26 – renaissance d’un art textile, photos de la renaissance d’un theâtre , et renaissance de l’intérêt pour le polaroïd

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Le nom de cette exposition collective  est tiré d’un texte de Paul Contant, cabinet poétique publié en 1609 .

Car rien je ne désire

tant que de contenter tout esprit qui aspire

aux célestes vertus …

Cet apothicaire offrait à ses contemporains à Poitiers un jardin planté de végétaux spectaculaires et un cabinet de curiosités.

Nos 4 artistes femmes ont gardé cet esprit du cabinet de curiosité, dont il faut s’approcher pour en découvrir les merveilles. Leurs œuvres exposées en vrac, se répondent par leur raffinement et leurs singularités, elles présentent des textiles ,  de la broderie de grains de riz, du travail sur des rebuts de poussières de textile au sortir de la machine à laver, des empreintes bleues, des aquarelles de chimères, un petit monde qui semble s’apparenter au travail féminin et qui est si contemporain.

La galerie n’a pas de site, pas de dossier de presse, un instagram très amateur, un Facebook de même, un total mépris de la communication, alors que ses artistes méritent beaucoup mieux . Par bonheur elles exposent aussi ailleurs. Je vous invite à voir leurs œuvres et titiller un peu la galeriste à la mode d’autrefois puisque tels sont les visuels sans nom , de son expo!!!

 

 

Renaissance, carnet de travaux

Jérémie Bernaert

le Moulin à café ( La Barcarolle ) place Foch, à saint Omer

jusqu’au 21 décembre.

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On le connaît  comme le videaste de plateau des mises en scène de Julien Gosselin , 2666, ou actuellement aux Ateliers Berthier , des  3 pièces tirées d’oeuvres De DeLillo, où il officie pendant 8 h et demie.( joueurs, Mao II et les noms)

Ce photographe a été en résidence d’artiste pendant un an pour traduire en images les sensations, les émotions, les réflexions, suscitées par la restauration du théâtre à l’italienne de Saint Omer, dans l’enceinte  de l’ancien Hôtel de Ville.

Jéremie Bernaert a  choisi , à son habitude,des moments nocturnes et solitaires, où les lieux vides de toute présence peuvent exprimer leur essence.Il expose ainsi une série de photos, celles d’une sorte d’avant,dans des teintes ocres, jaunes, et celles, revisitées ,réinventées, d’un embrasement, celui d’un incendie possible, puisque sa fermeture en 1973 a été dûe au non respect des nouvelles normes de sécurité après les incendies du 5-7 , puis du Ces Pailleron.

Apres 45 ans de longues négociations financières, ce théâtre restauré va enfin revivre, renaître tel un Phoenix, una fenice.

Les images sont alors d’un rouge incandescent.

Comme dans son phlog ( blog photos) une histoire se superpose à une photo, montrée seule avant,libre de texte.

jeremiebernaert.org

Deux teintes dominantes, deux séries en une, deux types de photo , avec et sans texte, une recherche de la symétrie, de belles couleurs soignées et saturées,de beaux cadrages très contemporains, cela vous convient- il ?

 

 

Sakurado Fine Arts

23 rue Le Peletier, 75009

et à Shibuya , Tokyo

horaires 11h-18 h

Jusqu’au 22 décembre.

site en anglais et en japonais

REMINISCENCES

Daido  MORIYAMA

Polaroïds

Cette charmante petite galerie , récente  ( 2003) , est spécialisée en art japonais contemporain à partir des années 50.Elle expose deux séries de Polaroïds de cette mythique figure de la photo japonaise.Ces petits formats (10,8 x 8,9 cm ) sont nettement moins connus que les œuvres, grand format,  brillamment exposées par la fondation Cartier en 2003 ( noir et blanc) et 2016 ( couleurs) qui dévoilaient la fascination de l’artiste pour l’environnement urbain et ses habitants.

La série passages 1989-99 en noir et blanc  montre ses promenades dans Tokyo, aux aspects cachés, l’appareil est le prolongement de sa main, les points de vue ne sont pas forcément choisis. Les photos, nostalgiques, révèlent les effets des débuts de la modernisation , la perte des anciennes références dans la vie quotidienne, dans la rue.

La série bye bye Polaroïd date de 2008, année où cesse la production des appareils Polaroïds .

Est ainsi présenté un dialogue entre ces deux séries , l’une étant une réminiscence de l’autre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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