88-février- mars 2024

1 Galerie Akié Arichi , 26 rue Keller (11 eme) , plutôt spécialiste d’art contemporain japonais

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les Maîtres ce sont Ubac , Alechinsky, Hartung !

De nombreux artistes présentés sont spécialistes de la gravure , mais on voit aussi de la calligraphie , de la peinture ,des gouaches .

Je voulais me servir du dossier de presse car dans cette galerie on est regardé et jugé et je ne me sentais pas libre de photographier , mais Arichi , merveilleux éditeur d’art , âgé , a cru bon de faire une video très très amateur de l’expo qu’il montre sur son site ! J’ai essayé d’en extraire quelques images !


2 galerie Sit Down , spécialiste de photo contemporaine .

photos en noir et blanc , long travail de 7 ans , son livre d’après nature, a obtenu le prix Nadar en 2010 .Vous pouvez aussi consulter le photo poche n° 128 qui lui est consacré .

Ses oeuvres sont très graphiques , un peu comme les photos de Giacomelli .Dans la galerie on est frappé par la présence de la matière , neige , cailloux , branchages,terre . Gaumy de l’agence magnum vient de l’univers du documentaire et du reportage de guerre ( Irak) . Ces dernières années, son travail est plus contemplatif .


3 On traverse la rue , non pas pour chercher du boulot , mais pour entrer chez Almine Rech, 64 rue de Turenne , je précise, on entre dans la cour et gravit une petite volée de marches , on ne va pas dans la petite salle sur rue .
Plein de couleurs au mur , , trop , mais une série de sculptures en terre qui évoquent les arts premiers , ce sont celles de la céramiste sénégalaise Seyni Awa Camara , présentées jusqu’au 24 février .

Elles dialoguent avec les peintures de John Mc Allister .

4 rue saint gilles

On en a beaucoup vu de photos en grand format et en noir et blanc de Salgado , alors , petite Madame PLPDG, pourquoi celles ci? Hasard , je fais une visite du Marais avec une amie ukrainienne, je veux lui montrer aussi la Cour de Venise, on y entre , et je lui dis tu veux voir? Elle est très classique , pas question de faire mes visites habituelles , elle est tellement emballée que je me laisse prendre , les tirages sont en fait

magnifiques .

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5 -Nous nous rendons près de la place de la République, galerie Miranda , 21 rue du château d’eau ,, que nous connaissons bien maintenant , spécialiste de la photographie anglo-saxonne contemporaine et librairie d’ouvrages de photos .Sa fondatrice , la franco-australienne Miranda Salt ,en fête les six ans , avec plusieurs expositions jusqu’à fin juin , de ses artistes .
Ainsi pour l’instant jusqu’au 9 mars , elle nous offre vues privées , private views, de l’intime: observations et mises en scène, beaucoup d’émotions à retrouver des photos vues ici et tant aimées !

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6- On parle beaucoup de l’expo Buraglio ,retour de cet artiste de Supports Surfaces , à la galerie Cesson &Bénétière , 23 rue du Renard , après sa super expo à la maison de Balzac en 2022 . Mon Ithaque présente jusqu’au 16 mars , des oeuvres fragmentées .

Des morceaux d’émail bleu du métro parisien, hommage de 1984 au grand céramiste florentin de la Renaissance , Luca della Robbia , forment peut- être l’oeuvre la plus accomplie .

7 – Grosse émotion , à la galerie Obaldia, rue du Cloître Saint Merri , devant les portraits décalés de Sophie Kuiken , jusqu’au 16 mars , peintures à l’huile et dessins sur plâtre .Ce sont des chimères , construites à partir de plusieurs fragments photographiques regroupant jambes , doigts , accessoires ,glanés sur internet et qui déstabilisent notre regard .


8-

Je suis allée a la Fondation , parce qu’elle est gratuite , que le bâtiment est très beau , qu’il s’agit vraiment toujours d’art contemporain .que le café Mirette est adorable !

0n peut , même sans consommer , feuilleter un des livres de la bibliothèque d’art contemporain , personne ne vous demande rien , ou bien acheter un ouvrage pointu dans la librairie . On descend quelques escaliers et on est dans la gare Saint Lazare .
Madame PLPDG, on s’égare , là, non ?
Pas trop !
Je voulais aussi parler à toutes ces personnes qui ne jurent que par les recommandations de Télérama Sortir , on en connaît tous ! Leur dire que les quatre étoiles du magazine sont subjectives , comme pour cette expo ou celle de Buraglio , et que les expos non mentionnées par leur bible existent et peuvent être intéressantes ! (Oui , on sent le vécu , là , de réflexions trop entendues . )
alors ? Dans le cas présent ?
Je suis venue pour Farah Atassi , mais ai été séduite par Ulla von Brandenburg .Son installation de rideaux abstraits et très colorés occupe tout l’espace .Comme le montre le titre , l’expo, intellectuelle , est faite d’hommages détournés, à Apollinaire ,mais surtout à Sonia Delaunay .


un film video en trois parties la fenêtre s’ouvre comme une orange , présente des personnages en vêtements abstraits et géométriques qui évoquent les robes simultanées de Sonia Delaunay, que j’ai recherchées pour vous .

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images du film muet

ces très beaux rideaux entourent les tableaux de Farah Atassi

On pourrait parler des relations entre peinture , théâtre , musique .

Et le théâtre est aussi présent sous forme de maquettes ( teatrini )qui évoquent des décors constructivistes.

9 fondation Taylor

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Très beau thème , interprété dans toutes ses dimensions , avec plein de techniques , pointe sèche , aquatinte , transfert de photo sur rhodoïd , travail sur marbre

Hélas les oeuvres sont encadrées et les cadres comportent du verre , bonjour les reflets!!!
Anaïs Charras

Florence Hinneburg et ses transferts de photos sur cuivre, dans les details du ralenti .

Emmanuel Gatti

impression morsure directe sur plâtre .

ici Isabel Mouttet

l’exposition , variée et travaillée avec soin est très belle .

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Je voudrais signaler , mais elle est payante , l’extraordinaire exposition de Bertille Bak au musée du Jeu de Paume , sociologique , intelligente et artistique , Le prix Marcel Duchamp 2023 s’est surpassée C’est ce que l’on peut voir de mieux , pour moi , en art contemporain .

oh oh , Vous êtes sûre?
N on non , j’aime trop Mohamed Bourouissa et les expos actuelles du Palais de Tokyo pour faire un seul choix !

Je voudrais rappeler l’existence de https://tram-idf.fr , qui nous fait visiter une fois par mois un samedi après – midi 3 centres d’art d’île de France , exemple , le 2 mars on est allés à


Et bien sûr nous sommes en attente des 4 salons de dessin

et aussi la même semaine

Alors , à vos agendas , 5 salons en 5 jours ! Hum! C’est un challenge !
on en reparle la prochaine fois ! Bonnes visites !

87- février 2024

Prémices

on m’a posé plein de questions , voici des éléments de réponses :

oui , j’ai toujours vu les expos dont je parle .J’en vois beaucoup plus , mais passe sous silence ce qui ne me plaît pas ou me semble médiocre .Je me veux positive, et refuse de faire des critiques négatives .Je n’aime pas tout l’art contemporain , je fais des choix personnels dûs à ma culture, et sans doute à ma génération , je ne comprends pas , je l’avoue , plein d’oeuvres , par exemple parmi celles exposées en ce moment aux Beaux Arts . Je privilégie ce qui est de l’ordre de la recherche .

sommaire ( oui c’est une nouveauté ! )

1 la ruche , les graveurs du Trait

2 et 3 la photographe Alessandra Sanguinetti , Magnum et Fondation Cartier Bresson.

4 les photos en noir et blanc de Weegee , fondation Cartier Bresson

5 les gravures d’Anne Paulus , chez Schumm Braunstein

6 les aquarelles de Françoise Pétrovitch chez Semiose

7 Les oeuvres avec impression de Vincent Dulom, galerie etc

8 promenade taxi tram

les félicités aux Beaux Arts , les encres sur papier de Nathalie Jaime-Cortez de l’école d’art à Juvisy sur Orge , les archives d’artiste à Immanence

9 les aquarelles de Suzanne Husky au Drawing lab

10 3 graveuses à la galerie Juste

11 les aquarelles d’Anselm Kiefer , au White Cube .

oh 3 fois des aquarelles Madame plpdg ! Oh la la !
oui oui , elles ne se ressemblent en rien , vous verrez ! Il y a des surprises!


