10- Simone phleulpin, textile art

Un monde de plis

10 nov-16 dec

Chapelle expiatoire, 29 rue Pasquier

 

Une expo dans cette chapelle ( désaffectée) ? , tellement chargée d’Histoire et de politique?

Allons ! Oublions les nostalgiques de la Royauté et essayons de ne voir que la belle architecture, la coupole, la lumière et l’expo recommandée par Roseline.

Les oeuvres de Simone Pheulpin , blanches, bien disposées en cercle, nous accueillent. Des concrétions? Des pierres fossilisées, des coquillages, des éléments organiques? Non, des pliages, nombreux, serrés,en dialogue.Elles suscitent d’abord  de l’étonnement pas loin de la sidération, des questionnements, puis la réalité se fait jour: il s’agit de calicot écru, grège, non décati, découpé en lais réguliers, puis plié, replié, tassé,agencé à l’aide d’épingles devenues invisibles ( sauf sur les radiogrammes exposés), le coton est ainsi durci, compact.Cette passion de l’artiste est née dans son enfance dans les Vosges dans les années quarante où de nombreuses industries textiles tournaient encore, Elle jouait avec le coton.

Son matériel? Ses doigts, de nombreux dés,les épingles (une dizaine de kilos par an !), les bandes de tissu en vrac ,des ciseaux pour couper tout ce qui dépasse et rebique, des gestes sont ainsi répétés à l’infini, comme ceux d’un artisan.Technique d’artisan , donc? Oui Mais résultats d’artiste.

le Textile Art a acquis ses lettres de noblesse avec Anne Albert, Rozsika Parker, le groupe Textruction, Sheila Hicks, et les Biennales sortant ainsi du côté Pénélope et sphère strictement féminine.

Simone Pheulpin a ainsi conçu Décade , cette énorme installation de dix panneaux colonnes de plus de 2 mètres de haut ( chacune d’elle composée de larges bandes de tissu enroulées et posées les unes sur les autres) où s’accrochent , à la même hauteur, des éléments-spirales-essaims-ventres, elle a donc conçu cette œuvre pour la Biennale de Lausanne en 1987 qui lui a ouvert la reconnaissance du monde de l’art contemporain. Elle a exposé en Pologne, aux États Unis, en Grande Bretagne,en Hongrie et à la Biennale de Kyoto.

En France, elle a eu une belle exposition en 2007 au Musée des tissus et des arts décoratifs de Lyon.

Ses sculptures nous relient à notre planète, à

l’histoire de la terre, au cosmos, on devine des monolithes, des couches géologiques, des coupes de troncs sans que rien ne soit figuratif.

La visite de la nef terminée, nous descendons dans la crypte et dans la sacristie, un tout petit parcours, où l’on se retrouve au niveau du jardin, après avoir regardé attentivement 36 sculptures.

Puis-je avouer mon plaisir d’en dénicher une, sur une étagère? … n o i r e ! ( éclipse)

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