96- novembre 2024

photos ( beaucoup ) , dessin mural , installations , peinture , techniques variées

1 le salon a ppr oc he , dédié à l’expérimentation de l’image , (en fait de la Photo) 7-10 novembre , 40 rue de Richelieu .

Petit salon , 6 salles , 15 artistes présentés, galeries françaises et internationales ( Belgique , Italie, Suisse,Pays-Bas,Usa) .

Ce que l’on aime c’est l’esprit laboratoire des démarches allant de l’oléotype à la photogrammétrie , avec une grande recherche sur les supports , verre, plexiglas , pierres grainées , textiles et les apports , broderies ,cyanotypes, cire d’abeille .On assiste aussi à des fragmentations du réel,à des processus chimiques sur des lavis terreux ,à des transformations de supports photosensibles érodés par le temps, à des recherches sur les encadrements -sculptures .

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2- dans le cadre de Photo Days

Remèdes Galerie, 143 rue du temple , nous permet de prendre connaissance des démarches très originales de Olaf Wipperfürth, jusqu’au 19 décembre.Nous découvrons avec plaisir cette galerie.

Interstate/s présente des photos de différentes séries ,en noir et blanc et en couleurs et en différents formats .
Ce qui a d’abord attiré notre regard ce sont les icebergs , en fait un sujet qui nous touche beaucoup , et aussitôt la question : c’est de la photo?

superpositions , photos , peinture blanche , tout ceci rephotographié, travail sur la mémoire , le temps qui passe , l’impermanence des choses , constat de la fonte des glaciers , poésie du remède provisoire trouvé qui fixe juste un moment .

D’autres séries tentent de saisir une realité ponctuelle , non mise en scène.

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3 – la galerie consacrée à la photo contemporaine , fidèle aux artistes qu’elle expose , Clementine de la Ferronière, a opté pour les rêveries de Lavinia, de Flore , dont nous avions beaucoup aimé l’odeur de la nuit était celle du jasmin , à l’Institut de France il y a 4 ans .La rue de Saint Louis en l’île est un bel objectif de promenade et la galerie est dans la 2 eme cour du plus bel hôtel particulier , au numéro 51 . On a jusqu’au 21 décembre pour s’y rendre .

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Flore a retrouvé une correspondance de sa tante Louise , décédée, avec une amie italienne Lavinia, et s’inspire de ses états d’âme pour créer cette série dans des photos , impressions d’Italie , en s’éloignant toujours des conventions de la photo traditionnelle , et en travaillant chimie et supports qui révèlent parfaitement son univers poétique .

4- galerie Marian goodman

Penone, avvolgere la terra

donc ce dessin au fusain sur les murs pressione reproduisant celui de 1977

1 sculpture

des dessins .

Daniel Boyd dream time , dans la galerie un peu plus loin .

Le titre suggère bien que l’artiste est australien , avec toute cette mythologie du temps du rêve , si bien racontée et montrée par Stéphane Jacob .
Mais on est loin , à part la technique des petits points , de ce que nous connaissons des artistes contemporains aborigènes .
En arrivant dans la galerie ce qui frappe c’est le dialogue entre les oeuvres et l’architecture des lieux .

5- galleria continua , 87 rue du temple , jusqu’au 11 janvier ,Pistoletto ,Nouvelle Perspective.

On est enveloppés dans l’arte povera , grâce à la très belle expo de la Fondation Pinault à la bourse du commerce .Il est donc normal que cette super galerie italienne s’empare de cette mode et du buzz , en exposant dans toutes ses pièces et étages un seul de ses membres , Pistoletto , en mettant l’accent sur sa fondation città dell’arte à Biella .

On va des miroirs aux QR codes en passant par les hommages à Piero della Francesca , à Picasso , à Mondrian et Lucio Fontana .


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6-les filles du Calvaire , 21 rue Chapon , exposent le grand photographe américain Todd Hino , jusqu ’au 21 décembre .

Fragmentary narratives réunit oeuvres historiques et nouvelles productions , narrations implicites laissant place à l’interprétation du spectateur , poèmes visuels .

7 – galeries Daniel Templon – jusqu’au 21 décembre

Au 28 rue du Grenier Saint Lazare , d’Omar Ba : Kaïdaran , inspiré par le livre de contes peul, classique de la littérature africaine , récit du voyage de 3 hommes vers le pays des génies-nains, qui rencontrent des figures énigmatiques avant d’arriver devant Kaïdara , dieu de l’or et de la connaissance . Un seul d’entre eux survivra , dépouillé de ses biens matériels .

La technique est très intéressante, les fonds de ces grands tableaux sont enduits de peinture noire , jaune ou orange , et vous le verrez il peint de façon foisonnante très personnelle et variée .

rue Beaubourg,le belge Antoine Roegiers continue sa narration picturale dans la grande parade , 13 huiles sur toile.Incendie , forêt apaisée , marche triomphale d’hommes grotesques , masqués . Ca oscille entre plusieurs genres , assez classiques puis grimaçants .

8-Beaubourg24 , qui a racheté le café qui faisait l’angle est maintenant très visible , l’espace est grand et beau , et le sous- sol labyrinthique nous enchante. Nous sommes accueillis par Au-delà du visible , exposition coréenne de l’association Sonamou qui promeut l’art coréen à l’échelle internationale , présentée jusqu’au 30 novembre .

Ce sont des oeuvres spirituelles , de recherche expérimentale et très raffinée, qui jouent avec l’ombre et la lumière,des matériaux inattendus et innovants,les creux et les pleins , les textures .

9 à la fondation Sozzani

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10 et nous terminons par des annonces , urgentes .

Il ne me reste qu’à vous souhaiter belles promenades et découvertes !

95 – octobre 2024

Magnifique mois d’octobre , très riche en sorties !
Quartier Latin

1 jusqu’au 16 novembre , 6 et 22 rue de Seine , les galeries Roger-Viollet et Zlotowski s’associent pour exposer une icône de la modernité , déjà classique , et l’intitulé la simultanée ne pourra pas vous surprendre, puisque Sonia Delaunay était peintre, créatrice de mode ,de design, de tapisseries , graphiste , lithographe !

Sonia Delaunay .

L’expo se clôt par un très bel entretien accordé à Jacques Dutronc et où Françoise Hardy évolue dans une robe créee pour elle . Vous la trouverez facilement en ligne .


2-On est dans la cour des grands , restons- y ! 35 rue de Seine , la galerie Pascal Landsberg, jusqu’au 16 novembre , expose SOULAGES , années 1950 , celles qui aboutiront à la création en janvier 1979 de ses outrenoirs . Les oeuvres sont toutes issues de collections privées donc inédites pour nous .

3 – jusqu’au 24 novembre , au pavillon Comtesse de Caen (Institut) ,on va découvrir le reportage photographique de plusieurs années d’Olivier Jobard , notre famille afghane , souvenirs d’une vie envolée.Il suit pendant 7 ans un enfant afghan seul à Paris, qu’il parraine , il l’accompagne , après son bac , pour un retour en Afghanistan , voir la famille ,puis vu les ciconstances organise l’évacuation des 4 autres membres de la fratrie, et documente leur parcours en France, et il retourne là- bas revoir les 2 parents .Beau témognage d’humanité et de solidarité .

On change de quartier , aujourd’hui on choisit le 8 ème , puisque c’est là que ça se passe , près des grands hôtels et de la Haute Couture .

Rue du faubourg Saint Honoré

4 – Au 118 , une maison de ventes aux enchères, ah vous nous parlez de Sotheby’s? Non les trop nombreux étages m’ont découragée, je choisis Piasa, au 118 , qui expose les oeuvres qui seront en vente le30 octobre .J’adore ces lieux qui nous permettent de voir ce qui ne sera jamais dans un musée! En ce moment on se régale: Rancillac, Réquichot, Bloch, Blais ,Boudin, Sam Francis , Vera Molnar , et pas que !les 3 ci-dessous ne sont pas nommés , à vous de jouer !

5- Nathalie Obadia ,jusqu’au 26 octobre ,nous propose les recherches de David Reed, whirlpool, sur la «  couleur optique ».


En fait je suis venue voir la nouvelle galerie , ouverte le 4 octobre,, au 108,de Galleria Continua . – 6
Petit espace de deux pièces ouvertes , super expo d’inauguration , un face à face Adel Abdessemed et Giorgio Morandi , Guerre et paix , dessins au fusain épais et grand format contre gravures , sujet : natures mortes .

et 7 , la galerie Hadjer a une sélections de tapisseries contemporaines

8 la galerie Hélène Bailly , au 71 ,

son exposition est divisée en 5 chapîtres

Le périmètre des galeries est bien là ,assez restreint , et à l’angle , avenue Matignon , bien sûr , la galerie Lelong , au 38 où l’on rencontre jusqu’au 31 octobre ,l’inévitable Fabienne Verdier , et ses grands retables 9


10 , la galerie Tornabuoni , accompagne jusqu’au 12 janvier , la démarche de la Bourse du Travail , en exposant Arte povera , tracer une révolution .
C’est renversant même quand on connaît bien la période .

