12- Photos: Lise Sarfati,Amélie Labourdette, Stephan Crasneanscki -dessins:Fred Deux, Amélie Labourdette -frottages: Stephan Crasneanscki

 

Il pleut , alors vite, vite, poussons les portes des galeries!

-A galerie Thierry Bigaignan

9 rue Charlot 12h  -19h ( sauf dimanche et lundi) Empire of Dust ,Amélie Labourdette, jusqu’au 23 décembre.

Gli ecomostri, ces grandes constructions inachevées, à l’abandon, car illégales ( recyclage de l’argent mafieux )  ou par manque d’argent, squelettes de béton, se rencontrent dans toute l’Italie du Sud ( Sicile, Basilicate, Calabre, Pouilles) .  Amélie Labourdette en présente ici 7 photos en grand format qui montrent bien combien ils sont impressionnants. Elle y adjoint deux très beaux dessins au graphite.

Pour le commissaire d’exposition elle  » livre les traces d’une archéologie du présent, avec ses restes, ses indices, ses histoires. »

Cette artiste plasticienne nantaise, née en 1974 ,nous livre également la rencontre d’un monde en ruine où la nature semble reprendre ses droits.

Liens : France Culture, les carnets de la création, les architectures inachevées d’Amélie Labourdette 8/11/2017

 

 

 

B  La Galerie particulière 

16 rue du Perche (11h-19h )

Oh Man, Lise Sarfati. Jusqu’au 13 janvier

Oh Man est une série de 17 photographies de grand format, réalisées à Los Angeles en 2012 et 2013 .Ici seules 7 nous sont dévoilées. Rien de pittoresque ou de touristique dans ces vues: chacune représente un homme, qui marche, seul, dans une rue vide, sous une lumière solaire intense, car Lise Sarfati a voulu inverser le regard, le soleil irradie l’image et renforce la marche qui pour elle représente la liberté. Cette fois-ci les femmes sont absentes de cette série, contrairement aux précédentes ( She, The new Life), car elle dit associer l’idée de la ville et de la marche à quelque chose de masculin, et a plutôt photographié les femmes dans un univers clos et restreint.

Il s’agit là aussi du rapport de l’humain au paysage.ces hommes auraient pu  être photographiés par des caméras de surveillance tellement leur présence ne semble pas souhaitée. En fait, à Los Angeles, le fait d’être à pied à quelque chose de suspect. Lise Sarfati continue dans cette série à s’interroger sur le vide, et sur la relation de l’homme au monde extérieur.

Malgré sa simplicité apparente cette série représente pour l’artiste  » deux ans de travail précis et acharné » .Techniquement elle a travaillé à la chambre, en optant pour un point de vue légèrement surélevé.

Lise Sarfati a vécu, vous vous souvenez, 10 ans en Russie, et y a fait une thèse sur la photographie russe des années 20, elle est partie y habiter en 1989 Mais la politique de Poutine l’a incitée à s’en aller et à partir pour Santa Monica, où Rose Galleria la représentait. Il est vrai qu’elle se dit contente de vivre en Californie  » où tout le monde se bat contre Trump » Cette artiste qui vit donc depuis 14 ans entre Paris et Los Angeles a fait l’objet d’expositions personnelles au Los Angeles Country Museum, au Lacma, à la MEP , à Foam, etc . Elle a reçu le prix Niepce en 1996 et la même année L’infinity Award de Centre International de la photographie à New-York .

lien : Dans son interview à Telerama du 25/11/2017 ( dans sortir à Paris) parlé de la sobriété de cette architecture d’entrepôts et de son désir de faire un travail sur la marche. » Cette série présente plusieurs niveaux de lecture, social, documentaire, esthétique, conceptuel.  »

Voici la fin de l’entretien :  » En photographie j’aime qu’il y ait un certain minimalisme qui facilite le passage de l’information.Lasimplicité de l’architecture  européenne n’écrase pas le personnage, le permet à merveille ».

lien: le site de.   lagalerieparticuliere.com , dossier et photos

 

 

 

C  Galerie Alain Margaron

5 rue du Perche

Fred Deux. Une vie sur la tableà dessin. Jusqu’au 9 décembre

ainsi que la rétrospective , la plus grande exposition qui lui ait été consacrée, au fil de 231 dessins, au Musée des Beaux Arts de Lyon. Jusqu’au 8 janvier .

