8- Un automne tout en installations et douceur. L’émergence du rose.

Ordre  3 Daniel Archambault , 2 karla Black, 3 Kirkeby,3 Claire Morgan, 1 Joseph Beuys, 3 Julio le Parc


galeries Perrotin, Karsten Greve,Taddeus Ropac , les Beaux Arts

artistes: Daniel Arsham,Julio le Parc , Claire Morgan, Joseph Beuys, Karla Black, Per Kirkeby

installations, dessins, toiles

      – galerie Perrotin, 76 rue de  Turenne

The angle of repose



On flâne dans quelques galeries du 3 ème, et chez Perrotin, , nous sommes aussitôt attirés par les matières , utilisées par l’artiste américain Daniel Arsham, ici plâtre, métal, peinture pour Moonlight phases, sable coloré , résine et peinture pour d’autres œuvres, voire sélénite et Quartz rose, et même fibre de verre , puis par les sculptures et installations colorées, liées au thème de l’écoulement du temps . ( cycle de la lune, sablier).

 » Mon sujet principal est ce lien entre permanence et impermanence » déclare l’artiste.

Et le rose semble aller de soi, c’est doux, serein et incite à la contemplation.

Moonlight phases, puis pink  mounds au sable manufacturé et teint nous emporte dans un univers contemplatif. Le sablier habité ( permanence et impermanence), poétique et métaphysique nous invite à la réflexion et à apprécier cet  » angle of repose ».

Dans la galerie principale sont déployés instalhlations, mobiles et peintures inédits de Julio Le Parc, dont nous avons vu une rétrospective au Palais de Tokyo en 2013. Ici deux magnifiques installations, chacune dans une pièce fermée,  » architectures potentielles » selon les mots de Le Parc, approfondissent de façon ludique son travail sur les illusions d’optique.

galerie Karsten Greve , 5 rue Debeylleme

Quelques pas plus loin, chez Karsten Greve, l’artiste irlandaise Claire Morgan, dans Perpetually art The centre , nous dévoile ses œuvres récentes, dessins, toiles et installations, mettant en évidence sa réflexion sur la destruction progressive de l’environnement, en utilisant la taxidermie qu’elle pratique, dans ses grandes installations, constituées de fils de nylon où sont suspendus faune et flore, graines et fragments de plastique, Le tout étant éminemment poétique. La aussi émerge le rose.

galerie Taddeus Ropac, 7 rue Debeylleme

Taddeus Ropac présente 3 séries de peinture d’Ilya Kabakov,Et des portraits d’Irvin Penn, Mais bon on a tous vu l’expo du Grand Palais! Au deuxième étage, chic! , les œuvres sur papier Bachrest de Joseph Beuys,  pour qui dessiner   » c’est le moment où les forces invisibles laissent place à la chose visible ».

L’iconographie de ces dessins va du paysage, au nu, de la forme animale aux diagrammes.Il traite de la souffrance et du rôle de l’art comme moyen de guérison . Tout ceci n’apparaît pas facilement, il faut lire titres et articles, Mais cette aquarelle de 1954 s’impose d’elle-même, par sa palette( brun, verts et rose ) et par la lutte entre les formes et le cadre de départ dont elles s’échappent.

 Beaux Arts   Quai Malaquais

Armés de courage, franchissons la Seine! Et découvrons l’installation de Karla Black,  artiste écossaise, qui occupe toute la grande salle Malpomène. Elle est en deux parties qui expriment sa recherche subtile sur la lumière, la couleur, la fluidité, l’évanescence des formes. Papiers toilette suspendus, scotch, petites bouteilles en plastique, papier et au sol plâtre blanc et  rose disposé en carrés séparés par des froufrous de papier, le tout dans des tons pales qui vont du vert pistache au rose clair.

L’artiste ne veut pas figer son installation, les papiers bougent, de la matière posée sur du verre ne séchera pas, pour susciter une intention d’inabouti, confirmée par deux éléments abandonnés au sol , hors installation ,sur les côtés de la salle, comme en attente.

L’oeuvre est d’une grande poésie.

On passe quelques couloirs  pour déboucher sur la merveilleuse Cour vitrée des études, bien restaurée récemment, où nous attendent les briques du grand artiste danois Per Kirkeby ( on prononce Kirkebu). L es oeuvres ont été reconstruites pour ce lieu et cette exposition, elles sont au nombre de douze ( dont 8 stèles) ,le cercle et le carré jouent ensemble.Elles seront démolies à la fin de l’exposition, elles ne sont là que pour nous.

un seul matériau , une seule couleur, une impression de solidité, des formes architecturales masculines, et oui, nous sommes là en présence de l’exact contraire de l’œuvre de Karla Black! Chez les deux la séduction opère !

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