11 – au 18 , , Almine Rech , a choisi l’expérience de la lumière et de la durée, pas de récit , une video , que de la contemplation, la lumière et la matière se modifient .
path taken , de notre cher James Turell , jusqu’au21 décembre

12 – on reste dans le quartier , 4 rue de Ponthieu, Harold Ancart chez Gagosian , se déchaîne avec ses couleurs saturées

Changement de direction , vers la Comédie Française , on passe

13 au Drawing lab , 17 rue Richelieu , où Boris Labbé montre une œuvre immersive , ito meikū, le fil d’errance . Il y a deux casques de réalité virtuelle , c’est les vacances , des touristes sont là , avec des enfants , je n’ai donc vu que les oeuvres énigmatiques exposées aux murs .


Pas grave , je file – 14 – au palais Royal , envie de voir les sculptures en plein air d’Art Basel, celles de la Fiac autrefois étaient exposées aux Tuileries , nombreuses et commentees par des médiateurs , c’était une jolie promenade , attendue . Là c’est bien différent !!! Juste 6 oeuvres ! Ok !

toujours dans le cadre d’Art Basel , on peut voir place Vendôme la sculpture de Carsten Höller, ce champignon de 3 mètres qui combine 3 types de champignons , dont un toxique .

Et on peut se rendre aussi au petit palais et avenue Churchill pour une maison de Jean Prouvé .

et au Palais d’Iena pour Tales and Tellers préparé avec soin par la maison Miu Miu

Quant à Art Basel , quatre heures de pur régal !!!

et je termine en sortant de Paris (rer) par

15 la ferme du Buisson , à Noisiel .le prix du ticket , d’Aline Bouvy jusqu’au 21 janvier .

Elle joue sur l’idee du prix à payer , argent et sacrifices pour entrer dans un parc d’attraction , c’est sobre , tout est blanc. Elle a créé des vêtements en forme de poissons que des habilleuses en gants blancs nous aident à enfiler si nous le désirons , elle se représente en gargouille ou danseuse de Degas très critique , tout est espacé mais très habité , des médiateurs sont là . C’est beau , ludique et intelligent , et ce lieu on l’adore !

ca c’est ma petite contribution visuelle !
Bon je pars à Lyon voir la Biennale ! Bonnes petites vacances , ou journees de congés !

94-septembre octobre 2024

photos , peintures , installations , céramiques , videos, sculptures .

Une autre rentrée ! J’espère que vous avez passé un bel été ! Il faut repenser plannings, inscriptions , réservations , contacts , on va rêvasser sur les prochaines vacances , et refaire tranquillement un petit tour de galeries ou de lieux où l’art est présenté gratuitement . Commençons par un hôtel , près de la gare Montparnasse , valises , on parle anglais à la réception , on peut savourer debout une citronnade offerte , ambiance petit prolongement des vacances ! On aime le matériel de dessin de la boutique , pas de gadgets souvenirs parisiens , mais livres , carnets , objets en lien avec les arts plastiques .
Madame PLPDG , on n’est pourtant pas au Drawing hôtel , rue de Richelieu !!!
Presque ,vous brûlez !
et oui , même maison !

-1 Drawing House , 21 rue Vercingétorix et son hall, en descendant quelques escaliers , consacré aux expos de dessin. Cette fois-ci sur l’ensemble des murs noirs des oeuvres réalisées in situ . Un pas de côté vers le centre , installation inédite et évolutive tout au long de l’année . Thématiques ? Animalière : biche ,cerf , mais aussi le yoga ,l’équilibre, le dragon blanc , la glande pinéale ( entre les deux yeux ), donc l’univers , notre place , notre relation à notre environnement , l’énergie , l’élargissement de la conscience , Prana , rendre visible le sensible .

Je n’ai pas encore dit le nom de l’artiste , car je vous laissais le temps de le reconnaitre . Style , ah oui de la craie blanche sur fond noir ! ah oui au 104 , non au palais de Tokyo etc !

Moi je l’ai découvert à l’inauguration de la médiathèque Françoise Sagan , pour sa fresque extérieure de 17 m sur 6 ,constellation à visage animal , celui de la panthère des neiges .


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La salle d’expo de l’hôtel

et oui il s’agit bien de

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2 le jour des peintres , le 19 septembre, musée d’Orsay une expérience !

En genéral je ne parle que d’expos gratuites , et là je déroge ! Y aller , c’était pour moi reprendre contact avec ce monde des nombreux peintres contemporains . 80 ont présenté ici chacun une oeuvre placée sur chevalet , dans une petite salle à un endroit bien choisi pour la mettre en relation avec tableaux du passé .Donc …que du figuratif , paysages , portraits , techniques anciennes ou hyperréalisme , mamma mia , au secours ! Comme dit Télérama, une sorte de speed dating ! De 14 h à21h30 , les peintres étant en grande partie présents pour répondre aux questions répétitives des touristes .Quelques noms connus , Petrovitch, Childress,Mayaux,Herbelin , Cognée , parmi tant de monde .On sait que dans une foule on trouvera toujours quelqu’un avec qui échanger idem pour les tableaux , au milieu de ce que certains vont considérer comme des crôutes , ou des ambitions ringardes , des oeuvres qui vous font signe , ouf !


3 la rue

Street art dans le XIIIème

Et toujours la recherche des sculptures dans l’espace public .

Une fois rassemblés plus de documents , il sera possible , peut-être de comprendre les choix , les thématiques , les matières.

4- galerie Maria Lund , rue de Turenne

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dessins et toiles, beaucoup dans des tons de gris , des personnages en action ,mais énigmatiques .

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5- Polka Galerie , 14 rue Saint Gilles , photos.

dans la première pièce

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Magnifique série d’arbres , et très beau livre en vente

Et dans la cour de Venise

et en sous-sol

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-6 On change de quartier , il y a longtemps qu’on n’est pas allé rue de Quincampoix . Au 40 , à l’étage , la galerie Putman, spécialisée dans les oeuvres sur papier , présente jusqu’au 26 octobre ito no ito ( dessein sur fil) de Keita Mori .Effectivement dessins et fils tendus , collés sur papier ou pour une très grande pièce collés directement sur le mur sont conçus par l’artiste avec une palette volontairement réduite et bousculent nos repères.

7- Juste à côté, au 44 , se trouve la galerie Semiose .

Dans le mur l’entrée de la cour , nous accueille l’oeuvre de Felix Roulin de 79

Dans la cour

Semiose expose le collectif bordelais Présence Panchounette actif entre 1969 et 1990 . Bon ! Et Quelques artistes de la maison .Petrovich, Philomena Williamson

8- La rue du renard est toute proche , la galerie Ceysson Bénétier , au 23 , a choisi asterochromies , de Philippe Favier , jusqu’au 5 octobre , et son retour au dripping , au verre , au rouge sang .

9-0n découvre la galerie Micki Leng , au 2 rue Beaubourg , qui fête son inauguration avec 4 sculptures iconiques et des oeuvres sur papier deJean Katambayi Mukendi, délestage , jusqu’au 11 octobre .


10- le passage saint Avoye est à deux pas . Au 6 , galerie Allen ,ce sont les photos de Vikki Alexander , des années 80 , qui nous attendent ( jusqu’au 5 octobre ) .Elle faisait partie de Pictures Generation ,qui utilisait des photos tirées de publicités , et de films , en les détournant en enlevant tout texte , et en portant un regard critique sur la société de consommation et le male gaze avec des références à l’histoire de l’art .




11 on marche un tout petit peu et on est rue vieille du temple . On met toujours le Japon à l’honneur , comme vous le voyez à plusieurs reprises dans cette chronique, don on file aà la galerie spécialiste de la photo japonaise ou concernant le Japon .oui , bien sûr je parle de echo 119 , où il faut sonner à l’interphone , et voir jusqu’au 5 octobre japonese only , photos de Yann Lofer , sur les services sexuels , à la ville , à la campagne , visant a assouvir tous les fantasmes , oui mais , impossible de pousser les portes , refus courtois et ferme , c’est pour japonese only !!! L’expo et le livre sont donc constitués de photos «  volées! »



12- en face , à la galerie David Zwirner , au 108 , jusqu’au 5 octobre , on découvre les céramiques inédites , pièces uniques , de Shio Kusaka ,la grande artiste qui a comme référence la grande céramique japonaise. Jomon ,Yayoi,Kofun , celle de la Grèce antique ,la science et le cosmos et travaille par incisions , reliefs ,figures rouges et noires .Le choix a été fait de les présenter sur un socle qui traverse toute le longueur de la galerie , face à nous, par taille .

