22 une belle rentrée!

 

Pendant six mois nous allons être

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Alors

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La saison japonismes 2018 célébrant le 160 ème anniversaire des relations diplomatiques entre la France et le Japon a été brillamment inaugurée en juillet à l’Hôtel particulier Salomon de Rotschild , 11  rue Berryer, par la superbe et sophistiquée exposition   : Fukami , une plongée dans l’esthétique japonaise.

Ce voyage dans 10000 ans d’histoire, dont la conception de l’espace a été confiée à l’agence d’architecture Sanaa ,autour de dix thèmes, présentait des œuvres de 25 artistes : Yohei Nawa, Tanaka, Sugimoto,  côtoyaient Picasso et Gauguin dans un intelligent dialogue entre l’Orient et l’Occident.

 

Kohei Nawa, installation foam  , paysage de mousse bleue

Tapis fait de pigments par Shinji Ohmaki

Lee Ufan, destruction et reconstitution d’ardoises

Céramiques de la période Jômon à côté d’ un vêtement intégrant des perles spéciales qui transforment la couleur.

Hokusai

La Maisonde la Culture du Japon à Paris , elle, avait décidé de nous initier à la calligraphie libérée de Yu-ichi-Inoue qui a érigé la calligraphie au rang d’art contemporain

 

Le 16 octobre elle abritera l’exposition consacrée à la période Jômon (11000 ac – 400 ac)

et au Petit Palais , ok ok ce n’est pas une galerie, on peut  ( doit ) voir jusqu’au 14 octobre les extraordinaires kakémonos de peintures polychromes sur soie de  Itô Jakuchû : le royaume coloré desêtres vivants. Il s’agit d’un prêt exceptionnel des collections impériales du Japon.Cet ensemble monumental représentant faune et flore,offre une grande précision dûe à une observation très attentive des sujets : coqs, canards ,  grenouilles, poissons, coquillages, plantes, neige, arbres en fleurs. Tout est remarquable :richesse des compositions, cadrages, motifs variés, détails recherchés, technique.Ce peintre non académique du XVIII eme siècle en avait fait don au monastère Shôkoku-ji à Kyoto.Les travaux de restauration de ces œuvres ont duré 6 ans et ont permis de confirmer la technique urazaishiki, qui consiste à colorer par endroits le revers de l’oeuvre afin de rendre plus ou moins intenses les effets de couleur sur la soie.

On peut aussi, en prenant la bonne sortie voir les fleurs précieuses du jardin mystérieux, chef d’oeuvre de la gravure Takuhanga en noir et blanc qui s’inspire de l’estampage adopté en Chine pour reproduire sur papier les inscriptions gravées sur les stèles .

 

Nous pourrons voir Trésors de Kyoto, trois siècles de création Rinpa , au musée Cernuschi à partir du 26 octobre, et déjà à la Fondation Custodia des estampes japonaises modernes. 

Pour vous tenir au courant des pieces de théâtre,  du Kabuki, des concerts , des films, de la gastronomie, consultez japonismes.org/fr/

21-Picasso

Fin de saison, en beauté, avec 

Picasso et la danse

à la bibliothèque-Musée de l’opéra, en collaboration avec la BNF et le musée Picasso

Palais Garnier, expo payante, 10h-17 h tous les jours jusqu’au 16 septembre.

Picasso 1881-1973

La danse? Oui celle des danseuses de cirque des années 1900,des bacchanales des années 40 à 60, des danses érotiquesp de sa dernière période.

La danse? Oui comme célébration du mouvement et du corps.

Quatre parties rythment notre parcours, dévoilant 130 œuvres.

– La troupe des Ballets Russes

puisque Picasso partage régulièrement la vie de la troupe entre résidences et tournées. Il y rencontre Olga Khokhlova qu’il épouse en 1918.

– Travailler pour le Ballet

Picasso a contribué à 10 productions de ballets dont 6 pour les Ballets Russes, sous forme de dessins, de rideaux de scène,de costumes cubistes ou non, de décors, d’inventions.

– Représenter la danse

french cancan, bals populaires, danses orientales,mythologiques,espagnoles, danseuses-écuyères, matadors exécutant chorégraphique.ent leurs passes.

– De la danse au geste dansé

Des clichés représentent Picasso dansant, dans l’atelier, dans la rue,où en peignant.

 

on voit ainsi photos, esquisses, croquis, costumes, différents états de gravures, dont certains rarement montrés.