Fred Deux, ce très grand dessinateur, le compagnon de l’artiste Cécile Reims, graveur, nous a quittés il y a deux ans, à l’âge de 91 ans.

On voit ici des travaux à la mine de plombent à l’aquarelle,à l’encre de Chine et à la peinture cellulosique, et à la peinture laque.

Son dessin est à la fois onirique et précis.

La galerie, très fidèles à ses artistes, l’a très souvent exposé, éditant à ses frais, des ouvrages de référence que vous pouvez aller consulter et acheter, même après .la fin de l’exposition.

liens: le monde.fr 14/09/2015 et 15/10/2017 articles de Philippe Dagen

Le livre Fred Deux l’alter ego publié par le Centre Pompidou lors de son exposition en 2004

 

 

 

D Galerie Odile Ouizman

10/12 rue des coutures saint Gervais 14h-19h

Stephan Crasneanscki jusqu’au 13 janvier

Ulysse syndrome

 

Mon coup de cœur! Une vraie découverte pour moi. Cet artiste est né en 1969 à Odessa et vit et travaille à New-York.

En 2009 l’artiste et le collectif Soundwalk qu’il a créé en 2000 sont partis sur les traces d’Ulysse pour une odyssée sonore et photographique , de Troie à Ithaque. ils ont enregistré toutes les fréquences hertziennes le long des côtes de la Méditerranée ( 500 heures! ) et ils les ont restituées lors d’une performance de 24 heures, en hommage aux 24 jours de leur Odyssée.

En 2017, l’artiste repart seul poursuivre ce voyage.

Trois types d’œuvre témoignent de ce cheminement:

-des photos argentiques, à la chambre noire, sous forme de dyptiques, une photo étroite jouxtant une autre large, Mais c’est le même paysage ( photo coupée? ).La Méditerranée est photographiée en contrejour, à l’aube et au crépuscule, calme et sereine , en couleurs claires.

– des frottages, magnifiques, à la pierre noire,sur papier de riz ,effectués directement sur des colonnes, des temples, des grottes.

-36 petites photos ( sur une série de 50), format 21×29,4 cm, en noir et blanc d’objets ayant accompagné ce voyage, anciens ou non, en extraordinaire impression risotto ( risographie).Le noir est somptueux.

liens: France Culture carnets nomades 03/02/2008 News York 2008 du côté de Tribeca.

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11- Exposition collective « Petits formats pour grands vœux »

Après avoir visité les deux très beaux Salons Pages et Soon , en novembre, nous  décidons de retourner à la galerie Anaphora, 13 rue Maître Albert, spécialisée dans la gravure contemporaine et qui  présente jusqu’au 20 décembre des gravures, collages, dessins, petits livres, estampes en petits formats, à prix très doux, à partir de 50 euros.

Elle est ouverte du mardi au samedi de 15h30 à 19h30 .

Cette galerie  a  un an et demi d’existence( ouverture en mai 2016  )et  présente des oeuvres de grande qualité . Selon sa coutume de fin d’année , 12 de ses graveurs permanents en invitent huit autres pour un accrochage de fête.

 

L’accueil est chaleureux et personnel, le galériste J.P Coroller, grand collectionneur passionné, n’hèsite pas à ouvrir les grands tiroirs de ses deux beaux meubles bas pour nous dévoiler des trésors, selon ce qu’il pressent de nos goûts. Il ne cherche pas à  » faire l’article » Mais à partager une complicité dans la contemplation .Il édite également des porte-folios : en ce moment trois porte-folios de 5 gravures chacun, de même format, présentés sous couverture rigide transparente.Les plus chers comportent une plaque de cuivre de l’une des gravures !

On peut aussi s’offrir pour 50 euros des petits livres , dont l’artiste, en Italie , a confectionné couverture, typo et une gravure autour d’une citation ou d’un vers de son choix.

Dans une autre vitrine, de très beaux livres d’artistes, en grand format, n’attendent que nous.

Soutenons la belle démarche de cette galerie, et laissons-lui notre adresse mail de façon à être alertés lors des nouvelles expositions et des rencontres avec les artistes, et quelquefois les démonstrations de leurs techniques.