13 chez Karsten Greve , rue Debeylleme , jusqu’au 21 décembre , un dialogue
Pierre Soulages , oeuvres de 1963 à 2015

John Chamberlain

Peinture et sculpture

collection privée du galeriste !
exploration de la couleur , de la matière et de la lumière .

Et 14- chez Ropac , new sculpures 2023 , Tony Cragg , jusqu’au 5 octobre

acier , bois , bronze, creux , pleins , jeux avec l’espace .

Allez on rentre ! On passe par la rue des Quatre fils . Que de monde chez Mor Charpentier , au 18 . Ok , plateaux , vin blanc , on inaugure ce 5 octobre ( dernier jour de beaucoup d’expos dans de nombreuses galeries )P l u v i a l i t é de Kader Attia , c’est assez sublime , comme d’hab , installations au sol , au mur , deux écrans videos.

et 15, Rx est ouvert , expo annoncée du 12 octobre !!!! Au 9 novembre . On ne me dit rien , j’admire la série de photos d’Elger Esser , faites pendant son séjour en 2022-2023 au Mont Saint Michel , en noir et blanc , en bleus et jaunes monochromes .

Bon mois d’Octobre ! dans quelques jours des galeries rouvriront avec d’autres expositions , vous pourrez aller à La Biennale de Lyon ou au Grand Garage Haussman du 16 au 20 0ctobre ( reservation only ) , et a Art Basel Paris les 18 , 19 ou 20 octobre , au Grand Palais rénové ,mais au prix de 44 euros .Je me permets de rappeler que ce salon expose aussi gratuitement

place du palais royal

À l’hôtel Sully

dans la cour de l’hotel de la Marine

au palais d’Iena ( films)

place vendôme

au musee Delacroix

avenue winston churchill: Kusama , Prouvé , Zamosa .

et au petit palais .

il y a de quoi faire ! Amusez- vous bien !

93 – juin- juillet 2024

Chose promise , chose due , n’est-ce pas ?
Vous avez vu le film de JR sur son travail avec les détenus d’une prison californienne ?

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1- la galerie Perrotin , parallèlement à cette sortie , présente des oeuvres créées par Jr mais pas sur cette thématique, sur ce qui s’est récemment passé sur la façade de l’opéra Garnier .

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donc encre noire et fusain .

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Ces oeuvres de grand format sont très belles et originales , et la musique de Thomas Bagalter diffusée par les vinyles est envoûtante .

2 on reste dans le quartier ! Rue Debeylleme , chez Ropac . L’artiste Not vital , que nous avons découvert lors d’une Biennale à Venise sur l’isola San Giorgio .

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donc minimalisme, portraits et paysages contemplatifs et décalés, méditation sur l’identité et notre relation au monde .sculpture et collages ,formes simples .


et superbe travail sur des fêlures du marbre , évoquant des paysages comme les pierres chinoises .

et le clou de l’expo

le fameux saut de Nijinski !

3- à l’étage de la même galerie

-Ah bon ?Madame PLPDG ? C’est du noir et blanc ? Des petits formats ? Du dessin au crayon ?
– mais oui , quelle chance de voir ces oeuvres sur papier si rarement exposées. En 2023 l’artiste américain a réimaginé en noir et blanc certains motifs de ses toiles en couleurs .Ce n’est pas la première fois qu’il aborde le monochrome , voyez ses black paintings .Ici c’est une gamme monochrome , qui compose des blocs géométriques .


Et 2 dessins , plus classiques , figuratifs , nous interpellent ! Oui , oui , on connaît son admiration pour les dessins de Seurat, et de Morandi .

4 – on reste dans le troisième , on passe chez Templon , rue Beaubourg

après-coup de François Rouan y est présenté jusqu’au 13 juillet .

S’attachant toujours à la déconstruction du tableau , l’artiste déploie ici des oeuvres photographiques de petit format , retravaillées , multiples expositions, tressage photographique , hachures , pointillés , entrelacs .Abstraction? Figuration ?


et nous finissons en beauté

5- Marian Goodman , jusqu’au 27 juillet

et

voilà , dernier petit tour dans les galeries en ce début juillet un peu morose. On se reparle à l’occasion du numéro d’Aout -Septembre ! Bon été .

92- mai- juin 2024

On parle de sculptures et d’installations , de photos contemporaines et plus classiques , d’architecture , de joaillerie et d’une graveuse .

1 Fondation Villa Datris , 9 rue Montechristo 75020

Il s’agit d’une fondation consacrée à la sculpture contemporaine, d’abord à l’Isle sur la Sorgue , puis également dans cet espace parisien depuis 2018, dans l’ancien entrepôt Raja , qui comporte 2 patios , un rez de chaussée et un étage , le tout étant gratuit . On peut y suivre des visites guidées le samedi .

les mondes imaginaires est la nouvelle exposition , visible jusqu’au 15 décembre 2014. 31 artistes français et internationaux y participent , avec une carte blanche accordée à Jean-François Fourtou pour une installation immersive et inédite La famille des Hybridus qui présente une vingtaine de personnages mi- humains , mi- plantes , inspirés de scènes de la Belle époque .

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3 sections : la forêt , la ville , un monde spatial .

des pistes de réflexion : culture/ nature , humain/végétal , animal/humain .

L’arbre , carbonisé , en caoutchouc , découpé , en textile , en étais de chantiers et frites de piscine , est très présent .

et je garde pour la fin mon oeuvre préférée

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2 – galerie Sit Down , 4 rue ste Anastase (3°), spécialiste de la photographie contemporaine .

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3 séries réalisées au Japon sont ici présentées , une sur les paysages enneigés de Fukushima , une autre sur les espaces chamaniques , et la dernière sur la légende dOnikuma .
L’invisible ?
La présence de la contamination radioactive ,mesurée par le photographe à l’aide d’un compteur Geiger ,et rendue par des techniques d’effets de transparences ,de perspectives brisées ,qui montrent des forment en mouvement et leur impermanence .

Sur l’île d’Hokkaido, lieu de chamanisme ,de l’animisme monde des dieux, des esprits ,des ancêtres, l’invisible est rendu par des superpositions et des percées .

Dans la région de Nagano , la légende de l’Onikuma , mi démon ( ono) , mi ours ( kuma) , qui marche sur ses deux pattes , doué d’une force extraordinaire , et pouvant descendre des montagnes pour enlever des chevaux à dévorer dans sa grotte , voit sa présence rendue par des images nocturnes , prises par une caméra thermique .

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3-Les Années Déclic , de Raymond Depardon , toujours dans le même quartier , ici à la Galerie Cinema , 26 rue saint Claude , jusqu’au 12 juin .

Nous le connaissons très bien , comme créateur de l’agence Gamma , comme membre de l’agence Magnum , pour ses reportages photographiques sur l’asile psychiatrique de San Clemente , sur la France ( en 1998 il parcourt laFrance en camping-car , puis il traverse 65 départements en cinq ans ,en cumulant des prises de vue à l’aide de deux chambres grand format ), ses photos de l’été 81 à New York pour Libération , sa série Errance , sa prose , ses films .On a tous vu ( ok ça dépend de notre âge! ) ses grandes expositions : la France de Raymond Depardon , un moment si doux , traverser . On a aussi en tête ses portraits d’hommes politiques , et son goût pour le paysage rural et urbain , son empathie .

Ici , vu la thématique annoncée de cette galerie , c’est une trentaine des tirages argentiques , photos de cinéastes , de critiques et d’acteurs et actrices de cinéma qui nous est dévoilée dans une exposition inédite , à l’occasion de la parution du livre du même nom .

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4 Je poursuis ma recherche sur la sculpture contemporaine dans l’espace public à Paris , pour l’instant sous forme d’énumération , et qui deviendra peut- être une réflexion plus approfondie , qui sait ?

On en avait repéré trois , dans le numéro 91 , une forme géométrique ( Marta Pan ) , un paysage ( B.Guichard) , une femme (A.Lapis ) .

ici , je vous propose

donc un arbre symbolique , une abstraction, une autre abstraction avec références , un dragon fontaine sans eau , des éléments de paysages mais avec un déplacement de la situation .

5- archi-folies , parc de la villette ,jusqu’au 7 juillet , puis du 28 Aout au 3 septembre .