 

 

20- Trois expos de photos

 

Profitons encore un peu de Paris et des expo de photos avant d’aller à Arles.

1 Rendons visite à la petite galerie charmante  consacrée aux artistes Japonais

Co.119

119 rue vieille du temple 75003

mercredi-samedi 12h-19h ( digicode, à droite du portail)

Keiichi Tahara

Sens de lumière

, fenêtres et portraits

jusqu’au 18 juillet

De ce grand photographe , disparu il y a un an  et qui a gagné le Grand Prix des Jeunes Photographes à Arles en 1977 ,sont exposées ici deux photos  de sa série de fenêtres dans sa chambrette parisienne lors de ses premières années à Paris et des portraits d’artistes et d’intellectuels rencontrés   à Paris lors de son séjour de plus de  30 ans, photographies en noir et blanc, en pose non académique, dans leur environnement réaliste et pas forcément  flatteur  , mais révélateur , dans un beau travail personnel sur la lumière. Je le cite ( Les Échos septembre 2014 ) : « Je veux vraiment attraper la lumière  » Et telle est  sa démarche , où des lumières se posent sur un visage, un chat, un front, un décor ,en contraste avec de beaux noirs profonds ou en dégradés.

 

2.  Home

Seize photographes de Magnum , en collaboration avec Fujifilm, à la galerie Joseph rue de Turenne, l’expo est terminée mais on peut se procurer le très beau livre qui lui est consacrée.

Chaque photographe présente un travail réalisé spécifiquement pour cette exposition collective, une série en fait évoquant son domaine intime, proposant son interprétation de ce sujet universel en différents formats.L’expo voyage à Tokyo,Cologne, en Italie , en Chine, peut-être aurez-vous l’occasion de la voir!

 

3  expo «  historique »

Willy Ronis par Willy Ronis

carre Baudoin 119 ruede Menilmontant 75020

11 -19 h sauf dimanche et lundi

exposition gratuité jusqu’au 29 septembre

Willy Ronis : 1910-2009

En 1947, ce photographe français découvre avec passion deux quartiers de Paris où on n’osait pas s’aventurer, des quartiers d’ « Apaches  »! Belleville et Ménilmontant .Il les arpente avec son Rolleiflex et cette série ouvre l’exposition. Des cartels tirés de propos de Ronis,  accompagnent les tirages en explicitant ses choix, de cadrages, de la survenue inopinée de quelque chose ou quelqu’un qui donnera du sens.

Les autres volets sont

les débuts,  autoportraits, nus, le monde ouvrier, Paris, la province  l’ailleurs et l’intime .

Cette grande figure de la photographie «  humaniste » a saisi fraternellement des instants de la vie quotidienne des gens, manifestations, misère ouvrière, grèves ( ah Rose Zehner prenant la parole , juchée sur une table chez Citroën-Javel), amours, loisirs, sa femme, sur plus de trente ans.

Cette exposition a été choisie par la mairie du 20 ème pour célébrer les 10 ans du Pavillon Carré de Baudoin.

Elle porte ce titre car le photographe a constitué 6 albums , légués à l’Etat.ces albums inédits sont la matrice de l’exposition.

19 galerie Templon

 

 

Avant de partir en vacances un petit tour dans une grande galerie avant de finir juin dans de petites galeries.

2 lieux  tous deux  mardi-samedi 10-19 h

Et jusqu’au 21 juillet

  •   le nouvel espace 28 rue du grenier saint Lazare 75003

Jan Fabre 

Folklore sexuel Belge

Mer du Nord sexuelle Belge

L’artiste a conçu pour les 250 m2 d’exposition un ensemble inédit d’oeuvres avec différents média :

dessins et sculptures en dialogue, comme déclaration d’amour critique à son pays.

Les sculptures , réalisées à partir d’objets de culte de l’Eglise Catholique, où vernaculaires , trouvées dans des brocantes lui permettent de célébrer le Carnaval. 

Il utilise les confettis et les paillettes de rigueur.

 

 Je cite Jan Fabre: « C ‘est la célébration burlesque du carnavalesque, du congolesque  ,de subversion belge »pendant le Carnaval    on peut  « tout faire, attaquer le roi et la reine, les politiciens,utiliser un langage ordurier, pour la Belgique c’est une profonde résistance contre le pouvoir.