1– et oui de la gravure ! On ne se refait pas

On a le lieu , la durée , les horaires , l’association , et le visuel , tiré de la gravure de María Chillòn .

Le Trait – graveurs d’aujourd’hui présente ici des oeuvres de 24 de ses membres , dans 3 salles , on admire pleins d’estampes de techniques différentes, xylographie , eau- forte, aquatinte , pointe sèche , burin , vernis mou ,morsure directe , carton gravé ,manière noire ,empreinte ,quel régal ! Avec des prix très contenus dans l’ensemble et petit catalogue offert ! Les oeuvres , hors cadres , quel bonheur , sont juste punaisées , c’est la meilleure façon de pouvoir bien regarder les gravures , qye cel serve de modèle !

2- la grande photographe argentine Alessandra Sanguinetti a l’honneur de bénéficier de deux expositions en ce moment .
A la galerie Magnum, 68 rue Leon Frot , jusqu’au 10 février , est présenté Some say Ice ,ici 28 travaux en noir et blanc tirés de son cinquième livre , consacré à l’univers de la petite ville de Black River Falls , dans le Wiscousin ,0ù elle s’était rendue à la suite de la lecture d’un livre sur le Wisconsin découvert à Buenos Aires quand elle avait neuf ans . (wisconsin death trip ! )

Elle y est retournée à de nombreuses reprises en huit ans, de 2014 à 2022 , souvent en hiver , pour photographier gens , communautés, animaux, intérieurs, églises , écoles .Elle a été aidée dans ses premières prises de contact par le Milwaukee Art Museum . Elle a ensuite noué des liens très forts avec les habitants ce qui a permis de tels portraits de gens qui ne se forcent pas à sourire ou à exprimer leurs émotions, mais sont juste eux- mêmes . Ils ont été pris en photo à l’aide d’un pied , lentement , calmement , sans signes de modernité . Les animaux font vraiment partie de cette vie rurale , c’est pourquoi ils ont également été représentés. La lumière est capitale dans cet hiver sombre .

.Ce livre a été publié en 2022 et évoque la beauté et la fragilité de la vie .

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comme vous le voyez je me suis servie des images de Magnum pour etre sûre de leur qualité.

3 , A la Fondation cartier Bresson , on découvre un autre volet du talent d’Alessandra Sanguinetti , jusqu’au 19 mai . C’est bien de voir les deux expos dans la foulée, si on accepte de payer pour voir une exposition .

les aventures de Guille et Belinda .

Il s’agit de deux cousines , qu’elle a rencontrées enfants en 1999 et suivies régulièrement depuis , avec la campagne argentine en toile de fond et en couleurs .

Elle a toujours recours à la mise en scène et aux accessoires ( comme dans l’autre expo) , illusion et réalité.
A elle trois elles recréent une autre définition de la famille .

Nous avions vu ce work in progress à Arles en 2006 , et au Bal en 2011. L’ensemble a été augmenté et actualisé , les petites filles sont devenues des jeunes femmes , c’est un témoignage du passage de l’enfance à l’âge adulte .

4 – et donc on poursuit la visite dans cette fondation avec les photos de Weegee. Ce grand photographe américain est tellement connu que j’ose à peine apporter des précisions !

puis il photographie les spectateurs , les classes sociales

5 - Pas loin , rue de Montmorency , la galerie Schumm-Braustein expose une fois encore Anne Paulus .

Clairement , les démarches sont nouvelles. De petits miroirs à trois faces ont leur tain gravés, des cartes d’état major qui ont gardé leurs pliures et ont été encollées sur de la toile sont estampées au carborundum sur la face toilée , les disques bi de plusieurs tailles offrent un côté en céramique colorée ou fendillée avec de la couleur en transparence , et l’autre recouvert de feutre estampé à l’eau forte , et de la xilographie est tirée sur papier fin ou sur feutre blanc .

6-Et je sais que ca va faire plaisir à nombre de mes lecteurs , Françoise Petrovitch nous revient , à la galerie Semiose , 44 rue Quincampoix avec dans mes mains .

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7 – rue saint Claude , à la galerie

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extraits du dossier de presse pour comprendre ce travail original , hypnotique, intrigant :

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Ce travail s’appuie sur des éléments scientifiques et philosophiques liés à la vision .

Techniquement , il dépose en un passage unique une pellicule de pigments par le biais d’une imprimante formant un halo ou une surface colorée à la surface du support , le procédé peut ainsi laisser la forme émerger et offrir ses variétés infimes , apparition ou d’élements du halo .disparition.

8- Après- midi avec le réseau taxi- tram ,( 34 centres d’art en ile de France) . Ce samedi 3 février apres- midi , visite de 3 expos .prix 10 euros pour payer l’autocar .

Ecole des Beaux Arts de Paris , 13 quai Malaquais

Félicités , les diplômés de 2023 , jusqu’au 17 mars


les lignes de désir, ce sont ces chemins que l’on se crée pour aller où l’on veut .

stylo bille sur bois

puis école d’art Camille Lambert à Juvisy sur Orge , jusqu’au 30 mars , très belle exposition de Natalia Jaime-Cortez , hier j’ai vu une baleine dans la Seine , magnifique travail d’encres acryliques sur papier coton thaïlandais très mouillé .

et nous finissons à Immanence 21 avenue du Maine qui présente jusqu’au 23 février archive station , sélection de livres d’artistes , photos , catalogues , disques , revues, multiples de 126 artistes , certains documents sont extrêmement rares , ils sont tirés de leurs extraordinaires archives de 5000 pièces. C’est le fondateur du lieu qui nous a expliqué le contenu précieux de ce qui nous est généreusement montré .

9-Nous adorons le dessin et filons au Drawing hotel ,rue de Richelieu , voir le temps profond des rivieres , prix drawing now 2023 ,aquarelles diluées d’eau de source de Suzanne Husky, peinture militante en faveur des castors , dont la réflexion est alimentée par des scientifiques .


10 allons pour la première fois , impasse Charles Petit !

c’est minuscule ! Une seule petite salle pour 3 artistes ! Oui mais leurs univers sont bien distincts ainsi que leurs techniques ! Et on découvre d’autres pistes chez Marìa Chillon.

11 Et pour finir ce numéro de façon somptueuse on retourne Avenue Matignon .. J’entre de façon imprévue chez Christies , pour voir , par hasard , de pures merveilles dans les deux salles du bas , je vérifierai sur leur site plus tard et je verrai que cette vente n’y est pas annoncée . Vente secrète ?

Boltanski, Hockney , Strindberg , et Vallotton ici , et plein d’autres ( un Picasso )

J’étais venue pour le 10 Avenue Matignon , le White Cube en étage , blanc certes , mais avec stucs , très chic , très accueillant .

on y voit des aquarelles d’Anselm Kiefer .

hum, vous ne vous trompez pas , chère Madame Plpdg ? Kiefer , c’est du lourd , de grands formats , du plomb ! La pauvre , elle doit faire un malaise !
Non , non , je le redis , jusqu’au

2 mars , for Jean-Noël Vuarnet , exposition en lien avec son livre de 1980 extases féminines , de magnifiques aquarelles de femmes jouissantes , assimilées à des roses .
Bon , elle va de plus en plus mal , la voilà en délire !
Oh! Oh! Vous ne me croyez pas ? Tenez !

oh on est loin de l’aquarelle pour dames de la bonne société, n’est-ce pas?

Ce sont des floraisons explosives ,comme le dit le dossier de presse , dans ces dialogues en forme de diptyques.

Parmi ces dames , Vénus , nascita di Venere , la naissance de Vénus , plus proche de l’origine du monde de Courbet que de Botticelli !Danae reçoit une pluie d’or , Semelé est pantelante , consumée par les flammes de la foudre .

Daphné est métamorphosée, les mythes rejoignent les femmes jouissantes .

le livre en l’hommage duquel ont été conçues ces oeuvres ( pratique chère à Kiefer), est celui- ci

Et bien chers amis , nous quittons ces parcours sur ces images flamboyantes !

