, cet automne ! D’abord avec cette très belle exposition  50 ans de lithographie de Jean-Michel Machet . Le Maître  nous a accueillies si gentiment  à la  Fondation Taylor, pour nous  raconter sa carrière, son travail, ses relations singulières avec les artistes, les innovations techniques, le fonctionnement des presses, son invention d’un système de présentation sans verre ( ah ! enfin! ), qui détache les lithos du mur et refuse l’encadrement .Il a débuté dans l’atelier de René Guillard , puis a été engagé dans l’atelier Mourlot à Paris, et à New York, et ouvert son propre atelier en 1979. Il a eu le bonheur de tirer des œuvres de Zao-Wou-ki, d’Olivier Debré, de Balthus , de Francis Bacon, de Tapiès, voire Weisbuch, et Pierre Etaix. Il n’a pas hésité à présenter au sous -sol voûté un panorama de lithos d’artistes moins connus en France.

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Actuellement la Fondation présente un ensemble de gravures, dont nous parlerons bientôt.

La BNF ,(accès par l’entrée est,  9 h – 20 h , dimanche 13 h- 19 h , lundi 14h – 20 h.) allée Julien Cain , en accès libre, nous permet d’apprécier Épreuves d’imprimeur.Estampes de l’Atelier de Franck Bordas. Ceci jusqu’au 24 novembre.

90 lithographies et estampes numériques sont exposées.

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Franck Bordas s’est formé au métier d’imprimeur lithographe chez son grand-père le célèbre Fernand Mourlot. Il présente également son activité d’éditeur avec les titres de sa collection « Paquebot  ». C’est en 2005 qu’il a ouvert un studio dédié à l’art numérique, et il expose ici les impressions numériques pigmentaires de Tim Maguire et de Philippe Baudelocque.

 

La gravure contemporaine est très bien représentée à la Galerie l’Echiquier, 16 rue de l’échiquier 75010, mardi-vendredi 14 h30-18 h 30 et le samedi jusqu’à 19 h.

Jusqu’au 12 octobre, la série de l’autre côté , de Pablo Flaiszman , composée de 29 œuvres en noir et blanc, travaillées à la pointe sèche, à l’aquatinte et au vernis mou nous enchante par sa belle palette de noirs , de blancs et ses nuances de gris, sa technique splendide, ses cadrages très contemporains , osés, qui accentuent le mystère du quotidien, constitué d’objets, tables, chaises, verres, repas, chambre,ombres, visages cachés. Son univers fascinant est menaçant, inquiétant.

Né en 1970 en Argentine, il vit à Paris.Il a appris la gravure avec Alfredo de Vincenzo à l’ecole Des Beaux arts de Buenos Aires, et a acquis la maîtrise de l’aquatinte avec l’artiste danois Bo Halbirk .

Il peut s’inspirer de photos recomposées et retravaillées à l’ordinateur.

arts et métiers du livre n°328 septembre -octobre 2018 pages 58 à 65, avec  11 très belles reproductions,

Et les  monotypes ?

Oui, oui, on peut en voir jusqu’au 13 octobre, à la galerie Univer 6 cité de l’ameublement  75011, mercredi- samedi 14 h.  – 19 h , ceux de Jean François Baudé dont les œuvres ont été  réalisées dans le cadre d’une résidence d’artiste,au domaine de Kerguéhemec.La plaque de plastique est posée sur une plaque lumineuse, enduite d’encre au rouleau, et cette encre à base de carbone et de soja est prélevée par endroits à l’aide de plusieurs procédés et la plaque est alors tirée sur un papier coton.Regardez aussi les très beaux fusains .

Et la peinture dans tout ça ?

J’ai trop à dire, je fais des impasses,  mais je signale I am crying because you are not crying, galerie Alain Rech, terminée le 6 octobre, de Claire Tabouret , vous l’aviez remarquée à Avignon cet été oui, l’affiche du festival!Le thème unique de ces toiles à l’acrylique et à l’encre, de grand format, est celui de deux lutteurs, évoquant ceux de Michel-Ange, ou les boxeurs Warold et Basquiat, des chorégraphies, les gestes précédant le moment représente du combat ont laissé leur trace sur les toiles.

Comment ne pas nommer Otto de Laurent Grasso, à la galerie Perrotin , 76 rue de Turenne  ? Artiste conceptuel figuratif, intelligent, cultivé, raffiné, hors norme.

A l’occasion d’une commande de la Biennale de Sydney, Laurent Grasso présente l aura de sites sacrés aborigènes d’Australie.Et alors le rapport avec Otto? L’un lui a donné libre accès àces lieux, et l’autre Otto, c’est le physicien Winfried Otto Schuman, prédisant dans les années 50, l’existence de résonances dans le champ magnétique terrestre.son univers ésotérique puise dans ces deux univers avec une fascination enrobée de mystère.

Cette œuvre mériterait un long développement, ceci n’est qu’une petite porte d’entrée.

Mon cœur va vers les galeries de petite taille, mais qui suivent et choisissent de façon cohérente leurs artistes. C’est le cas de la galerie de France, 54 rue de la verrerie,  mardi- samedi 14 h – 19 h, au Studiolo, dans Avec elles 26 artistes femmes sont exposées jusqu’au 27 octobre, la galerie les a accompagnées depuis 1981 dans une relation complice et amicale, ce sont des photographes, dessinatrices et peintres, que nous aimons tous.

Pas de temps pour la photo que j’affectionne, et pour une de galeries chouchous

La galerie &co119,  119 rue vieille du temple.

Maintenant vous la connaissez, le digicode à gauche, la traversée de cette belle cour privée du Marais, la galerie sur la gauche, avec son unique pièce.Et bien en pleine saison japonaise, elle présente contrairement à son usage, non des photographes japonais mais 

dossier de presse , petit jeu , remettez les morceaux du puzzle dans l’ordre !

A bientôto