On peut exprimer sa sexualité

 

–         30 rue Beaubourg 75003

Robert Motherwell ( 1915-1991)

Open series

Une vingtaine d’oeuvres de cette série des années 70 est exposée à l’occasion de cette première présentation à Paris d’un ensemble spectaculaire du grand maître américain  de l’abstraction.

Dépouillées.  ces peintures expérimentent une large palette de couleurs.

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18- Dehors , la ville de demain

Allons voir ailleurs ! Avançons ! Circulons !

A  – Les amis ( des ) graveurs ont été très très gâtés ce mois-ci avec

— Les expositions de graveurs japonais et de leurs invités français à la Cité Internationale des Arts, et à la galerie Grand’Eterna 3 rue de Miromesnil.

– Celle, annuelle, de Pointe et Burin, à la Fondation Taylor,avec un hommage à Felicien Rops, et avec invitations de graveurs belges ou français, comme Florence Hinneburg.

– La très belle et déjà historique collection des estampes des Ateliers Moret au siège de Manifestampe.

– La Fête de l estampe, comme chaque année le 26 mai.

– Et notre rendez-vous annuel du mois de juin: les journées de l’estampe contemporaine   Place Saint Sulpice ( 2 jours cette année! )

B – Allons donc enfin nous intéresser à l’urbanisme, à la galerie V I A

( valorisation de l’innovation dans l’ameublement)

120 avenue Ledru-Rollin 75011

lundi- vendredi 9 h30-18 h 30. Jusqu´au 29 Août .

L’ exposition        Dehors, la ville de demain

consacrée au futur mobilier urbain questionne nos nouveaux usages de la ville, là où on se retrouve, déjeune , se connecte, travaille, se détend, s’assied, lit.

Sont exposés aussi bien des travaux d’étudiants de l’Ensci que des acteurs de l’industrie du mobilier urbain.

La pietonnisation, la connectivité accrue, l’usage plus répandu du vélo,obligent à tout repenser: luminaires publics , assises , bureaux, pour favoriser « la proximité sans promiscuité » comme le dit l’article de parisart, en partageant des espaces communs, aux prises nombreuses alimentées par énergie solaire

C’ est un régal mais évidemment ce sont les décideurs publics qui choisiront ( ou non  ) ces nouveaux mobiliers, symboles de nouveaux modes de vie.

le numéro 385 de la revue Architecture, (24 euros) fait office de catalogue, pages144 à 153.

17 Rieko Koga ,Pierre-Yves Caër gallery

7 rue Notre Dame de Nazareth 75003

mardi-samedi 11h-19 h 30

» un fil immaculé »

Attention , jusqu’au 16 juin ( d e m a  i n ) !!!

 

-Expo d’oeuvres Textiles , broderies en noir et blanc sur du lin blanc.

Oeuvres profondes ( le fond) et lègères ( la forme )

On ressent la dimension spirituelle de ce travail.

L’artiste utilise la tradition ( broderie du Sashiko ) au service d’un propos très contemporain. On sent le geste du Sumi-e ( sa maman était calligraphe) , les points peuvent rappeler les œuvres au stylo bille bleu d’Alighiero (e) Boetti,, les suites de chiffres,se développant en séries organisées nous remémorent Opalka , son immense tissu dans la grande pièce m’entrainait vers un continent( et oui on aime tellement la cartographie ! )  mais non ! Il s’agit de la représentation d’une graine, très agrandie, comme les œuvres de Claes Oldenburg, ,qui contient en elle passé, présent, avenir.le futur est aussi le sujet d’un grand voile d’un mètre de large,sur de nombreux mètres de long, présenté comme les rouleaux asiatiques, une partie enroulée, une partie dévoilée,mais au plafond,on en voit le dessous qui forme des ondes, et qui nous pose des questions et toi, qui aideras -tu? Et aussitôt on pense à cette si belle expo cet hiver de Boltanski, dans l’Oude Kerke d’Amsterdam qui tirait les morts du néant,et dont les mannequins recouverts de noir nous posaient, également en anglais, ce même genre de questions, qui nous ramenaient à notre propre métaphysique.

Les œuvres ont de très beaux accrochages en liberté ( sauf celles de petit format, sous cadres ! )

la galeriste est aux petits soins et se réjouit de notre curiosité et de nos rapprochements.

 

une superbe exposition, jusqu’à demain!!!

Merci Catherine de m’avoir expressément à aller la voir!

16 galeries exposant de la gravure contemporaine

 -Galerie Jahidi

Itinérante ( ex galerie Galatée rue Notre Dame de Nazareth )

on peut s’inscrire à sa newsletter :  contact @galeriejahidi.com

et s’abonner à ses publications sur Facebook .