Il est rare que ce blog , qui pourtant l’adore , aborde l’architecture .Ici une belle occasion nous est offerte : 20 écoles d’architecture française ont réalisé chacune un pavillon dédié à une fédération sportive , en utilisant des matériaux locaux, biosourcés,recyclables , en respectant le même cahier des charges ( 3 hauteurs possibles , surface ) et en faisant montre d’imagination, de compétences et de sens du timing ( montage en neuf jours ) .12 pavillons sur une ligne le long du canal entre les folies rouges de Bernard Tshumi , et 8 autres , sur une autre ligne .

Matériaux? Surtout du bois , beaucoup de bambou , mais aussi de la paille , des voiles recyclées , du lycra , du métal , de la pierre volcanique pour l’école de Clermont -Ferrand , du carbone ,du liège .

Plein de formes , beaucoup de cercles , mais aussi des jeux de triangles , de cubes , des évocations de bateaux , de l’eau , de raquettes , un mur d’escalade .


6- Ecole des arts joailliers , 16 bis boulevard Montmartre , expo gratuite , avec réservation , possibilité de visites guidées : les bijoux de scène de la Comédie Française, jusqu’au 1 septembre .

Encore un sujet dont on parle peu , la joaillerie , même si on raffole des dessins préparatoires à la création de bijoux . L’hôtel de Mercy-Argenteau présente à l’étage cette petite exposition , de bijoux en « toc » crées avec de beaux matériaux et les techniques traditionnelles .

On comprend , selon les époques , l’usage des bijoux pour les acteurs et les actrices : Rachel , Talma , Sarah Bernhardt. Que voit-on ? des couronnes de laurier , des diadèmes , des bracelets , des bagues , des sabres , des plastrons , une rivière , des tableaux ,des manuscrits , des gravures. C’est court mais on apprend plein de choses , et la librairie l’escarboucle propose un petit choix d’ouvrages qu’on ne trouve pas ailleurs . Non , c’est non , je ne vous donnerai pas le sens du mot escarboucle , allez, mais oui , cherchez! Comme préparation à votre visite !


7 Et maintenant ?
Pas très loin, 13 rue d’Alexandrie , près d’une adorable placette avec arbres ,( baretto italiano avec terrasse !)
jusqu’à quand ? Au 27 juin
qui ? un artiste ,né à Toulouse en 1975 qui vit et travaille à Paris et à Pont-Audemer , qui pratique peinture , dessin, sculpture , photographie et recherche de matériaux inhabituels .Oui , bien sûr il a reçu de nombreux prix .
thématique ? Passage du temps et transformations de la matière et du vivant . Vous êtes sur la voie ?
oui c’est lui , en 2020 .

le nom de son expo ?
Zoocénose

là ca commence à bien faire madame PLPDG , c’est quoi ces leçons de vocabulaire ?

Ok , ok , concept écologique d’une communauté animale vivante , naturelle et interdépendante .

les techniques ?
une tapisserie ( sa première ) , réalisée à Aubusson , avec des fils trempés dans la peinture , drippings sur tapisserie déposée à terre.

eau forte , monotype, goudron de marée noire , huile et pigment sur papier

Il a récupéré du pétrole , qui provient d’un naufrage qui a eu lieu en 1973, présent sur l’île d’Ouessant , sous forme de galets, utilisé ici comme un crayon ou dilué avec de la térébenthine, redevenant du pétrole fluide .Il a imprimé des empreintes de filets de pêche qui donnent une apparence reptiliennes aux figures qui se profilent , animées par une poudre dorée soufflée de façon aléatoire . Hasard et contrôle.

sa tapisserie

merci Lionel Sabatté .

8, On va spécialement au quartier latin , car on a un excellent souvenir de l’exposition de cette graveuse néerlandaise à la Fondation Custodia en 2020.


L’abécédaire a été fait avec et pour ses enfants , puis petits enfants , d’où le côté naïf et ludique des motifs , mais les techniques , elles , sont toujours élaborées et personnelles .


ses paysages bénéficient bien sûr d’une grande liberté .

donc accidents dûs au choix de l’envers de la plaque , mais aussi

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voilà , ce mois -ci j’ai présenté des artistes un peu en retrait ( sauf Depardon ) , j’avais l’intention d’aller voir quatre autres galeries mais le temps et ma santé en ont décidé autrement . Alors le grand show de JR , chez Perrotin , ce sera pour notre prochain rendez-vous ! portez- vous bien ! Take care ! Statemi bene ! Bon été .

91-avril-mai 2014

Du noir et blanc ,

De l’art gratuit ,dans les galeries certes , mais aussi dans des musées , l’espace public , une école !
de l’art contemporain , mais pas que !

1 galerie Lelong , 13 rue de Téhéran, jusqu’au 30 avril

Richard Serra , sculpteur américain, décédé en 2024 à l’âge de 85 ans , Casablanca

6 oeuvres graphiques ,oilstick, encre et silice .Gravures monumentales , 153 x 168 , sauf une 183 x 213


Donc encre à l’huile appliquée à la main , et silice , un beau noir plein de matière .Projet travaillé dès 2020, montré à Paris pour la première fois Et dans la salle à côté des gravures .


la matière très texturée, lourde , chaque toile pèse autour de 9 kilos :


pas de verre , cadres simples

quelques gravures

2 On est passé par la galerie pour nous rendre au Musée Cernuschi , où se tiennent deux petites expos gratuites jusqu’au 2 juin .

Reflets du Japon au tournant de la modernité, estampes Ukiyo-e et surtout Shin Hang , ( nouvelle estampe) du legs Paul Tavernier de 2022. On y appréciera ces estampes inédites , de paysages , fleurs et oiseaux .

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Gravures coréennes contemporaines , présentées par roulement par six .Finesse , délicatesse ,du gaufrage à la gravure sur bois .

En sortant on peut se promener au parc Monceau , rue Fortuny ( une merveille d’architectures ) et faire un tour à la cathédrale Saint Alexandre Nevsky . Oh!Oh! Chère madame PLPDG ,on s’égare , non ?
Cher critique , l’art est dans la rue , dans les lieux de culte , partout !


3 changement de quartier pour une deuxième promenade ,

l’école des Beaux Arts , 14 rue Bonaparte . On paye 0, 2 , 5 , ou 10 euros selon moyens ou envie !

oui dans la petite salle Bonnat , après avoir traversé la magnifique cour vitrée du Palais des études. L’accès est bien indiqué . Les Tiepolo ? Oui notre cher Giambattista , accompagné de ses deux fils , mais pas que .

et Rembrandt ? Bizarre , pas la même époque !
oui , en raison du thème de la synagogue et de celui des vieillards , c’est tellement beau qu’on ne va pas chipoter !

On se ressaisit et on prend la rue des Beaux Arts où on a là aussi nos habitudes .

4 galerie La Forest Divonne . Cette fois c’est une expo de la céramiste Valérie Delarue , horizon d’argile , de très grands formats d’assemblages brillants , des vanités, jusqu’au 2 mai . Je préfère ce qui est plus sobre et mat .

5 la galerie Berthet Attouarès est juste au coin de la rue de Seine .

Marfaing , ami de Soulages , peintre du noir , des matières et de la lumière , qui est allé vers le dépouillement .

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et Jean Degottex , si différent, grande figure de l’abstraction lyrique , décédé en 1988, amoureux du zen et de la calligraphie extrême orientale , tout en réserve et finesse , en lumière intérieure .

6 le Pavillon de la Comtesse de Caen (l’institut ) , adore nous présenter , gratuitement , des artistes contemporains .

on voit dejà dans l’affiche l’univers de Cremonini , des enfants , de la couleur , cadrages et décadrages , mystère , onirisme , lumière .

A l’intérieur sont exposées jusqu’au 29 mai , des estampes ( legs fait à l’école des Beaux Arts ) , sérigraphies , lithographies , eaux fortes .

là se termine cette deuxième promenade .

7 Ces jours-ci j’ai été interpellée par des sculptures dans l’espace public .

Marta Pan , jardin Tino Rossi , 1969

ue quai Saint Bernard , au terme d’une des très belles promenades sur la biodiversité organisées par Emmanuelle Metzle ( je recommande ) .Intéressante par sa taille , son matériau , son abstraction .