86- janvier 2024

Le froid saisissant ne m’a pas trop incitée à me promener en vagabondant comme à mon habitude . J’avais pourtant plein de projets .
Bon on tente les galeries internationales , puisque notre bus nous y emmène aisément !
Jusqu’au 24 février pour les trois premières galeries

1 Galerie Templon , 28 rue du grenier Saint Lazare .On y retrouve Jean Michel Alberola, pas revu à Paris depuis 2016 .Il présente cette fois-ci deux séries bien distinctes : au rez -de chaussée les rois de Rien et au sous-sol les années 1965, 1966,1967.(Il est né en 1953) .

On reconnaît bien son univers poétique, engagé et humoristique, ses rébus philosophiques , ici il rend hommage à de grands hommes et à des musiciens , mais pas que ! ( srface inconnue )
La surface de la toile est compartimentée par lignes de montage bien visibles .

On est entre le figuratif et le conceptuel dans ces trois premières galeries .

Les feuillets du sous-sol racontent les 3 années avant 68, les expos , les livres , les films , les événements politiques , évoqués et assemblés de façon personnelle , a savoir sur des feuillets , avec écrits et dessins ,évoquant juste deux à trois événements . Il a une manière radicale decraporocher faits ,livres , morceaux de musique, «  en suggérant qu’ils n’étaient pas concomitants par hasard  », comme le dit clairement Philippe Dagen dans son article du Monde Jean Michel Alberola tient la chronique des temps .


2 – Logiquement , on fait quelques mètres a pied , pour arriver 30 rue Beaubourg , à l’autre galerie Templon , où nous attend une délicieuse découverte , celle du peintre Alioune Diagne , né en 1985, et qui va représenter son pays au premier pavillon sénégalais de la Biennale de Venise , celle de 2024 , à partir du 20avril .

Seede, le nom de l’exposition signifie témoignage en wolof.

En 8 tableaux , il montre la migration clandestine en mer , il a longuement fréquenté les côtes du Sénégal , et les pêcheurs victimes de concurrence et de problèmes financiers devenus alors passeurs pour survivre et veut apporter son témoignage sur ce fait de société .
Aïe , de l’hyper réalisme?
pas du tout !!!
N’oublions pas que cet artiste est à l’initiative du mouvement figuro-abstro en 2013 !
Donc idée figurative , réalisation abstraite?

C’est plus subtil et raffiné !
Son grand- père était un maître coranique chargé des reproductions calligraphiques du Coran , alors Alioune Diagne a été influencé par ces représentations .Il a créé ce qu’il nomme «  signes inconscients  » sortes de petites calligraphies personnelles , qui vont donner formes et volumes à ses sujets .

ce qui donne , grâce à une sorte de pointillisme , des représentations globales floues , tellement attirantes !

Alors on fait encore quelques pas, jusqu’au 79 rue du temple
3 – chez Marian Goodman

Qui nous attend ? Robert Smithson dans mundus subterraneus et early works .

ah ? Le père du Land Art? (1938-1973)

oui, certes , mais ici , dans les deux espaces ( la librairie au 66 )ne sont présentées que des oeuvres sur papier , dessins et collages , des années 60 .La vie moderne se mêle à l’histoire , à l’histoire de l’art , aux dogmes des religions , du totalitarisme ,en utilisant des images de films ,des pochettes de disques .



4- hop! Un grand magasin ? Et comment !
le Bon Marché donne sa neuvième carte blanche à un artiste contemporain ! Vous savez combien je soutiens cette démarche

c’est qui?
ah bon , vous ne savez pas ?
ce sera en deux temps , jusqu’au 18 février , puis d’autres oeuvres du 29 juin au 15 août Aout .
ce sont des oeuvres in situ , selon la pratique de l’artiste .

Il s’agira de carrés et de couleurs .
des damiers dans les vitrines , rue de Sèvre

des interventions sur les très beaux escalators

2 interventions géantes sous les verrières

2 oeuvres immersives au deuxième étage ,2 cabanes éclatées , l’une jaune , l’autre bleue .
alors ? Alors?
oui , oui , ok , c’est Daniel Buren , qu’on a vu cet automne avec Pistoletto au palais d’Iena .

Il a fait appel à Madjid Hakimi , concepteur lumières .

Quinconces , ce sont 756 carrés suspendus en vinyle blanc translucide , et 756 autres en vinyle rose .Chacune des pièces se déploie sur 10 mètres de haut jusqu’à 3 mètres du sol .
les carrés de 50 cm, s’inspirent des carreaux des verrières centrales du Bon Marché .

Quatre x dans l’axe

l’installation recouvre ( intérieur- extérieur) les garde- corps des célèbres escalators d’Andrée Putman de ses bandes de 8,7 cls de large en noir et blanc .

Et au deuxième étages les cabanes , une bleue et une jaune , explosées ,démultipliées , renversées.

Les carrés absents se retrouvent projetés sur les murs recouverts de miroirs.

On peut entrer à l’intérieur , les contourner, jouer de sa propre position dans l’espace , tenter le selfie !

5 -Le Salon d’automne , qui , pour ses 120 ans , a changé d’adresse et de calendrier , s’est tenu à la Grande Halle de la Villette, du 18 au 21 janvier , avec un hommage à Pompon, , un artiste invité  Rachid Koïri ,

et une belle présence ukrainienne . Parmi les sections artistiques , la gravure , dans 4 des cubes , a présenté des oeuvres de haute tenue .

Didier Hamel, Helene Baumel, Quentin Berton .

6 – Et puisqu’on parle gravure , rendez-vous à la Fondation Taylor , rue La Bruyère .Au rez-de-chaussée et au sous -sol les oeuvres d’une seule artiste Helene Baumel, jusqu’au 3 février .La lauréate du Grand Prix LG Baudry y expose plus de soixante- dix gravures , aquatintes en noir et blanc et en divers bleus , linographies , et livres d’artiste illustrant des poèmes , sur le thème de la nature , du paysage de montagnes et d’eaux , avec une très grande maîtrise technique .

A l’étage

Encore une fois , je ne vais parler que de gravure , le reste ne m’ayant pas attirée .

7- et la photo , chère Madame PLPDG?
oui oui , on file à la galerie Leica, rue Boissy d’Anglas qui met un grand photographe italien à l ’honneur jusqu’au 27 février .

Ah bon ? Le photographe de mode , portraitiste en studio des mannequins ?
et oui , mais ce sont des photos prises en extérieur pendant ses voyages entre 1989 et 1991 ,des portraits , quelques paysages ,dans des tonalités douces ,souvent oniriques, jouant avec les vibrations et le flou , caoturées à l’aube ou en fin de journée.


8 – Venez , on va Avenue Matignon !
Quelle idée !

C’est vrai , il y a des galeries où sont en vente des oeuvres, pièces de collection pour des musées ou de riches hôtels pariculiers ou châteaux de par le monde , mais ce n’est pas le genre de porte qu’on pousse ensemble !
Exact !


Il y a aussi des galeries de galeristes que l’on aime bien par ailleurs , mais qui présentent ici un visage différent, voici ce que nous dit , quand on est dans la rue , la galerie Kamel Mennour , lui si courtois , avenant et charmant dans ses autres lieux :

alors on renonce à appuyer sur la sonnette , et pourtant …


ou bien Almine Rech qui présente ici Tua-Thuy Nguyen

9 – Alors , pourquoi sommes- nous ici ?
Pour 3 galeries qui font un travail remarquable de recherches thématiques pour leurs expos , dans l’esprit des expos temporaires des musées, et vous savez que ce côté recherche et art me plaît énormement , me comble ! Mon côté rentré commissaire d’expo ou iconographe !

Donc , au 36 , et jusqu’au 23 février ,

les années 60-70

Viallat, Vasarely ,Claisse ,Drai ,Aubertin , Eielson et oui !

10 – Au 36 , également ,à la galerie Mayoral et jusqu’au 28 février

6 oeuvres exposées, conçues entre 1939 et 1985 . 3 sont de Picasso et les autres de Saura, qui a beaucoup écrit sur Picasso , l’a rencontré et s’est permis de nombreux hommages .

cabeza de fauno , 1956 , sur tomette 20×20

buste de femme au chapeau , 1939 , sans doute Dora Maar, encre

Et

11- Et pour clôre ce numéro, la strouk Gallery , au 2 avenue Matignon , nous présente un doute radical.nouvelle figuration .
Elle édite un beau catalogue où on retrouvera les tableaux accompagnés de textes éclairants .