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10- Simone phleulpin, textile art

Un monde de plis

10 nov-16 dec

Chapelle expiatoire, 29 rue Pasquier

 

Une expo dans cette chapelle ( désaffectée) ? , tellement chargée d’Histoire et de politique?

Allons ! Oublions les nostalgiques de la Royauté et essayons de ne voir que la belle architecture, la coupole, la lumière et l’expo recommandée par Roseline.

Les oeuvres de Simone Pheulpin , blanches, bien disposées en cercle, nous accueillent. Des concrétions? Des pierres fossilisées, des coquillages, des éléments organiques? Non, des pliages, nombreux, serrés,en dialogue.Elles suscitent d’abord  de l’étonnement pas loin de la sidération, des questionnements, puis la réalité se fait jour: il s’agit de calicot écru, grège, non décati, découpé en lais réguliers, puis plié, replié, tassé,agencé à l’aide d’épingles devenues invisibles ( sauf sur les radiogrammes exposés), le coton est ainsi durci, compact.Cette passion de l’artiste est née dans son enfance dans les Vosges dans les années quarante où de nombreuses industries textiles tournaient encore, Elle jouait avec le coton.

Son matériel? Ses doigts, de nombreux dés,les épingles (une dizaine de kilos par an !), les bandes de tissu en vrac ,des ciseaux pour couper tout ce qui dépasse et rebique, des gestes sont ainsi répétés à l’infini, comme ceux d’un artisan.Technique d’artisan , donc? Oui Mais résultats d’artiste.

le Textile Art a acquis ses lettres de noblesse avec Anne Albert, Rozsika Parker, le groupe Textruction, Sheila Hicks, et les Biennales sortant ainsi du côté Pénélope et sphère strictement féminine.

Simone Pheulpin a ainsi conçu Décade , cette énorme installation de dix panneaux colonnes de plus de 2 mètres de haut ( chacune d’elle composée de larges bandes de tissu enroulées et posées les unes sur les autres) où s’accrochent , à la même hauteur, des éléments-spirales-essaims-ventres, elle a donc conçu cette œuvre pour la Biennale de Lausanne en 1987 qui lui a ouvert la reconnaissance du monde de l’art contemporain. Elle a exposé en Pologne, aux États Unis, en Grande Bretagne,en Hongrie et à la Biennale de Kyoto.

En France, elle a eu une belle exposition en 2007 au Musée des tissus et des arts décoratifs de Lyon.

Ses sculptures nous relient à notre planète, à

l’histoire de la terre, au cosmos, on devine des monolithes, des couches géologiques, des coupes de troncs sans que rien ne soit figuratif.

La visite de la nef terminée, nous descendons dans la crypte et dans la sacristie, un tout petit parcours, où l’on se retrouve au niveau du jardin, après avoir regardé attentivement 36 sculptures.

Puis-je avouer mon plaisir d’en dénicher une, sur une étagère? … n o i r e ! ( éclipse)

9- Malick Sibibé, Mali Twist

Photos

Fondation Cartier 26 boulevard Raspail

La photo africaine est à l’honneur à Paris, nous avons eu le plaisir de voir la belle rétrospective Seydou Keïta au Grand Palais l’an dernier  et tout récemment la collection Pigozzi à la fondation Vuitton.En ce moment la fondation Cartier rend hommage au grand photographe Malick Sidibé, décédé en 2016, et qui a reçu un lion d’or pour l’ensemble de sa carrière à la Biennale de Venise en 2007.

Photographe à Bamako, en studio, réparateur d’appareils photo, modeste, puis photographe des nuits dansantes dans les nombreux clubs de la ville aux noms rigolos, ( allez chercher la liste!!! ) il nous offre ainsi deux types de photos en noir et blanc : les photos prises dans son studio, posées, en pied, dans un tout petit espace, avec choix du rideau de fond, du sol, et des accessoires ( moto, radio, chapeaux) , à plusieurs, et celles , en action, de la jeunesse qui faisait la fête à Bamako,en dansant ( le twist, mais pas que ) sur la musique des vinyles ( certains posent avec leur disque chouchou ). Le photographe, plutôt d’un naturel réservé ne danse pas, mais tourne autour des danseurs , se plaçant dans toutes sortes de positions pour réussir ses photos, qu’il revend aux participants me Il part en vélo puis en mobylette faire le tour de 4 ou 5 clubs par nuit, ne rentrant qu’au petit matin, et la fête ne bat son plein que lorsque les gens clament  » le photographe est  là! « . Les portraits en studio sont mis en scène pour un souvenir ( cf les 3 bergers gauches ), ou une parade de dandy. Les danseurs eux, sont dans le feu de l’action , élégants et déchainés. La super bande son  de l’expo (70 chansons ) accompagné fort bien les photos !