Béatrice Guichard , hautes herbes 2003

Devant l’église Saint Germain l’Auxerrois , en face …du Louvre , de la colonnade du Bernin !

et cette rêveuse en bronze d’Andras Lapis . devant l’institut hongrois ,92 rue Bonaparte .

on a là du figuratif , et de l’abstrait , de la couleur , placés par ?
Et du coup je m’interroge sur la place de l’art contemporain particulièrement de la sculpture dans l’espace public . Aux siècles précédents on honorait des personnages politiques, historiques , ou des artistes décédés , ou mythologiques .L’emplacement et le choix étaient clairs pour tout le monde , même si ces grands hommes souvent n’évoquent rien pour nous maintenant . Il y a eu le besoin de déboulonner des statues qui nous a fait réagir , et donne à réfléchir .
Je me dis qu’il faudrait de nouvelles classifications , que les motivations de notre époque sont bien différentes , moins la représentation de personnages ayant existé ( oui , oui , je sais De Gaulle devant le Grand Palais !!! ) je n’ai plus le dynamisme de faire des recherches approfondies , mais plus jeune un mémoire sur ce sujet m’aurait motivée. Alors je me propose de consacrer un paragraphe à chaque fois sur ce thème. En y réfléchissant j’en vois de très connues , dont on ne s’étonne pas ( Niki de saint Phalle , Tinguely, on les voit une fois par semaine ) et que ce qui m’a fait réagir c’est ces trois inconnus ! sujet à creuser .J’attends avidement vos réflexions, et suggestions. !

8- rue Amelot

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L’artiste du Land Art Swayne ( Guillaume Legros), qui réalise des oeuvres éphémères sous forme de fresques monumentales à même le sol, principalement sur l’herbe , expose ici des traces de ce travail : fragments de peinture biodégradable ,dessins , photos , recherche de couleurs , morceaux de bois .

8 Chez Perrotin , impasse saint Claude , jusqu’au 1 juin travail très intriguant de Julian Charrière, sous forme de sculptures , video, grotte , héliographie sur acier , peintures, roches volcaniques , réflexion sur les éléments naturels , l’eau , le feu , et leur transformation symbolique .
le film de la fontaine en feu est particulièrement impressionnant .

L’ensemble est saisissant .

les deux autres expos du coup semblent plus ternes .On peut éventuellement a l’étage aller voir beast de Klara Kristalova

9-A côté, rue Debeylleme , les 2 galeries Karsten Greve .Jusqu’au 29 juin .

Celle qui fait l’angle avec la rue de Thorigny , nous offre une expo de rêve . Rien n’est indiqué ,ou si peu , accrochage .
Je n’ose croire que ce que je vois là c’est un Soulages!

et cette statuette sous cloche , ne serait-ce pas une oeuvre de Louise Bourgeois?

Dans la pièce à côté pas de doute , des Twombly ! Un David Smith .
À l’étage ,Georgia Russell etc

Pierrette Bloch est présente mais c’est à elle qu’est consacrée l’expo de la galerie principale . C’est toujours intéressant , belles variantes , mais vous connaissez bien , mon attention est toujours attirée par ce que je connais moins , ici l’usage du crin de cheval !

10, dans la même rue :Ogata , jusqu’au 13 juillet

Ah ! Ah ! madame PLPDG , votre amour du Japon vous égare , certes , c’est la boutique de thés , de pâtisseries , d’accessoires pour la table , la plus raffinée , mais ne confondez pas avec une galerie !Même si ne pratiquant pas le placement de produits , vous souhaiteriez que vos amis y aillent au moins une fois ! 😆!

Ah! Ah! Cher Candide , un petit espace galerie y a été ouvert ! Vous pouvez donc tranquillement entrer , la porte est grande ouverte ! Vous y voyez quelques dessins et livres du grand architecte Susumu Shingu .( visite à compléter par la galerie Jeanne Bucher, rue de Saintonge ) .

11- On va terminer ce long tour par la galerie Anne Barrault , 51 rue des Archives .La grande Vimala Pons en est l’invitée jusqu’au 8 juin . L’actrice ? Oui , la performeuse? Oui ! Cette créatrice décalée? Oui !

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il s’agit d’une série de 40 courtes videos ,sur quelques écrans présentés dans les deux salles comme des tableaux accrochés aux murs .ce sont des plans tirés de banques d’images , stéréotypés pour faire vendre quelque produit er revisités par le biais du rythme , de la musique en collaboration , du montage , de textes , souvent poétiques, en complet décalage avec les vues . L’idée c’est de rendre synchrones une image et un texte qui ne vont pas ensemble !
le texte de présentation est rédigé par le grand vidéaste Clément Cogitore .

N’oubliez pas les ouvertures d’ateliers d’artistes , le Paris Gallery Week- end les 24,25,26 mai , la nuit des musées , le salon de l’estampe à saint Sulpice, ainsi que les expos gravures à la fondation Taylor et à la galerie Schumm -Braunstein , la sculpture contemporainea la fondation gratuite villa Datris et , et , et !

90-avril 2014, pas de routine ,non non !

On commence par des lieux où on ne va pas trop d’habitude . Bye bye , routine !

1-L’ Institut culturel italien , rue de Varenne . Si vous ne connaissez pas l’hôtel de Gallifet , ce sera un plaisir pour vous de le découvrir , ainsi que ses nombreuses propositions gratuites : conférences , pièces , concerts , films , tables rondes et bien sûr expositions .

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Si on vous demande de sonner au portail , pas de souci , ne fuyez pas , l’entrée est libre , juste surveillée , puisqu’on est en territoire étranger .

on va voir

Vous avez repéré quelques grands noms , le thème vous intéresse , vous aimez quand il y a photos, sculptures , installations , hop , on fonce !

très belles oeuvres de Marilu Eustachio .

oh ! Au sol ! Le sommeil d’Oedipe , en fibre de verre , de Mimmo Paladino

2 sculptures d’Arnaldo Pomodori. Les portes d’Oedipe

Beaucoup de photogrammes d’Edipo Re de Pasolini ,

et , plus , et encore …

ceci est dans une autre salle , n’hésitez pas , avancez ! Il y en a deux autres !

2 -une promenade Taxi-Tram , ah ! Oui ! C’est quoi , déjà?
ok, ok

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taxi tram fédère 34 centres d’art du Grand Paris et de Paris . On paye 10 euros , on est transporté en autocar ,et commissaires , directeurs et artistes nous reçoivent , souvent avec un café et nous commentent les oeuvres , explicitant projets , choix , parcours , techniques , c’est passionnant et sans médiation subjective . On se sent privilégié de bénéficier de cet aspect direct , chaleureux et amical .Pour la nuit blanche, 3 parcours sont prévus .

ce samedi 6 avril , on a eu la chance d’aller

La visite a été commentée par les deux co-commissaires , racontant leurs recherches , dans musées , livres anciens , archives , ouvrages de philosophie , traditions japonaises , recherches olfactives , chromatiques , botaniques , médicales , linguistiques , ethnographiques , sensorielles , synesthésiques , un monde s’ouvre à nous dans ce lieu exceptionnel .

et oui on peut piqueniquer dans le parc , s’y reposer , prendre une boisson et des gâteaux proposés par le bar de ce lieu ! Et des explications très détaillées vous sont fournies dans le livret visiteur offert , il va sans dire que l’accès au parc et a l’expo sont libres .

On nous a emmené ensuite au Bal , lieu d’expos de photos près de la place Clichy. Lieu payant .

Là aussi il s’agit de recherches , la photographe découvre le parc de Bercy , puis peu à peu ces jeunes gens qui y pratiquent le street work out , musculation intensive en plein air , dans du mobilier urbain, gratuitement,callisthénie , et prend des photos en noir et blanc chaque jour à partir de 2020 , juste à la fin du confinement , travail encore en cours .Elle a reçu le prixle bal/Adagp. Sur 3500 photos , il a fallu faire des choix .Elle fait des portraits de groupe , des portraits rapprochés , des photos d’accessoires , de l’environnement , et classe cela par blocs , c’est elle qui a conçu l’accrochage . Pas de cartels , stars internationales avec millions de followers et pratiquants d’un jour sont traités anonymement , sur un pied d’égalité . Son protocole , un seul format , type A3, du noir et blanc , filmer le sport , l’effort «  travail et discipline » , mais aussi quelques moments de relâchement , faire ses tirages elle- même de ses photos argentiques , être dans un autre esprit que ces sportifs qui bombardent les réseaux sociaux de photos de leurs muscles .

Elle déroge à ces consignes strictes pour un format plus étroit sur un mur , un peu de couleurs sur un autre , un travail à la gouache quand elle a remporté ce prix qui lui offre cette expo!

Ne pas trahir l’artiste serait montrer les blocs , mais en visitant l’expo on est obligé de se rapprocher de chaque photo , vu le petit format , ce que je vous propose .


3 40 rue de Richelieu, 3 jours 5/6/7 avril

15 artistes non représentés par des galeries , soutenus par leurs collectionneurs, des anonymes , des associations qui les sponsorisent en échange d’une oeuvre , présentent un solo Show .