La galerie n’est pas très grande mais les tableaux ont leur propre espace , et ils le méritent .
Mesdames , Mesdemoiselles, Messieurs ( roulement de tambour ), voici , pour vos yeux éblouis

Adami,Schlosser ,Monory , Rancillac ,Stämpffli , Arroyo , Fromanger , Jacquet , Errò !


J’espère que ces premières sorties de l’année vous ont plu ! Je renouvelle mes voeux , de curiosité , enthousiasme , découvertes , partages !

84- novembre 2023

Très riche ce mois de novembre ! Deux parcours d’expos de photos ! Paris photo , et plein de belles surprises .
Commençons par un des plus grands photographes

1 Gregory Crewdson , chez Templon , rue du grenier saint Lazare , jusqu’au 23 décembre. Eveningside . En noir et blanc . 2021 et 2022 .
Vous l’avez dejà vu à Arles cette année ? Nous aussi , mais le choc reste aussi fort, devant ces 20 scènes imaginaires , comme les photogrammes d’un film dont on aurait à deviner les composantes . Tout est mis en scène : lieux, netteté , personnages solitaires , souvent devant les miroirs, agencement des boutiques , rues, vêtements , positions, des voitures ( souvent des taxis ) , lumière , nuances monochromatiques , résultat d’un très long travail en amont avec storyboard, acteurs , construction des décors , effets spéciaux , brouillard .

Tout est fascinant et inquiétant .


et un de nos grands peintres qui a représenté la France à la Biennale de Venise en 1988 et est exposé au Carré d’Art à Nîmes jusqu’en février 2014 :

2 Claude Viallat , chez Templon , rue Beaubourg , jusqu’au 23 décembre . Hommage à la couleur .Toiles 1966-2023 .
La galerie présente une dizaine d’oeuvres phares de ce peintre né en 1936 .Et oui , les osselets , encore et toujours , par séries on non, juste colorés ou emplis d’autres éléments.

Pas de châssis , pas de cadres .
la première oeuvre qui nous accueille est paradoxalement dans les gris , sur une grosse toile , et avec un cadrage surprenant



Les osselets osent se disperser


Les couleurs s’en donnent à coeur joie !


3 On va aussitôt 21 rue Chapon , à la nouvelle galerie des filles du Calvaire , voir le grand dessinateur Ethan Murrow jusqu’au 25 novembre !
– oh , oh ! Madame PLPDG ! Je vous arrête dans votre élan ! C’est du réchauffé tout ça , on connait votre blog par coeur , et ces 3 là on les a déjà vus , il n’y a pas longtemps , non?
Chers amis , je vous l’accorde , mais ils font partie des plus grands , chacun dans son domaine , photo, peinture et dessin ! C’est une chance pour nous à Paris de pouvoir des expositions d’une telle qualité !
Donc deux ans après sa dernière expo à l’autre galerie rue des filles du Calvaire , revoilà Ethan Murrow , avec Magic Soil , inédits de peintures et dessins .

Ici on entre dans le monde des agriculteurs et des jardiniers , cela évoque Arcimboldo , le surréalisme, gravures et photos anciennes représentant les petits métiers , mais …ceux-ci sont vraiment fondamentaux à notre époque de pollution , et de basculement climatique pour essayer de préserver un équilibre .La terre est magique , dit le titre de l’exposition , et nombreuses sont les allusions à des allégories ou des contes populaires .On peut l’appréhender de façon pratique, mystique, politique ou poétique .Vous savez que le concept de « nature  » a beaucoup évolué ( voir Descola , etc ) et cette façon personnelle de l’artiste de la ressentir participe à notre nouvelle compréhension .



-4 On continue rue Chapon , subjugué par de petites photos , galerie éphémère, pas de nom , on découvre le nom de l’artiste , il s’en va demain , consultez son instagramme .

oh !

Le photographe est là et explique sa démarche , faire des polaroïds ( matériel professionnel ) , surtout des nus féminins , en déposant la pate sur des feuilles d’or , ce qui rend la matière précieuse, chatoyante . Pour les anciens Polaroïds qu’il avait déchirés , il les renconstitue à la japonaise , fil d’or, pièces uniques .
Il n’a plus de galerie depuis le Covid et vend directement à ses très nombreux collectionneurs .
5 – en passant devant une vitrine

6 – Chez Beaudoin Lebon , au 21 , Ronit Porat expose body clocks , jusqu’au2 décembre .

Elle collecte des images en ligne ou à partir de magazines , ,pour créer collages et installations murales.

Je préfère des éléments moins saisissants

ou

7 – Rinko Kawauchi, la grande photographe japonaise était très attendue , on peut voir quelques photos à Priska Pasquer Paris , 6rue des Coutures saint Gervais présentées en 4 séries et en 4 temps , jusqu’au 30 décembre .
Actuellement Ametschi met en dialogues des images volcaniques du mont Aso et des constellations lointaines .

8 -Cour d’Honneur des Archives Nationales, Hôtel de Soubise , 60 rue des Francs Bourgeois , jusqu’au 18 février de 8 h à 18 h , expo gratuite .

Libération a été fondé en février 1073 sous l’impulsion de Jean Paul Sartre et de Serge July.Ce titre de presse est célèbre, entre autres , par ses unes , où l’on trouve des photographies d’auteur, avec un seul mot d’ordre : casser les codes .

ici 48 photos ont été sélectionnées sur le fonds de 500000 tirages donnés aux Archives Nationales . Elles sont présentées de mnière chronologique .

.

9- jusqu’au 3 février, à la galerie echo 119,119 rue vieille du temple

10 – la photo

deux parcours Photo days , jusqu’au 3 décembre

Et Photo Saint Germain qui s’est terminé le 25 novembre .

Paris Photo , foisonnant , oui je sais 30 euros ! s’est aussi tenu au Grand Palais éphémère, vous reconnaitrez ces grands photographes .


Mon salon chouchou , au 40 rue de Richelieu ,gratuit sur réservation , dédié à l’expérimentation .
c’est trop tard ? Yes ! Guettez- le en 2024 , en avril et en novembre .

A ppr oc he

oui , j’ai décidé de ne pas parler d’évènements payants , et ça m’est bien difficile , vu que je passe plus de temps dans les expos temporaires que dans les galeries ! Allez je me lâche ! et recommande ( 6 à 8 euros )

le Bal , 6 impasse de la défense , 75018 .

11 – et je termine sur

On a tous vu le salon Pages, dédié à la bibliographie contemporaine , on s’est tous rués pour acheter des gravures petits formats et petits prix avant Noël . Moi c’était ,

que de belles oeuvre , de grande qualité . Je vous laisse faire des découvertes avant le 3 décembre . Je me permets de signaler


Vous avez la liste des artistes présentés , avec de très grands noms de la gravure contemporaine et donc des styles et des techniques très variés ( ne vous fâchez pas , je n’applique pas l’écriture inclusive ) , une grande inventivité et une grande pertinence du medium .
La salle dite du Vieux Colombier a un joli format (et n’oubliez pas de visiter sa coursive) , elle est souvent, hélas , peu animée , sauf par la visite des gens du quartier , venez nombreux voir ces pépites qui le méritent .
Les spots ne permettent pas d’éviter des reflets lors des séances photos , j’ai fait de mon mieux , que les artistes veuillent bien m’excuser .

Maria Chillón , Catherine Gillet , Ariane Fruit , Muriel Moreau , Nathalie Grall , Frederique Lucien , Florence Hinneburg et Pablo Flaizman .

Profitez bien de ces moments de pause et de beauté !

83- octobre-novembre 2023

Octobre ! Toujours tant de nouveautés! De belles expos dans les musées , du très beau temps qui nous a incité à flâner plutôt dans la nature ! On ne pousse plus trop les portes des galeries ! Et puis la semaine de Paris+Art Basel et les nombreux salons d’art contemporain gratuits et payants qui l’émaillent ! Alors je commence par évoquer des manifestations terminées !
1- la semaine de Paris+ Art Basel

-Le plein air , avec sculptures et installations au jardin des Tuileries.

  • Le salon Thema payant ( et oui , ) consacré plutôt au design , à l’hôtel de Guise , 72 rue de l’université ,lieu que je tenais absolument à découvrir .

Paris Internationale , au 17 du Faubourg Poissonnière , dans l’ancien Central téléphonique le Coeur avec ses 4 étages , construit par Jacques le Coeur en 1911, brique et béton armé !