Elle présentera à Paris en octobre les œuvres de Marine Lefebvre, récompensée par le prix Lacouriere 2018 décerné par la BNF et par la Fondtion de France.

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Elle suit et exposé le travail de ses artistes dont Jeremie Solomon, lauréat du prix Pierre Cardin 2017.

Elle pratique une politique d’ acquisition d’estampes du XIX ème et du XX ème siècles.

ce sont des passionnés.

on peut acheter des estampes sur leur site.

 

 – Galerie Anaphora

13 rue Maître Albert 75005

mardi-samedi 15 h 30-19 h 30

ouverte en février 2016

accueil chaleureux et généreux

édition de porte- folios

Beaux livres d’artistes

démonstrations.

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Galerie l’ Échiquier

16 rue de l’echiquier 75010

11 h – 18 h sauf le lundi ( vérifiez)

tenue par Lise Follier Morales, elle- même graveure

accueil froid pour ceux qui ne font pas partie de cercle.Au moins sept expos annuelles

Quentin Preaud, Judith Rotchild   Catherine Gillet , Pablo Flaiszman, Pauleen K , Deborah Boxer.

– la fondation Taylor

1 rue Labruyere75009

14-20 h sauf le lundi

association fondée en 1844 qui expose aussi sculpteurs, peintres, photographes.

En gravure elle décerne deux prix : Paul Gonnard ( burin) et KiyoshiHasegawa .

tres beau lieu, accueillant’ salles au rez, de  – chaussée,en sous-sol et au quatrième étage ( ascenseur) dans le magnifique atelier d’Albert Maignan ( voire dans la mezzanine du cinquième.

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Galerie Documents 15

15 rue de l’echaude 75006

mardi-samedi 14 h-19 h

créée en 2012, accueil chaleureux plutôt réservé aux acheteurs qu’aux amateurs.

Expositions collectives, Mario Avati,  Erik Desmazieres , Cecile Reims, Joerg  Ortner,

Galerie Martinez Fleuriot

estampes anciennes et contemporaines

97 rue de Seine 75006

10 h 30 – 18 h 30 expose Bich Rosalie Nguyen

Galerie Michelle Broutta

31 rue des bergers 75015

Zafet Zec , livres de bibliophilie illustres de gravures originales

Galerie de l’association pour l’Estampe et l’art populaire Velasco et Meller

49 rue des cascades 75020

Atelier , ne prend pas de commission sur les ventes

Manifestampe

5 rue Pierre Semard 75009

mercredi-dimanche 15h-19 h

expositions, conférences , signatures

a crée la Fête de l’estampe le 26 mai chaque année

expose des estampes appartenant à des collectionneurs ( sans vente)

son but est militant, promouvoir l’estampe contemporaine et patrimoniale par tous les moyens.

on peut y acheter lActuel de l’estampe et d’autres publications.

Accueil très chaleureux.

                Galeries qui peuvent aussi exposer des gravures, mais pas que

Galerie Podromus

46 rue saint Sébastien 75011

mardi-samedi 14 h -19 h

Mireille  Baltar

Galerie schumm-braunstein

9 rue de Montmorency 75003

mardi-samedi 14 h 30-19 h

Anne Paulus

Livres d’artistes, concerts

-Galerie la Ralentie

22-24 rue de la fontaine au roi 75011

Jeudi-samedi 14 h 19 h

Galerie goutte de terre 

4 rue Basfroi

plutôt portée sur les petits formats

cité internationale des arts

18 rue de l Hôtel de Ville 75004

entree sur le quai

Galerie Grand’Eterna

3 rue de Mirosmenil 75008

11-13, 14-19 h sauf le dimanche

plutot des artistes asiatiques

-Galerie le Génie de la Bastille

125 rue de Charonne 75011

14-20 h sauf le lundi

expos, démonstrations, stages, concerts

assez sympathique

– Minima librairie galerie

5 rue de l’échaudé 75006

lundi-samedi 14-19 h

éditent aussi des livres de bibliophilie ( textes et images) sous le nom de l’atelier du lierre

expositions de gravures, souvent de petits formats.