C’est très bien , mais on retrouve les petites manies à la mode , et après drawing now , on peut s’en désintéresser . Belles mosaïques , perforations , couleurs étranges, supports différents , toiles sur plâtre etc .
Le seul artiste avec qui j’ai longuement discuté est canadien, il présente trois oeuvres , par bonheur dispersées dans l’expo . Il s’agit de Martin Désilets , qui parcourt les musées, photographiant toutes les oeuvres , en suivant un protocole strict pour superposer les photos , d’un musée , d’une collection , ou d’une thématique. C’est conceptuel , sensible , à la limite de l’abstrait , vibrant .

A partir des gravures de Goya , ou comme ici de portraits de femmes en hommage à sa sœur décédée quand il était enfant .


Dans ce salon , on joue les découvreurs .

On file dans le Marais , où on va rester , et continuer notre démarche d’éviter notre parcours habituel . Bye , bye , routine !

4 – La galerie XII , 10/14 rue des jardins de Saint Paul

Ce sont donc les résultats de recherches approfondies et originales sur supports et techniques que nous présentent ces photographies . Broderies , utilisation de l’IA , procédés de tirages du XIX ème ( Talbot) , tirages au sel ,tirages différents d’une même vue avec matérialités différentes .Passionnés de photo , allez consulter le site ou la galeriste !


5-Attiré par le titre faisons corps , on passe au Maïf Social Club , 37 rue de Turenne , bon c’est tres pédagogique , pas assez ébouriffant pour moi , sauf 7

6. –rue de Turenne , il y a des galeries partout , on évite soigneusement les plus connues ( oui on zigzague ! ) , on arrive au Coin des arts ,au 53 .On est aussitôt happé par les céramiques , lithos et estampes de Sonia Delaunay , expo prolongée jusqu’à celle de Niki de Saint Phalle , pas de date précise !
on découvre ainsi ses eaux fortes et aquatintes .

7. -Forma , le collectif thanks for nothing , s’est installé au 127 rue de Turenne , jusqu’au 25 avril , location en partie sponsorisée .

ce collectif sera à partir de 2028 ( prévision optimiste) aux ex Grands Voisins , dans l’ex hôpital Saint vincent de Paul . En attendant , voici une premiere préfiguration de sa programmation , centrée cette fois-ci sur l’Amérique latine .

8-On se déplace un peu , rue du Temple

ok , oui , c’est une galerie internationale , moi aussi je déroge a mon protocole , mais j’aime trop Annette Messager pour devenir psycho- rigide ! Donc au 79 rue du Temple , chez Marian Goodman, laisser aller .

Rez -de-chaussée et sous-sol , dessins et sculptures , en mousse noire et tissu noir enveloppant , formes humaines , escargots , corbeau, vanités avec crânes , et un bel ensemble de 70 figures dessinées.


,

9- Dans la cour on peut entrer dans la galerie Mitterand , accueilli par des oeuvres textiles ( tissage Jacquard) de l’artiste pluri-disciplinaire Marc Johnson illustrant un poème de Derek Walcott the sea is history .
Il explore une société aquatique , évoquant les traversées transatlantiques des esclaves et celles des émigrés actuels


10– Toute proche , galleria continua, 87 rue du temple , café , épicerie italienne et superbe galerie , oui bien sûr , celle de San Giminiano .3 expos dont celle de Carlos Cruz-Diez ( mort en 2017 ) , le grand artiste
de l’art cinétique . L’euphorie de la couleur , trois séries , jusqu’au 28 mai .







11- À côté , se trouve la super rue Chapon , on aime beaucoup toutes ses galeries . Là on a choisi la galerie Papillon ,au 13


Le temps d’un souffle

diptyques ,dessins ,opposition lumière , obscurité ,matieres metalliques , l’organique , le vivant .

12-Au 21 , on ouvre le portail des Filles du Calvaire .Jusqu’au 11 mai , Thomas Levy-Lasne nous détaille en peinture , j’insiste , en peinture , l’impuissance , non pas sexuelle , ,mais politique ou existentielle , le manque de puissance à contrôler notre environnement . certains tableaux pourront évoluer .

Cette serre lui a pris deux ans , avec tous les détails de la foule de personnages et de la végétation de ce jardin artificiel . Ils font la
queue pour le visiter .

Bien différente est la série en noir et blanc , de portraits au fusain , dessinés lors de séances par zoom , pendant la pandémie , de personnes au visage retro-éclairé par leur ordinateur .

13- Et pour terminer ce parcours , on retourne rue du temple , au 138 , à la galerie Eric Dupont , voir let a thousand flowers bloom , peintures de Damien Cabanes , exposition présentée jusqu’au 20 avril .
Il peint en écoutant de la musique classique , quelques instruments pour des fleurs isolées , ou orchestre symphonique pour un all over .


Les toiles beiges ont été peintes en blanc , leur bord n’est pas coupé droit , de vagues traits au crayon les délimitent , ce qui compte c’est les fleurs , réservoirs de formes et de couleurs .

14- Hop ,inopinément , je change de quartier , car en allant voir l’expo de la fondation Cartier qui touche à sa fin , je me rends en face , au 268 boulevard Raspail , à la galerie Camera Oscura , spécialisée dans la photo contemporaine, admirer lesphotos noir et blanc , grand format , de Jeffrey Conley , dans Revérence , aux très beaux tirages , très soignés , d’eau , de côtes , de collines , très contrastés . N’oubliez pas cette galerie chaque fois que vous êtes dans le quartier !


Voilà terminé ce petit tour en marge des grandes galeries internationales , au sein de galeries accueillantes , avec des objectifs exigeants et cohérents .
A bientôt !

89 – mars- spécial dessin

Grosse semaine du dessin en 5 lieux !
vous êtes tous allés a Drawing now et au Salon du dessin à la bourse , of course ! Bon , bon!
1. Mais il y a aussi Qad . Quartier d’Art Drouot . Certes assez classique , un quartier que je fréquente peu , mais c’était l’occasion . A Drouot même, dans une salle en attente d’un vente prochaine , offertes quelques jours aux yeux du public spéculateur ou juste amateur d’art quelques merveilles :

Ce si beau dessin de Picasso , on s’arrête devant , on reste sans voix , foudroyé , notre voisin est dans le même état que nous , on finit par reprendre nos esprits et se parler de ce qu’on regarde .

On continue notre parcours dans cette salle

oh ! Ah ! Oh !
Hugo Pratt, Pierrette Bloch, Victor Hugo , André Lhote, Fernand Léger et , et …

on ressort pour faire le parcours prévu , Grange Batelière , Passage Verdeau .
Quoi , encore un beau Picasso ! Quoi toujours ce même amateur ému ?


Evidemment , c’est la rue de la toujours sublime galerie AB :

Chagall ,Fautrier , Zadkine , Picasso, Gen Paul , Marquet Poussez la porte de cette galerie , AB ( Agnès Attouarès) au 14 rue de la Grange Bateliere , vous n’y verrez , n’importe quand , que des oeuvres de grande qualité dans une ambiance raffinée et chaleureuse .

Au fil de la promenade

2 Paris Print Fair 2024

Salon de l’estampe , ancienne , moderne et contemporaine , au couvent des Cordeliers .
no comment , débrouillez-vous ! Mais regardez bien !allez! Encore mieux!

et

Eblouissant, non ?

Et bien sûr Anaïs Charras

3 – Autre lieu , pour DDessin , cabinet de dessins contemporains .

Cette fois, 29 boulevard de la Tour Maubourg , très bel hôtel particulier , le domus Maubourg , joli choix , mais que quatre petites salles .


4- notre cher DRAWING NOW , AU carreau du Temple

De grands noms !

Etel Adnan, Alechinsky, Jan Voss , Ernest Pignon Ernest , Massinissax Selmani , Prune Nourry !

Chaque année on y découvre l’air du temps , on a eu l’époque des cartographies , celle des broderies sur papier , celle de l’oeuvre divisée en deux , une partie dessinée , l’autre en peinture unie , celle du crayon à bille , celle des oeuvres monumentales au fusain , remember?
Bien sûr ces techniques existent toujours !
Cette année ? Trois tendances : – la minutie de pratiques répétitives , perforations , minuscules motifs

Celle d’un support autre que le papier , la toile ,ou le papier très épais , ou le tissu

exemple le plâtre

et très belle série d’encre sur porcelaine

La photographie reprise ou complétée à la peinture , à l’encre , au pastel .