Offscreen , rue Laborde , au grand garage Haussmann! On monte en spirale !

et Art Asia , ( oui oui payant lui aussi , enfin pas la visite de la yourte et de son thé offert !) plus intéressant que d’habitude , vision plus contemporaine et universelle , à l’hôtel de la monnaie


Deux manifestations gratuites ont débordé de ce cadre temporel

Au palais d’Iena , Buren-Pistoletto , grâce , entre autres , à une de nos galeries chouchou Galleria Continua .
Buren : allegro non troppo , travail in situ , films géométriques colorés sur les baies du bâtiment d’Auguste Perret .
Pistoletto : divisione- moltiplicazione, livres géants, s’ouvrant de plus en plus ,miroirs et le symbole des trois boucles , la création .

et La fondation Pernod Ricard , do you believe in ghosts?

Merveilleuse architecture


peu d’oeuvres mais Pol Taburet , et une super video

-2 et bien sûr , comme d’hab , le salon de Montrouge , très bon cru . Mes choix sont très personnels et en fin de compte , hum, classiques , je m’en rends vraiment compte là , je n’aime pas tout l’art contemporain . Désolée.

-3 l’expo Tove Jansson , impasse de Mont-Louis . Cette illustratrice finlandaise (1904-2001) a ses fans , je m’en étais rendue compte a Helsinki , avec tous les produits dérivés , évoquant les Moomins. Ici peintures , dessins , on sort de l’univers des petits hippopotames .Rien ne me prédisposait à venir ici , si ce n’est le choix d’une amie anglais qui a travaillé ainsi que son mari sur l’adaptation des Moomins en petites séries de dessins animés. Peu de visiteurs , mais fervents admirateurs , un coté secte .

-4 Ne vous impatientez pas , on arrive aux expos actuelles . Ce mois de novembre va être consacré à la photo , avec du 9 au 12 novembre
Le salon de la photo , 30 euros , au Grand Palais éphémère .

Le tout petit mais hyper contemporain salon a ppr oche , rue Richelieu , gratuit sur réservation

offscreen , à l’arsenal

et deux parcours , Photo Saint Germain , jusqu’au 25 novembre, et Photo Days jusqu’au 3 décembre .

ok , même si on n’avait que ça à faire , on ne pourrait pas tout voir !!!
-5 Alors on file , dans le cadre de Photo days à la 193 Gallery , rue Béranger , spécialisée dans l’art africain contemporain .
Oh! Oh!

C’est l’artiste kényane Thandiwe Muriu qui expose you thought you could throw me away , travail sur l’identité personnelle et l’identité communautaire .
Les femmes sembleraient être juste un élément de leur environnement , vêtues du même tissu traditionnel que le fond , mais chacune a fait le choix d’une coiffure sophistiquée et traditionnelle , de ses gestes , de la couleur de ses lèvres et de lunettes particulières et très colorées .


montez à l’étage

et regardez aussi la série inspirée des timbres , représentant traditionnement les hommes célèbres de la patrie , plutôt des politiciens , ici les proportions et les modèles sont autres !
Et est reprise la tradition des messages écrits par les femmes qui confectionnent les kangas pour y glisser leur opinion .


-6 Découverte du centre d’expositions Forma, 127 rue de Turenne . Donc ce n’est pas une galerie , on ne vend pas les oeuvres exposées ,ce lieu ,grand , composé d’un rez de chaussee et d’un sous-sol est récent , il a été créé en 2022 , il s’agit de l’initiative privée d’un jeune collectionneur,sans subventions , qui désire nous faire partager ses recherches , menées en collaboration avec collections privées et galeries .
Je devine votre questionnement , sur le financement . Top secret , location du lieu pour défilés , présentations pour Lvmh du travail d’Eva Nielsen , etc …( on a refusé de me répondre , ceci est le résultat de mon obstination à enquêter)

bref , le titre de cette expo est

Fabbrica rosa .
Ca vous dit quelque chose , l’usine rose en Italie ?
on nous glisse un indice , ceci est un hommage à un grand commissaire d’exposition décédé . Visitez , Madame !
On va de merveille muséale en merveille muséale !!! 23 oeuvres .
Du très beau monde !

Marcel Broodthaers, Marcel Duchamp ,Tinguely, Camille Claudel , Rodin, joseph Breuys, James Ensor,et même Séraphine ( Louis) .

ah mais oui ! La Documenta 5 de Kassel , la Biennale de Venise 2001 .

ce nom? Celui de son fond d’archives

Et lui ? 1933-2005 , attention , je vais spoiler !


du coup j’ai récupéré cette photo en ligne


-7 vu ceci sur la porte d’une galerie

voilà , après les sonnettes de certaines galeries du 6 eme et du 8 eme arrondissement , pour nous dissuader de juste pousser les portes des galeries pour nous cultiver gratuitement , on va encore plus loin , il faut vraiment être acheteur pour oser demander un rendez- vous !!! Qu’en penserait Rancinan ?
-8 Perrotin

3 expos !
a) notre cher duo d’artistes scandinaves basés a Berlin Elmgreen &Dragset qui travaillent ensemble depuis 95. Ils ont actuellement une expo au centre Pompidou Metz . Ils présentent ici jusqu’au 18 novembre 7 sculptures ou groupes sculptés , de jeunes gens , en état d’absorption technologique.Ils sont en bronze laque de blanc . Déjà en 96 dans la performanceTRY, 3 jeunes gens mutiques, écoutaient leur walkman .
David, assis sur une reproduction du sol de la galerie a son casque sur les oreilles dans ce tableau-sculpture , vertical sur le mur .

Delivery , une installation , nous fait assister a un accident lors d’une livraison de nourriture, et de l’autre cote un autre voyeur, photographe .
regarder, communiquer, ne pas agir .

puis dans une structure circulaire, tapissee de miroirs 3 enfants absents au monde réel, avec leur casque de réalité virtuelle .

et là le réel coloré est mort .

l’esthétique

est minimaliste.
b) Cheb Ke Bauhaus gal – theatre , jusqu’au 13 janvier

portraits peints d’étudiantes du Bauhaus et vues d’architecture

c) Laurent Grasso jusqu’au 23 decembre

Orchid Island

film en noir et blanc , tourné à Taiwan, accompagné de peintures et sculptures, sous le signe de cette citation .

des partie exposées , puis une ombre passe, ce qui nous semblait familier disparait .On voit une ombre très geometrique , celle d’un objet volant. Militaire? L’inquiétude vient aussi de la musique.

-9 Sam Francis ! (23-94) rue Saint Claude , chez ETC

huiles, gouaches, acryliques , encres , pour fêter le centenaire de sa naissance .

quelle chance de voir autant d’artistes qu’on aime !

10, Ropac , Irving Penn , à l’étage , jusqu’au 30 novembre .the bath . 14
photos historiques prises à san Francisco en 1967 d’Anna Halprin en répétition et impros avec ses danseurs nus , tirées seulement en 1995

11 remarques

Je rappelle l’existence de taxi tram , l’association partenaire de 34 centres d’art d’ile de France , qui organise des visites en autocar une fois par mois de deux a trois centres d’art , pour dix euros , prix du gransport, où on est reçus par commissaires et artistes . Voyez leur site .

Je rappelle la gratuité le premier dimanche du mois de nombreux musées parisiens .Ce matin il n’y avait personne au musée de la Porte Dorée pour l’extraordinaire expo consacrée aux artistes chinois exilés en France !

Bonnes visites à vous tous , ma liste de ce que j’aurais a voir s’étale sur plusieurs pages, je fais mon secrétariat et mon planning , je prends des photos et des notes et je mets tout cela en place pour le blog , je ne m’ennuie pas ! Je vous en souhaite autant !

82-septembre 2023

Bonne rentrée à chacun et chacune , et bon retour dans les galeries, bien sûr , et dans les lieux d’art contemporain gratuits .

1 En septembre , chaque année , on a la chance de participer, entre autres, à la Design Week , aux Journées du Patrimoine, à la fête des jardins, et cela nous aide à la transition entre été et l’automne qui va arriver . J’ai adoré à la galerie Gaillard

ou lors des journées du patrimoine la visite gratuite à ce moment -là de la Galerie Dior

ou la visite architecturale des Magasins Généraux à Pantin , dont on ne connait bien souvent que la galerie d’exposition du rez- de – chaussée.