Nathalie Grall

Galerie univers, de Colette Colla

6 cité de l’ameublement 75011

mercredi-samedi 14 h-19 h

vente de livres d’artistes

peintures, sculptures,photographies, gravures

Gerard Titus-Carmel’ Antonio Segui , Jean Pierre Pincemin

 

 

-15 début 2018,photos et gravures , deux expositions historiques

1-galerie Suzanne Tarasieve, 7 rue Pastourelle,jusqu’au 3 mars, de 11 h à19 h

Juergen Teller   Legs,snails and peaches

Photos en couleurs

» to take photos you have to love  life »

Ce photographe de mode allemand vit à Londres où il a eu une grande rétrospective.Decalé, il prend à rebours les stéréotypes, en mettant en scène des femmes   ( Kate Moss, Beatrice Dalle, Charlotte Rampling) qui secondent subtilement son propos.Il joue sur des couleurs flashées avec une grande liberté, en prenant des risques, acceptés par ses commanditaires, Vogue, Marc Jacobs,Céline. Il apparaît aussi dans ses photos, avec ici comme modèles grenouilles et gasteropodes.

24AE60FB-48F3-4999-91A1-2D8A084916A7Le voici sur cette photo emblématique, allongé nu, négligemment accroché à des ballons colorés, devant un mur automnal,rappel du temps qui passe et hommage à la palette de Lucian Freud.

 

 

Il mêle l’animal et l’humain,l’humain et le végétal.16CB38BD-BAB5-485B-AF65-1FDEBC00E7DA

Cet autoportrait au t-shirt aux 11 étoiles européennes ( ah Le Brexit!) au téléphone qui photographie quoi? attire aussi l’attention en raison du gros escargot qui explore sa jambe gauche, récit complexe, politique, écologique, érotique.

2- galerie Thaddeus Ropac 7 rue Debeylleme 10 h-19h

VALIE EXPORT, body configuration 1972-1976

Cette artiste autrichienne s’est illustrée dans l’art de la performance, dont restent les traces photographiées en noir et blanc. Elle utilisait son corps, isolé, dans la ville et dans la nature,dans l’espace public, tel un crayon, un pinceau, une sculpture vivante .2 vidéos nous montrent des actions.

 

-3. Galerie Karsten Greve 5 rue Debeylleme 10h-19h

jusqu’au 24 fevrier

Louise Bourgeois editions

Cette grande galerie a déjà présenté de nombreuses expositions consacrées à Louise Bourgeois, dont celle de 2013 , (ses premières œuvres ).Ici, au même moment que l’extraordinaire expo du MoMA an unfolding portrait, dont bien sûr nous allons trouver, feuilleter, acheter la catalogue, à défaut de pouvoir prendre l’avion aussitôt ! , sont montrés estampes, portefolios, livres illustrés, travaux sur tissu,aquatintes, sérigraphies!

c’est récemment arrivée à New York qu’elle avait suivi des cours de gravure et évolué autour de l’Atelier 17. L’exposition se focalise sur sa seconde période de production, de la fin des années 80 à 2009. On peut particulièrement apprécier les gravures sur textile.( on connaît notre faible pour ce support),et ce que peut-être on connaît moins les livres d’artiste, comme the  Puritan , Homely girl, et ses portefolios tel topiary ( the art of improving nature).

Les thématiques variées évoquent, comme toujours chez elle, la biographie de l’artiste, et particulièrement la lutte de sa sœur Henriette contre la rigidité progressive de sa jambe, son corps se transforme en rameau, nouvelle Daphné.

catalogue du MoMA 70 euros, en vente aussi ailleurs à 65 euros.

14- une belle fin d’année

– D’abord pour les amateurs de gravures, il y a eu trois expositions en décembre:chez Jahidi avec Jérémie Salomon, chez Manifestampe avec les neufs lauréats du prix Regner-Lhotellier, et à la fondation Taylor avec sa large sélection d’oeuvres de Didier Hamey ,son bestiaire, ses plantes, son univers de fables,ses personnages fantastiques, son trait fin et délicat,souvent réhaussé à l’aquarelle, dans des tonalités douces.

 

-ensuite la plus belle exposition de l’année (jusqu’au 22 décembre)

PICASSO et MAYA

chez Gagosian, 7rue de Ponthieu.

Maya, fille de Picasso et Marie Thérèse Walter est née en 1935. Les portraits regroupés ici se concentrent particulièrement sur ses neuf premières années, et ils sont assez classiques( surtout les dessins du bébé).Cette liaison et cette paternité est furent pas légitimées,mais tenues secrètes, car Picasso, non encore séparé d’Olga, fréquentait passionnément Dora Maar.Mais Picasso désirait marquer formellement les étapes de la croissance de sa fille: il l’a dessinée quelques jours après sa naissance, ou bien allaitée par sa maman , ou endormie et suçant son pouce, portraire attendris et descriptifs .Photos et portraits jalonnent la période où toutes deux sont installées à Tremblay sur Mauldre, à 45 kilomètres de Paris, dans la Maison prêtée par Ambroise Vollard.