On revoit des coups de coeur ressentis ces temps derniers dans des galeries ou au palais de Tokyô, on en sourit d’aise ! Bon si vos m’avez suivie , vous voyez de qui je parle .

on flâne , en découvrant dans une galerie de Bologna des oeuvres travaillées à la gomme, ( Giulia dell’Aglio , je crois ) on regarde le reste et , oh ! Des oeuvres des Poirier (Anne et Patrick ) !

Et oui !

et la galeriste nous entraine dans un minuscule salon secret en découvrir d’autres , en couleurs .




Belle promenade


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5

Il nous reste ce lundi , le Salon du Dessin , au Palais Brongniard , très chic , plantes , mobiliers , lumières , librairies , fauteuils pour notre repos , on y est très bien ,et ici tout n’est pas à vendre , halte à la fondation Guerlain , voir les oeuvres des 3 lauréats dont le gagnant ,

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halte à la fondation Dubuffet

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halte à la Fondation Dubuffet

halte à la collection Bellinger qui présente des artistes à l’atelier , ou en plein travail , the artist at work , dessins français du 18 ème au 20 ème siècle ,

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halte devant des dessins d’enfants faits a l’hôpital .

On sent aussi que les visiteurs ici ne sont pas comme nous , juste venus pour le plaisir et le bonheur d’enrichir sa culture , ils sont venus avec l’intention d’acheter , et prennent plus le temps de tout détailler , surtout les italiens .

On y trouve des oeuvres très anciennes , d’autres plus contemporaines , mais assez classiques , pas de celles qui décoiffent , tout est de bon ton .

On y présente des travaux de peintres qui ont des expos en ce moment Tiepolo, Helion , Dora Maar , pour que les acheteurs se sentent dans l’air du temps .

Et puis à chacun ses découvertes , certains s’extasient devant ce qui nous fait presque bailler ! J’adore ça !

voici donc pour moi quelques grands bonheurs


On ne se refait pas , nous on adore les illustrations de Dali de la Divine Comédie, la petite sanguine de Watteau nous ravit , et faute de Bonnard , ce dernier dessin de Vuillard , si vif , nous enchante , le mec à lunettes , des années 30 , de Lewis est trop sympa , on veut faire la sieste avec le modèle de Vallotton , aller dans ce café parisien bondé de Boldini , et on regarde tout ca tourterelle en rêveur solitaire , sous notre grand chapeau , les pieds dans le vide , comme ce personnage de Grandville !

Je sais que ces salons suscitent polémiques et passions , j’en ai donné ma vision , bien incomplète et j’attends retours de bâtons et jugements peu bienveillants pour tout ce dont je n’ai pas parlé !
Bon j’ai juste été honnête , sans trop d’emphase ou de parti pris , je dois avouer avoir passé une très belle semaine !
J’espère que même si vos conclusions sont bien différentes , il en a été de même pour vous !

88-février- mars 2024

1 Galerie Akié Arichi , 26 rue Keller (11 eme) , plutôt spécialiste d’art contemporain japonais

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les Maîtres ce sont Ubac , Alechinsky, Hartung !

De nombreux artistes présentés sont spécialistes de la gravure , mais on voit aussi de la calligraphie , de la peinture ,des gouaches .

Je voulais me servir du dossier de presse car dans cette galerie on est regardé et jugé et je ne me sentais pas libre de photographier , mais Arichi , merveilleux éditeur d’art , âgé , a cru bon de faire une video très très amateur de l’expo qu’il montre sur son site ! J’ai essayé d’en extraire quelques images !


2 galerie Sit Down , spécialiste de photo contemporaine .

photos en noir et blanc , long travail de 7 ans , son livre d’après nature, a obtenu le prix Nadar en 2010 .Vous pouvez aussi consulter le photo poche n° 128 qui lui est consacré .

Ses oeuvres sont très graphiques , un peu comme les photos de Giacomelli .Dans la galerie on est frappé par la présence de la matière , neige , cailloux , branchages,terre . Gaumy de l’agence magnum vient de l’univers du documentaire et du reportage de guerre ( Irak) . Ces dernières années, son travail est plus contemplatif .


3 On traverse la rue , non pas pour chercher du boulot , mais pour entrer chez Almine Rech, 64 rue de Turenne , je précise, on entre dans la cour et gravit une petite volée de marches , on ne va pas dans la petite salle sur rue .
Plein de couleurs au mur , , trop , mais une série de sculptures en terre qui évoquent les arts premiers , ce sont celles de la céramiste sénégalaise Seyni Awa Camara , présentées jusqu’au 24 février .

Elles dialoguent avec les peintures de John Mc Allister .

4 rue saint gilles

On en a beaucoup vu de photos en grand format et en noir et blanc de Salgado , alors , petite Madame PLPDG, pourquoi celles ci? Hasard , je fais une visite du Marais avec une amie ukrainienne, je veux lui montrer aussi la Cour de Venise, on y entre , et je lui dis tu veux voir? Elle est très classique , pas question de faire mes visites habituelles , elle est tellement emballée que je me laisse prendre , les tirages sont en fait

magnifiques .

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5 -Nous nous rendons près de la place de la République, galerie Miranda , 21 rue du château d’eau ,, que nous connaissons bien maintenant , spécialiste de la photographie anglo-saxonne contemporaine et librairie d’ouvrages de photos .Sa fondatrice , la franco-australienne Miranda Salt ,en fête les six ans , avec plusieurs expositions jusqu’à fin juin , de ses artistes .
Ainsi pour l’instant jusqu’au 9 mars , elle nous offre vues privées , private views, de l’intime: observations et mises en scène, beaucoup d’émotions à retrouver des photos vues ici et tant aimées !

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6- On parle beaucoup de l’expo Buraglio ,retour de cet artiste de Supports Surfaces , à la galerie Cesson &Bénétière , 23 rue du Renard , après sa super expo à la maison de Balzac en 2022 . Mon Ithaque présente jusqu’au 16 mars , des oeuvres fragmentées .

Des morceaux d’émail bleu du métro parisien, hommage de 1984 au grand céramiste florentin de la Renaissance , Luca della Robbia , forment peut- être l’oeuvre la plus accomplie .

7 – Grosse émotion , à la galerie Obaldia, rue du Cloître Saint Merri , devant les portraits décalés de Sophie Kuiken , jusqu’au 16 mars , peintures à l’huile et dessins sur plâtre .Ce sont des chimères , construites à partir de plusieurs fragments photographiques regroupant jambes , doigts , accessoires ,glanés sur internet et qui déstabilisent notre regard .


8-

Je suis allée a la Fondation , parce qu’elle est gratuite , que le bâtiment est très beau , qu’il s’agit vraiment toujours d’art contemporain .que le café Mirette est adorable !

0n peut , même sans consommer , feuilleter un des livres de la bibliothèque d’art contemporain , personne ne vous demande rien , ou bien acheter un ouvrage pointu dans la librairie . On descend quelques escaliers et on est dans la gare Saint Lazare .
Madame PLPDG, on s’égare , là, non ?
Pas trop !
Je voulais aussi parler à toutes ces personnes qui ne jurent que par les recommandations de Télérama Sortir , on en connaît tous ! Leur dire que les quatre étoiles du magazine sont subjectives , comme pour cette expo ou celle de Buraglio , et que les expos non mentionnées par leur bible existent et peuvent être intéressantes ! (Oui , on sent le vécu , là , de réflexions trop entendues . )
alors ? Dans le cas présent ?
Je suis venue pour Farah Atassi , mais ai été séduite par Ulla von Brandenburg .Son installation de rideaux abstraits et très colorés occupe tout l’espace .Comme le montre le titre , l’expo, intellectuelle , est faite d’hommages détournés, à Apollinaire ,mais surtout à Sonia Delaunay .


un film video en trois parties la fenêtre s’ouvre comme une orange , présente des personnages en vêtements abstraits et géométriques qui évoquent les robes simultanées de Sonia Delaunay, que j’ai recherchées pour vous .

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images du film muet

ces très beaux rideaux entourent les tableaux de Farah Atassi

On pourrait parler des relations entre peinture , théâtre , musique .

Et le théâtre est aussi présent sous forme de maquettes ( teatrini )qui évoquent des décors constructivistes.

9 fondation Taylor

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Très beau thème , interprété dans toutes ses dimensions , avec plein de techniques , pointe sèche , aquatinte , transfert de photo sur rhodoïd , travail sur marbre

Hélas les oeuvres sont encadrées et les cadres comportent du verre , bonjour les reflets!!!
Anaïs Charras

Florence Hinneburg et ses transferts de photos sur cuivre, dans les details du ralenti .

Emmanuel Gatti

impression morsure directe sur plâtre .

ici Isabel Mouttet

l’exposition , variée et travaillée avec soin est très belle .