Des photos prises en plein air  composent une troisième série, celles au bord du fleuve Niger, les jeunes y venaient en pique-nique avec leur électrophone, se baignant, dansant, faisant semblant de se bagarrer .

La plus belle partie , à la fin de l’exposition, est composée de tirages d’époque, en petits formats, dans la pénombre, où seuls les visages sont éclairés.C’est magnifique!

oui , oui, je vous rassure, vous la verrez la photo iconique de 1963, dû drève de la sœur qui dansent pour Noël au Happy boys club.

Le Moma avait fait une expo où figuraient  3 photos maliennes anonymes. André Magnin est alors parti à Bamako, à la rencontre éventuelle de leur auteur.Sa recherche le mena chez un petit réparateur, qui dit , ah oui, c’est celles de Seydou, du coup Magnin s’intéressa également à ses photos, et leur rayonnement devint international. Merci Monsieur Magnin, grand découvreur de talents, souvent dans des conditions extrêmes , c’était lui le curateur de l’expo sur le Congo à la fondation Cartier en 2015 .IMG_3691

 

8- Un automne tout en installations et douceur. L’émergence du rose.

Ordre  3 Daniel Archambault , 2 karla Black, 3 Kirkeby,3 Claire Morgan, 1 Joseph Beuys, 3 Julio le Parc


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7- galerie Aux arts exetera

55 Place Voltaire à Arles

force magnétique

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Hippolyte Ludo, sculpteur et poète, travaille, entre autres , avec des aimants.Un peu années 70, les gadgets etc,  n’est-ce pas?

Non, non, en fait deux dispositifs fonctionnant sur le même principe sont exposés , et retiennent toute notre attention, grâce aussi à la bonne volonté de sa compagne, la galériste, qui nous explique le concept et nous permet de prendre des photos .

Il s’agit d’un cadre en bois, qui comporte trois côtés et l’œuvre présentée est un tondo contenu dans un cadre blanc et carré, comme un beau passe-partout qui permet de passer du cercle au carré du cadre en bois.vous suivez?

Ce tondo non figuratif est en noir et blanc, fascinant, encre de Chine? Gravure?

La quatrième côté du carré blanc , non encadré, a une petite encoche et on comprend que c’est, de façon épurée et sophistiquée un peu le principe des disques de stationnement , si vous les avez connus!

En tirant la partie arrondie qui dépasse, on découvre alors une très belle matrice grise, aux lignes dessinées,avec des reliefs, et on comprend que les aimants ( la matière noire )vont aller se rassembler différemment, mais selon les lignes du disque texturé, selon d’autres forces d’attraction.

Ce côté interactif et ludique, inattendu, devrait vous plaire.

Cet artiste de 70 ans recherche un artiste plus jeune, passionné et méticuleux à qui transmettre ce savoir faire unique.c’est tout vous, non? Alors, tenté(e)?

 

hum, pas de site, pas de Facebook, pas grand souci de com et de rentabilité, singulier et exquis, non?

 

3-gravures, céramiques , sculptures d’une même artiste.comptoir des savonniers.

13 rue Sainte Croix de le Bretonnerie

Marianne Guillou

Dans le bain d’une légende 

Ah, cela nous change! Tant mieux! Plusieurs techniques pour une même artiste, qui décide de présenter un travail cohérent , dans un lieusuperbe et inhabituel ( une boutique ).Belle radicalité.

c’est donc dans cette boutiqueà l’élégance très contemporaine que Marianne Guilloua installé, comme les éléments d’un joli jeu de piste, ses différentes œuvres qui ne se dévoilent que peu à peu à nos yeux.

le thème classique de la toilette de Venus, oui , mais pas que… On reconnaît aussi les compagnons d’âme de Notre sculpterai ce: Camille Claudel et Rodin.La poésie du proposnous embarqué de cet univers, Tout en décalage et finesse.Marianne Guillou transcende le lieu avec ses mythologies secrètes et personnelles.