Le visage de Maya,assise par terre, condense plusieurs angles, chaque vêtue différemment, on voit affleurer son fort caractère, et son lien complexe à sa poupée.En 9 jours Picasso peignit 4 portraits de Maya , tenant un jouet’ un petit bateau, sa poupée, un petit cheval. Ces tableaux, comme d’habitude, sont truffés de références( mythologie, Velasquez, Vierge à l’enfant, Elisabeth Vigé-Lebrun, comme le démontre le commissaire d’exposition dans son catalogue.

De nombreuses photos montrent Picasso et sa fille à différents âges, entre autres, en 1955, lors du tournage du film le mystère Picasso.

Ces tableaux, dessins et sculptures proviennent de collations privées, rarement de musées, l’ensemble ainsi exposé est remarquable, c.est un véritable évènements car c’estla Première fois qu’une exposition met en lumière ce lien unique entre Picasso et sa fille Maya qui s’est peu à peu impliquée dans le processus créatif de son père,

Le curateur est la fille de Maya, Diana Widmaier Picasso.

-liens.  Vogue.fr 23 octobre 2017 .Le Monde 17 novembre 2017.

-l’exposition roadside lights d’Eiji Ohashi est prolongée do 10 janvier au 1 février

-vernissage en janvier à la fondation Taylor

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Excellente année à vous toutes et à vous tous, à terminer à la Grande Halle de la Villette avec les deux monumentales installations interactives de William Forsythe et du compositeur de musique électronique Ryoji Ikeda ( fin le 31 décembre)

Meilleurs voeux

ce qui me ferait plaisir c’est que vous m’indiquiez quel artiste ou quelle  photo de mes articles vous avez préférés.

13- gravures et photos

 

 

 

A – Galerie Schumm- Braunstein

9 rue de Montmorency

jusqu’au 28 janvier- 14h30-19 h

Anne Paulus

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– Nous pouvons voir les 9 exemplaires du livre d’artiste, du silence à Manshu-in , dialogue entre les encres originales  d’Anne Paulus avec les textes de Christian Doumet, magnifiques éditions GSB

-Anne Paulus déploie dans les estampes exposées ses thématiques et sa belle technique :la cartographie,l’incision, le pli,la cassure,la démarcation au trait rouge,l’ombre naturelle, le Carborundum.

Le verso de cartes anciennes entoilées permet à l’artiste de tracer un autre parcours personnel , la présentation permettant souvent de passer du parcours ancien au parcours contemporain.

Le feutre des langes des presses pour la gravure, oui , oui, celui-là même, langes neufs et anciens, ce beau feutre blanc charnel, épais, accueille , en tant que support, les thèmes de la série sur papier, des planètes flottantes bien au-dessus du tracé rouge d’un cartouche vide, lieu silencieux et poétique.

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119 rue vieille du temple

Jusqu’au 13 janvier 12h-19

Eiji  Ohashi roadside lights

Pour sa première exposition en Europe le photographe japonais nous dévoile une partie de sa longue série sur les distributeurs automatiques de boissons au Japon, dont la lumière qui en émane a attiré son attention pour avoir guidé son chemin une nuit où il s’était égaré. Il en en fait des photos pendant neuf ans, en noir et blanc et en couleurs,en ville, dans le métro, dans des villages, à la campagne, au milieu de nulle part, recouverts de neige dans sa région( Hokkaido).

Passé l’étonnement et l’exotisme du sujet pour nous, et  Eiji Ohashi , présent, a eu  la gentillesse d’apporter plein d’éclaircissements ! place au regard, aux variantes, à son beau bleu pictural, aux rêveries suscitées (la egg store nous a fait partir dans une discussion à trois avec Jessica la galeriste, lui et moi, dans une digression sur le petit chaperon rouge et les courbes féminines du passage!!!)

Un beau catalogue pour repartir avec un souvenir si on ne peut s’offrir une photo originale, un très beau livre à feuilleter( couverture et tranche rouges ) édité par Coca Cola contenant de surprenantes photos des distributeurs , un accueil très chaleureux!