L’ambassade du Brésil aussi a été très accueillante, particulièrement sa salle d’estampes .

Bon , c’est du passé !Filons dans le 3 ème !

2 – Jusqu’au 23 octobre , la galerie Sit down , 4 rue sainte Anastase , spécialiste de la photo contemporaine anglaise , nous fait découvrir un photographe célèbre dans son pays Simon Roberts, dont un air de vacances présente des photos de ses 2 résidences d’artiste en Normandie . Il est animé par la représentation bienveillante des territoires et de leurs occupants même d’un moment , de leurs activités et répartitions dans le paysage .

3-Allons d’abord chez Daniel Templon, rue du Grenier Saint Lazare, essayant de decrypter Jonathan Meese , puis au 30 rue Beaubourg , où Robin Kid (né en 91 ) expose kingdom of ends .( le royaume des fins , d’après un concept de Kant ) .

Comme vous le voyez il s’agit d’œuvres hybrides de très grand format ,peintures à l’huile , panneaux d’acier , sculptures , installations, avec texte , qui explorent les souvenirs , l’enfance , la nostalgie ,le temps passé, mêlés à la pub , internet ,créant ainsi des narratifs spéciaux .

4- la galerie Polka , 12 rue saint Gilles , dans sa galerie de la belle cour de Venise , nous offre jusqu’au 28 octobre une très intéressante conversazione entre deux grands photographes italiens: Mario Giacomelli et Franco Fontana . Deux amateurs de paysages , très graphiques , l’un né en 1925 ne travaillant qu’en noir et blanc , avec des prises souvent faites d’avion et l’autre , son cadet de dix ans s’exprimant par la couleur .

Giacomelli

Fontana

Polka Magazine , ce merveilleux magazine consacré a la photographie contient articles et photos a ce sujet .Vous pouvez toujours le trouver en kiosque .

5 – Rendons-nous maintenant dans les 3 galeries du quartier latin de Kamel Mennour ( nous irons avenue Matignon une autre fois )

  • Rue saint André des arts Mircea Suciu , earthy delights .L’ Artiste s’inspire de Bosch, Gide,et du baroque espagnol dans des compositions très personnelles .

En deux parties , dans la partie supérieure en noir et blanc , des scènes d’extases , de baisers, montrant des malades mentaux , qui expriment anxiété religion , hystérie collective ,la peinture blanche voulant estomper la perfection des impressions , et la partie inférieure en couleur insistant sur des symboles ou des gestes abstraits , a nous de construire nos récits et interprétations .

  • Les deux galeries rue du pont de Lodi , sont consacrées à Daniel Buren, plis contre plans , hauts reliefs . Très belle surprise que ces oeuvres en relief, disposées frontalement , très bien présentées , espacées , avec des jeux de miroirs d’influence baroque .

6 –Je vous recommande la rue Chapon , intégralement et particulièrement la galerie de Stephane Jacob , expert en art aborigène Arts d’Australie , son assistante et lui se feront un plaisir de vous donner toutes les explications , régions , ethnies , techniques , représentations des rêves , ou des points d’eau . Vous avez sans doute vu au Musée du quai Branly songlines, chants des pistes du désert australien , tout est de cette qualité là , Stephane Jacob étant l’expert qui a été chargé de l’acquisition des pièces aborigènes lors de la création du musée des confluences , à Lyon .Je me permets de signaler qu’il donne tous les mois une conférence gratuite en ligne ,un jeudi , la même à 12 h et 18 h , sans replay . Il suffit de s’inscrire , on y apprend énormément de choses , je suis moi- même une fidèle depuis le confinement et je n’en finis pas d’être intéressée, car ce galeriste éprouve une vraie passion pour ces artistes australiens qu’il partage avec nous .
Vous pouvez lui demander par mail d’être averti de ses prochaines conférences .

vous pouvez aussi consulter son site , lire son livre et vous rendre dans la galerie .


7 et on se promène dans la ville , le street art est partout , Ourcq et comme ici 13 eme , face à l’entrée de la Pitié Salpetriere

et des photos du festival visa pour l’image de Perpignan peuvent être vues dans le parc de la Villette .

Excellente rentrée avec plein de curiosité et de découvertes.
Vous pouvez me les communiquer ou me faire part de vos remarques par mail , si vous le désirez.

81 – Paris en juillet (2023)

Un vrai festival de photos contemporaines !
De très belles expositions , des rétrospectives , avec des commissaires d’exposition, de vrais cadeaux !

Paris reste un lieu culturel actif , malgré l’été , jusqu’au 29 juillet , date de fermeture de nombreuses galeries .

Vous êtes parti en vacances et ceci ne vous intéresse que moyennement ? Allez , jetez un coup d’oeil à ce que vous avez raté !
Les autres , allez !mémorisez ainsi ce que vous avez vu ! Il y a même une petite catégorie qui prévoit du rattrapage !

On a toujours dit que les expos gratuites sont incluses dans ce blog . Ouvrons nos ordis et réservons pour l’école des arts joailliers , 31 rue Danielle Casanova , le lieu est petit, comme vous le savez , d’où la réservation d’une visite soit libre , soit guidée .
1

Formes , techniques , histoire , pierres , perles , or , argent , motifs , tout est au rendez-vous ! Des bijoux ? N’est – ce pas futile ? L’art nouveau ? Bien démodé ?
Non, non , ces miniatures sont de pures merveilles de raffinement , de recherches , de précision . On connaît les bouches de métro , les maisons et le mobilier Art Nouveau , Paris , Nancy , Bruxelles , on connaît par coeur les salles du musée d’Orsay , mais beaucoup moins la joaillerie , les épingles à chapeau , les plaques de cou .On se régale de silhouettes féminines, de rinceaux, d’insectes et de fleurs ,d’arabesques .


2 – Ensuite on va un peu dans le Marais , on commence par l’île Saint Louis , chez Clémentine de la Ferronière , dans le très bel hôtel particulier du 51 rue saint Louis en l’île. Elle n’expose , vous vous souvenez ,que de la photo contemporaine ,comme les deux galeries suivantes , oui je reviens d’Arles et je demeure très branchée photo .

Cette fois c’est Carolle Bénitah , qui , dans broder l’invisible , jusqu’au 29 juillet , a joué avec le medium photographique et des expressions de la langue française , en insérant de la feuille d’or ou de la broderie pour faire évoluer le sens .

3 On traverse le pont pour rejoindre 14 rue des jardins de Saint Paul la galerie XII ,on y retrouve le duo Clark et Pougnaud , qu’on avait adoré pour ses mises en scène étranges et dépouillées ,n’est-ce pas ? Bon le confinement est passé par là , et différentes séries nous sont présentées dans une certaine idée du bonheur ,jusqu’au 31 juillet .
Du kitsch , de la fourrure , des mélanges peinture- photos , c’est très fourre-tout , alors j’ai choisi pour vous le style de ce que nous avions aimé autrefois .

4 A côté , 19 rue Charlemagne , vous le savez , la très intéressante galerie binome , qui n’est jamais avare d’explications et de gentillesse , nous accueille avec les photos très sophistiquées de Laurent Lafolie, , UN,jusqu’au 29 juillet .

5 On termine ce petit tour, de façon plus traditionnelle , rue du Pont Louis Philippe, à la galerie Rouge .

En noir et blanc ,dans les années 70 , l’une a fait des portraits , l’autre a fait des natures mortes d’objets quotidiens , elles se complètent . Rien à voir avec les recherches précédentes !


6 – Magnum

La première expo de groupe dans cette galerie Magnum , early color,consacrée à l’usage jubilatoire de la couleur chez 8 photographes , en tant que nouveau medium photogaphique ,considéré à l’époque de «  commercial  » ou «  techniquement inférieur  » .On y découvre des couleurs vibrantes ,des reflets , des ombres ,de l’intensité, de la vitalité émotionnelle . Ce sont là huit perspectives différentes et novatrices .

Parmi la quarantaine d’oeuvres exposées, un grand nombre de dye transfers et cibachromes vintages proviennent des archives Magnum.

la galerie sera fermée en Aout mais reprendra jusqu’au 7 octobre .