6-Eros, expo collective des 3 lauréats du concours.galerie La Ralentie.

Georges Dumas, Adienne Arth et Stéphane 

Fondee en 2011, La galerie La Ralentie, 22 rue de la Fontaine au Roi, lieu  » d’art et de pensée » est désireuse de soutenir le retour àune figuration renouvelée.

Eros, est l’accrochage des œuvres des tous lauréats de la cinquième édition du concours organisé par la galerie.

Chaque artiste à sa propre démarche claire et bien reconnaissable, avec les techniques afférentes.

Nous y verrons ainsi un cyanotype de céramique florale sur un tissu recouvert d’une gaze photosensible de fleurs de lotus ( l’éveil), des broderies très contemporaines et des

 

Le site artnet.ch explique fort bien le processus de  paintographie et propose une vidéo de Georges Dumas en train d’en réaliser une.

En gros  , il s’agit d’une photo retravaillée pour se rapprocher de la peinture, le travail de construction aboutit à des carrés ( pixels), le tirage sur toile est repris à l’acrylique sur fond neutre.

5- photo contemporaine.Galerie Binome

19 rue Charlemagne

groupshow jusqu’au 22 /07/2017

Mettre en lignes

Pour cette exposition, uniquement des œuvres inédites

Installée dans le Marais depuis 2010, aux abords de la MEP, Valérie Cazin ouvre sa programmation aux artistes émergents en quête de nouvelles formes de photographies qui questionnent à la fois le médium et le support.

Tout est surprenant et soigné. La galerie est aussi présente à Slick Art Fair, au mois de la photo et édite des portefolios en tirage limité.

Les recherches  très pointues de ce groupe d’artistes dont elle s’occupe si bien, sont mises à la portée de tous par la galeriste qui explique toutes les techniques , de façon très chaleureuse.

Tout intrigue passons de ce support en verre à tel autre qui est un miroir et allons ainsi de surprise en surprise.IMG_2632.PNG

4-petits formats. minimenta.Galerie Goutte de terre .

4 rue Basfroi

Minimenta, festival d’expositions autour des petits formats (moins de 30 cm x30 cm) se déroule depuis 5 ans chaque année en juin.Cette année 7 galeries , dont 5 parisiennes,y ont participé.

La galerie Goutte de terre est une association,loi de 1901,créée en 2009 par Raphaël Schaltegger autour d’un projet pour l’amélioration de l’accès à l’eau potable dans le monde.

Dediée à la jeune création, elle expose céramiques, bijoux, dessins, gravures, photos et organisé quelques concerts.

Les artistes

de ce Minimenta dans cette galerie sont:

Fanny Bueb,Edson Castro,Dominique Luccioni, Caroline Heissat, Guacolda et Mona Luison.

Les techniques utilisées sont la pointe sèche pour Fanny Bueb qui nous fait voyager de son trait raffiné et inventif vers de petites planètes ,des monotypes, du gaufrage très fin, de la broderie sur dessin ( Gualcolda), des peintures très colorées.

l’ensemble des œuvres est toujours proposé à un prix accessible à tous.

 

Fanny partage avec nous ce poème:

Partie de rien, Fanny Bueb accomplit une trajectoire exemplaire: elle n’est arrivée nulle part                                                                                                                                         Amoureuse d’un forain, elle s’est vite retrouvée dans le pétrin                                                 S’essayant à la voltige, elle n’en a récolté que des vertiges                                                   Se lançant dans la danse, elle a fini en ambulance.

Son cas ne cesse de s’aggraver depuis qu’elle s’est mise à graver                                       Elle passe la plupart de son temps dans son lit et reste allongée                                         Le jour elle bulle, la nuit elle noctambule                                                                                      La truffe au vent, une pointe sèche à la main                                                                               Elle dessine, grave, croque, du soir au matin,                                                                              Un bestiaire onirique, des plantes archaïques ou hermétiques.