Alex webb

7 – galerie Polka , Rue Saint Gilles , jusqu’au 2 septembre

Oui c’est bien la galerie de la célèbre revue de photo polka magazine , vous commencez à la connaître, avec ses deux expos , l’une , petite , au rez-de-chaussée, l’autre d’un grand photographe, au sous- sol.

Joachim Eskilder , présente avec sa série sur la ville danoise Skagen , son travail sur la lumière .

Et nous avons la jubilation de voir des photos des 60 ans de la carrière de Joel Meyerowitz , dans Panorama .

Il est l’un des trois , avec Eggleston et Shore à avoir osé prendre le risque de la couleur .


8- rue Debelleyme ,chez karsten greve , la retrospective Wols ,à partir d’oeuvres de collections privées et de la propre collection de la galerie .

Chez Pierre Alain Challier ,on retouve les estampes de bernard Venet

Chez Taddeus Ropac , expo Alex Katz , pour ceux qui aiment (j’en connais )

9- Rue sainte Anastase , la galerie Sit Down , aux choix toujours très pertinents ,nous fait découvrir les photos du français

10-Je ne peux pas dire on va terminer en beauté, car toutes ces galeries ont cherché la qualité , mais PERROTIN , au 8 avenue Matignon , dans sa galerie du second marché , présente , a partir d’un carnet de dessin , dans la tête de Balthus, une recherche presque muséale , comme le font certaines grandes galeries de New York.


Ce n’est pas sûr qu’Aout nous apporte de si belles surprise ! Ce sera le moment , si la température le permet , de randonner , vous baigner, paresser , vous remettre en forme , faire des rencontres , exercer votre créativité .
A la rentrée!

80- juin 2023

Ce numéro sera peut-être moins étoffé , en raison de petits problèmes de santé et de la chaleur qui ne m’ont pas vraiment incitée à flâner .On parlera gravure, fils, dessin, peinture, street art, installations , photos, on visitera peu de galeries , remplacées par deux musées gratuits, une place , un immeuble, une fondation , la rue …

1-Bien sûr la Fête de l’estampe , deux jours en mai, place Saint Sulpice, nombreux stands , nombreux amis , des découvertes, des coups de coeur éventuellement, bref un merveilleux moment ,je ne mets pas de photos pour ne pas faire de favoritisme, et puis les portes ouvertes des Frigos,

et pour compléter le tout l’expo payante et si belle à la Bnf Richelieu , vous avez jusqu’au 3 septembre pour la voir ou la revoir , sur l’obsession de Degas pour le Noir et blanc , vous pouvez consulter wukali.com pour avoir des explications et des images des estampes et dessins .


2- Visite d’un lieu que je ne connaissais pas , l’espace 100 ECS ( espace , culture, solidarité) au 100 rue de Charenton, café, théâtre , galerie .Fragile Memories , occupe les salles d’exposition , jusqu’au 15 juillet , avec des oeuvres de très grand format de trois graveurs ,Ariane Fruit, Emmanuel Gatti et Olesya Dzhurayeva aux techniques bien différentes , très élaborées.

3 – la Fondation Taylor , 1 rue La Bruyère , a présenté en mai des graveurs espagnols contemporains et en sous – sol une sélection de gravures de Goya.

Pablo Flaiszman ,le graveur argentin, aux si intéressantes aquatintes était , à juste titre mis à l’honneur .( vous pouvez vous procurer le petit catalogue .

Et les oeuvres des autres artistes étaient aussi originales et de belle facture.il y avait aussi le palmares. de 5/6 prix de gravure , dont celui de Matthieu Coulanges .

4 – Pas très convaincue , je passe chez Templon , rue du grenier saint Lazare voir si Chiharu Shiota peut encore m’étonner , j’ai tellement vu ses installations en rouge, en noir ou en blanc , à la Biennale de Venise , au Bon Marché, en galeries …

Ah il n’y a pas que des fils , mais aussi gouaches et sculptures , ce qui renouvelle l’intérêt .Vous pouvez vous y rendre jusqu’au 22 juillet voir memory under the skin .

.

5- L’expo Freger , aux filles du Calvaire du 21 rue Chapon est remplacée par une expo collective , avec de très beaux dessins

Et une pièce étonnante que j’aurais volontiers acheté si j’en avais eu les moyens

6- la galerie Maia Muller , 19 rue Chapon ,qui remporte la palme de la galerie la moins sympathique , (on passe à côté de vous , sans vous regarder pour vite s’installer devant l’ordinateur sans lever le nez ), présente une expo collective elle aussi , hum un group show ! Fascinée , à 30 cms de la galeriste je contemple cette oeuvre sans panel ni nom d’artiste sans obtenir un peu d’attention .

En sortant , je me penche pour saisir sur le tas près de la porte, par terre , oui , vous avez bien lu, le petit papier avec les noms des participants .

S k , c’est donc une oeuvre de Sacha Ketoff !
Puisque nous sommes dans la rue des galeries , rue Chapon ,continuons ! Un peu dans le désordre!
6- Ah chez Sarah Benichou , une nouvelle expo de Valerie Mrejen , chic ! Soit on est fan , comme dans ma famille , mes fils et moi , on connaît récits ( depuis la parution de mon grand – père, videos , entretiens , expos et même sa pièce Gardien party , témoignages de gardiens de musées, vue à Beaubourg dans le cadre du musée of course , soit on n’en a jamais entendu parler , comme la plupart de mes connaissances , malgré sa grande expo monographique de 2008 au Jeu de Paume .

Vous allez assez vite comprendre le principe .

Je sais , je sais , sourires ravis ou mines consternées devant ces oeuvres !
7- je ne peux pas passer sous silence la réouverture du musée de l’immigration , dit de la porte dorée . Oui c’est payant , mais ici je ne déroge pas à la règle que je me suis fixée, car les 17 et 18 juin , pour les portes ouvertes, tout était gratuit , avec une après-midi -m de merveilleux entretiens le dimanche , de personnes issues de l’immigration avec un splendide parcours professionnel .
Vous avez lu la création du cabinet des laques ?

Tout a été repensé avec une équipe de 50 spécialistes ( historiens , sociologues ) et tout se base sur des dates précises ,explorées du point de vue des faits , des documents et illustrées par de l’art contemporain ou des extraits de films .Tout est dit et bien déconstruit , on a ôté le malaise de ce musée , dans un bâtiment à la gloire de la colonisation . Tout est enfin expliqué , analysé et très clair .

Je vous laisse sur votre faim, quantà l’art contemporain ! C’est vous qui devriez me faire parvenir vos photos pour un prochain blog , interactif du coup !
8- Le mur , 38 rue de la roquette ,oui comme à Oberkampf , MUR = Modulable Urbain Réactif , qui expose officiellement du street art .

9

À la maison des arts du Japon, expo gratuite , au 2 eme étage .
Magnifique noir et blanc des photos jusqu’aux annees 60,de photojournalisme , de propagande , d’Hiroshima photographiée en 58 , des enfants des rues de Chikuhô en 1960.

Les photos en couleurs sont plus convenues dans les thématiques et les cadrages : temples et sculptures bouddhiques .

C’est sur cette image exotique que va se clore ce numéro 80, image un peu de vacances , nature et culture , voilà c’est ce que je vous souhaite pour ce bel été .

78- février-mars -avril 2023

dessins, gravures , peintures , sculptures, installations , photos , découvertes et grands noms .

Fan de dessin? C’est sûr?
1 – the drawing house , 21 rue Vercingétorix , près de la place de Catalogne , 14 eme.

Oh ce mot drawing ! Oh cet hôtel luxueux ! Oh la salle d’expo en sous-sol! Oh le prix Drawing now !
ok ok , on se calme et on raconte .

Oui, le point de départ c’est bien le salon drawing now , qui accueille 70 galeries et 300 artistes , chaque année au Carreau du temple , avec au sous-sol jeunes galeries internationales et jeunes artistes , les valeurs sûres étant dans la halle du Carreau .
La remise de prix a débuté en 2011, ce qui explicite l’annonce ( les onze lauréats) .

Dans cet état d’esprit , deux hôtels ont ouvert , celui que vous connaissez bien rue Richelieu , et celui-ci .Leurs chambres ont fait l’objet de commandes auprès d’artistes , pièces uniques ,et leur sous-sol est le lieu de leurs expositions gratuites consacrées au dessin. A Richelieu cela s’appelle le drawing lab, et ici le drawing hall .
Un autre hôtel ancien a été racheté, près de la place de l’étoile et est en réfection , on y avait vu une expo ,dans cette drawing factory , en 2021 ,chacune des chambres étant dévolue comme atelier-galerie à un artiste en résidence pendant 6 mois , sous l’égide de la présidente Christine Phal, fondatrice du drawing lab qui déclare:

Et toutes les actions qu’elle mène en faveur du dessin contemporain le démontrent .


De même que j’ai salué dans mon précédent numéro l’action du Bon Marché , de même je célèbre celle des différents drawing , salon , et hôtels .Ceci en toute indépendance d’esprit !
Du 23 au 26 mars se tiendra le salon 2023 au Carreau du temple , save the date ! ici , rue Vercingétorix, on voit un dessin de chacun des lauréats, prêtés par leurs collectionneurs .


Voilà comment se présentent les lieux

Et une petite sélection de l’expo actuelle :

Il y a de très beaux neons très chics partout , impossible , malgré les astuces habituelles de prendre des photos sans leur reflet …traînées bleues ou vertes …

Vous reconnaissez Clement Bagot et ses encres de couleur , Lionel Sabatté ( poussière, acrilyque , huile et curcuma sur papier noir de Pierrette Bloch datant de 1969 ), le très beau travail de Cathryn Boch, ( gouache , huile ,carte routière couture machine au fil de coton rouge sur papier troué, poncé ) ,les oiseaux de Jochen Gerner, bien sûr Benchamma dans le style de ce qui est présenté actuellement chez Templon, une partie d’un triptyque de Nicolas Daubanes et sa poudre d’acier aimantée .

Fan de gravure ? C’est sûr?

2 – Cette fois on file au salon du vieux colombier dans la mairie du VI eme .

Oh ! Madame PLPDG, on ne va plus dans les galeries ? Un grand magasin la dernière fois , Un hôtel tout à l’heure , une mairie maintenant ! On change le nom du blog ?
Non non , pour moi l’idée c’est de se cultiver gratuitement , et de former son goût, en regardant des oeuvres de qualité.


Bois gravé, eau forte , linographie , carton gravé, collages, fils ,pointe sèche ,estampe sur céramique , sérigraphie, gravure sur gomme ,burin, embossage ,carborundum, gravure photopolymere, linogravure sur photographie ,aquatinte , manière noire , estampe sur feutre et grès émaillé , lavis à l’acide ,voilà les techniques !
Le thème est traité de façon non conventionnelle , personnelle , imaginative et poétique : à travers un bois ,des reflets, un fleuve, une chevelure ,des motifs placés de travers ,à travers les âges, ou l’histoire contemporaine ,au travers d’un regard ,entre deux forces qui s’entrechoquent , à travers des cadres d’où s’échapper , évocation de travers ( défauts ) ,traversée des apparences , des matières, des obstacles , des images , en travers des chemins de traverse.


3 -galerie Perrotin

Le temps s’est écoulé , mystérieusement , rendez-vous médicaux, soucis, manifestations , voyage et nous voilà en avril , on a passé du temps dans de grandes expos temporaires , au drawing now, au salon du dessin, au salon approche , à la print fair ,à la Paris art fair , salons éphémères , alors on va se promener dans mon quartier , voir les plus grandes galeries .

Ici l’espace de l’impasse saint Claude qui expose jusqu’au 22 avril

Sculptures ,non monumentales , deux sortes de métal , l’un noir en relief aux murs , l’autre , acier corten , au sol , en volume et oeuvre sur papier . Calligraphies , études géométriques , réflexions sur lignes , courbes et espace .

On le retrouve également au 76 rue de Turenne , en peinture , exécutée in situ , à l’aide d’une barre de métal

Et avec une présentation de ses recherches mathématiques


La galerie annonce aussi d’autres oeuvres dans son espace avenue Matignon , et dehors place Vendôme

Au dernier étage , rue de Turenne , nous découvrons

Géométrie, couleurs franches, tentations figuratives , esprit ludique .
4 – à côté , rue Debeyleme , jusqu’au 22 avril , chez Taddeus Ropac , on admire les oeuvres de l’artiste londonienne Megan Rooney flyer and the seed , au rez-de-chaussée , au sous-sol, et au premier étage , merveilleuses oeuvres abstraites , très travaillées tant pour la palette que pour les techniques .

Et le deuxième étage nous présente de très belles oeuvres de l’artiste allemand Wolfgang Laib , obsédé par le triangle, dans ses sculptures en cire d’abeille

Et ses oeuvres sur papier ,jaune pollen ou blanc laiteux presque transparent .

5- et , bien sûr , on s’arrête chez Karsten Greve ,deux expos jusqu’au 29 avril , celle que je n’ai pas vue , pour une fermeture non expliquée, du grand photographe Robert Polidori , qui dans différents pays , s’intéresse aux architectures vides et à la mémoire , et

7 femmes artistes , de tous âges, de nationalités et cultures différentes :américaine ,japonaise , brésilienne ,suisse , allemande , écossaise,et irlandaise ! Et de styles dissemblables , minimalisme ,motifs abstraits et rythmés , luxuriance ,expressionnisme abstrait ,et d’états d’esprit qui vont de la contemplation , à l’hymne à la splendeur du monde, au rapport avec l’animal ,à la menace tragique qui pèse sur le monde . Quelle disparité ! C’est cela la caractéristique de l’art de notre époque ? Pas de rassemblement autour d’une thématique , d’une technique , d’un genre .Mais des constellations libres , non rivales .

6- un solo show aux Filles du Calvaire est consacré à une autre femme , la photographe Karen Knorr ,avec une sélection d’oeuvres inédites et récentes , a coté de photos de ses grandes séries , même celles en noir et blanc,comme Belgravia et gentlemen , photos documentaires critiques .
On retrouve ce qui a fait sa célébrité , ses mises en scène d’animaux (empaillés ou inserés par collages et retouches numériques )qui, de façon incongrue et improbable , se promènent ou se délassent dans des lieux somptueux , vides d’humains, musées , palais , en France , en Inde .Ce bestiaire de fable fait écho à l’ornement des lieux , en tirages monumentaux , c’est de la fiction en contradiction avec le caractère supposé de l’effet de reel de la photo .


A l’entrée on est accueilli par une cage blanche vide ( installation ) et ce poème qui nous parle de disparitions .

7-0n va ailleurs dans le troisième , en marchant un peu . On reste dans la photo prise par une femme , chez Suzanne Tarasiève , 7 rue Pastourelle , chez

Oeuvres au fusain

8- en passant, au 11 , group show , chez Rabouan Moussian , très mêlé , (mais je préfère monographies et solo shows), avec notre photographe sophistiqué adoré Erwin Olaf , chouchou aussi de la galerie

9- A deux pas , rue de Montmorency , la galerie Schumm- Braunstein , spécialiste de la gravure contemporaine , a choisi d’exposer

Etant là avant l’heure d’ouverture, je n’ai pu admirer que de la rue vitrine et quelques oeuvres à travers la porte vitrée .

10- Aller chez Daniel Templon s’impose ! Comme d’hab !jusqu’au 13 mai , on a la chance de voir des oeuvres de François Rouan, Odalisques et pavanes rue de la fosse aux ours .

couleurs, matières, mouvement , tressages .

rue Beaubourg, matières , couleurs , oui oui mais kitsch , surcharges de personnages , exubérance ! De Jan van Imschoot je n’ai pu aimer que des portraits.

11 . Marian Goodman n’est qu’a deux pas ,

Dépouillement , concepts , oeuvres historiques comme il sentiero verso oltremare d’Anselmo , que vous voyez et qui circule entre deux bandes verticales outremer et où s’adjoint la boussole encastrée de direzione .

Et la grande Marisa Mertz

Et tout le monde aime kosmos 69 de Baumgarten , ses branches de noisetier et la figure d’un oiseau de papier recouvert d’une carte de constellation

12 – En sortant on passe par la galerie Mitterand ,qui nous fait découvrir jusqu’au 6 mai le travail de la performeuse Katja Schenken , push the sky away , dont tout le travail est en rapport avec son corps( body prints )


Pour finir je signale les photos de Chris Killip, chez Magnum , anthology

Et

Je n’arrive pas a commencer ! Mais ensuite il m’est difficile de m’arrêter ! Bon il est temps ! A bientôt