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Je voudrais signaler , mais elle est payante , l’extraordinaire exposition de Bertille Bak au musée du Jeu de Paume , sociologique , intelligente et artistique , Le prix Marcel Duchamp 2023 s’est surpassée C’est ce que l’on peut voir de mieux , pour moi , en art contemporain .

oh oh , Vous êtes sûre?
N on non , j’aime trop Mohamed Bourouissa et les expos actuelles du Palais de Tokyo pour faire un seul choix !

Je voudrais rappeler l’existence de https://tram-idf.fr , qui nous fait visiter une fois par mois un samedi après – midi 3 centres d’art d’île de France , exemple , le 2 mars on est allés à


Et bien sûr nous sommes en attente des 4 salons de dessin

et aussi la même semaine

Alors , à vos agendas , 5 salons en 5 jours ! Hum! C’est un challenge !
on en reparle la prochaine fois ! Bonnes visites !

87- février 2024

Prémices

on m’a posé plein de questions , voici des éléments de réponses :

oui , j’ai toujours vu les expos dont je parle .J’en vois beaucoup plus , mais passe sous silence ce qui ne me plaît pas ou me semble médiocre .Je me veux positive, et refuse de faire des critiques négatives .Je n’aime pas tout l’art contemporain , je fais des choix personnels dûs à ma culture, et sans doute à ma génération , je ne comprends pas , je l’avoue , plein d’oeuvres , par exemple parmi celles exposées en ce moment aux Beaux Arts . Je privilégie ce qui est de l’ordre de la recherche .

sommaire ( oui c’est une nouveauté ! )

1 la ruche , les graveurs du Trait

2 et 3 la photographe Alessandra Sanguinetti , Magnum et Fondation Cartier Bresson.

4 les photos en noir et blanc de Weegee , fondation Cartier Bresson

5 les gravures d’Anne Paulus , chez Schumm Braunstein

6 les aquarelles de Françoise Pétrovitch chez Semiose

7 Les oeuvres avec impression de Vincent Dulom, galerie etc

8 promenade taxi tram

les félicités aux Beaux Arts , les encres sur papier de Nathalie Jaime-Cortez de l’école d’art à Juvisy sur Orge , les archives d’artiste à Immanence

9 les aquarelles de Suzanne Husky au Drawing lab

10 3 graveuses à la galerie Juste

11 les aquarelles d’Anselm Kiefer , au White Cube .

oh 3 fois des aquarelles Madame plpdg ! Oh la la !
oui oui , elles ne se ressemblent en rien , vous verrez ! Il y a des surprises!


1– et oui de la gravure ! On ne se refait pas

On a le lieu , la durée , les horaires , l’association , et le visuel , tiré de la gravure de María Chillòn .

Le Trait – graveurs d’aujourd’hui présente ici des oeuvres de 24 de ses membres , dans 3 salles , on admire pleins d’estampes de techniques différentes, xylographie , eau- forte, aquatinte , pointe sèche , burin , vernis mou ,morsure directe , carton gravé ,manière noire ,empreinte ,quel régal ! Avec des prix très contenus dans l’ensemble et petit catalogue offert ! Les oeuvres , hors cadres , quel bonheur , sont juste punaisées , c’est la meilleure façon de pouvoir bien regarder les gravures , qye cel serve de modèle !

2- la grande photographe argentine Alessandra Sanguinetti a l’honneur de bénéficier de deux expositions en ce moment .
A la galerie Magnum, 68 rue Leon Frot , jusqu’au 10 février , est présenté Some say Ice ,ici 28 travaux en noir et blanc tirés de son cinquième livre , consacré à l’univers de la petite ville de Black River Falls , dans le Wiscousin ,0ù elle s’était rendue à la suite de la lecture d’un livre sur le Wisconsin découvert à Buenos Aires quand elle avait neuf ans . (wisconsin death trip ! )

Elle y est retournée à de nombreuses reprises en huit ans, de 2014 à 2022 , souvent en hiver , pour photographier gens , communautés, animaux, intérieurs, églises , écoles .Elle a été aidée dans ses premières prises de contact par le Milwaukee Art Museum . Elle a ensuite noué des liens très forts avec les habitants ce qui a permis de tels portraits de gens qui ne se forcent pas à sourire ou à exprimer leurs émotions, mais sont juste eux- mêmes . Ils ont été pris en photo à l’aide d’un pied , lentement , calmement , sans signes de modernité . Les animaux font vraiment partie de cette vie rurale , c’est pourquoi ils ont également été représentés. La lumière est capitale dans cet hiver sombre .

.Ce livre a été publié en 2022 et évoque la beauté et la fragilité de la vie .

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comme vous le voyez je me suis servie des images de Magnum pour etre sûre de leur qualité.

3 , A la Fondation cartier Bresson , on découvre un autre volet du talent d’Alessandra Sanguinetti , jusqu’au 19 mai . C’est bien de voir les deux expos dans la foulée, si on accepte de payer pour voir une exposition .

les aventures de Guille et Belinda .

Il s’agit de deux cousines , qu’elle a rencontrées enfants en 1999 et suivies régulièrement depuis , avec la campagne argentine en toile de fond et en couleurs .

Elle a toujours recours à la mise en scène et aux accessoires ( comme dans l’autre expo) , illusion et réalité.
A elle trois elles recréent une autre définition de la famille .

Nous avions vu ce work in progress à Arles en 2006 , et au Bal en 2011. L’ensemble a été augmenté et actualisé , les petites filles sont devenues des jeunes femmes , c’est un témoignage du passage de l’enfance à l’âge adulte .

4 – et donc on poursuit la visite dans cette fondation avec les photos de Weegee. Ce grand photographe américain est tellement connu que j’ose à peine apporter des précisions !

puis il photographie les spectateurs , les classes sociales

5 - Pas loin , rue de Montmorency , la galerie Schumm-Braustein expose une fois encore Anne Paulus .

Clairement , les démarches sont nouvelles. De petits miroirs à trois faces ont leur tain gravés, des cartes d’état major qui ont gardé leurs pliures et ont été encollées sur de la toile sont estampées au carborundum sur la face toilée , les disques bi de plusieurs tailles offrent un côté en céramique colorée ou fendillée avec de la couleur en transparence , et l’autre recouvert de feutre estampé à l’eau forte , et de la xilographie est tirée sur papier fin ou sur feutre blanc .

6-Et je sais que ca va faire plaisir à nombre de mes lecteurs , Françoise Petrovitch nous revient , à la galerie Semiose , 44 rue Quincampoix avec dans mes mains .

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7 – rue saint Claude , à la galerie

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extraits du dossier de presse pour comprendre ce travail original , hypnotique, intrigant :

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Ce travail s’appuie sur des éléments scientifiques et philosophiques liés à la vision .

Techniquement , il dépose en un passage unique une pellicule de pigments par le biais d’une imprimante formant un halo ou une surface colorée à la surface du support , le procédé peut ainsi laisser la forme émerger et offrir ses variétés infimes , apparition ou d’élements du halo .disparition.

8- Après- midi avec le réseau taxi- tram ,( 34 centres d’art en ile de France) . Ce samedi 3 février apres- midi , visite de 3 expos .prix 10 euros pour payer l’autocar .

Ecole des Beaux Arts de Paris , 13 quai Malaquais

Félicités , les diplômés de 2023 , jusqu’au 17 mars


les lignes de désir, ce sont ces chemins que l’on se crée pour aller où l’on veut .

stylo bille sur bois

puis école d’art Camille Lambert à Juvisy sur Orge , jusqu’au 30 mars , très belle exposition de Natalia Jaime-Cortez , hier j’ai vu une baleine dans la Seine , magnifique travail d’encres acryliques sur papier coton thaïlandais très mouillé .

et nous finissons à Immanence 21 avenue du Maine qui présente jusqu’au 23 février archive station , sélection de livres d’artistes , photos , catalogues , disques , revues, multiples de 126 artistes , certains documents sont extrêmement rares , ils sont tirés de leurs extraordinaires archives de 5000 pièces. C’est le fondateur du lieu qui nous a expliqué le contenu précieux de ce qui nous est généreusement montré .

9-Nous adorons le dessin et filons au Drawing hotel ,rue de Richelieu , voir le temps profond des rivieres , prix drawing now 2023 ,aquarelles diluées d’eau de source de Suzanne Husky, peinture militante en faveur des castors , dont la réflexion est alimentée par des scientifiques .


10 allons pour la première fois , impasse Charles Petit !

c’est minuscule ! Une seule petite salle pour 3 artistes ! Oui mais leurs univers sont bien distincts ainsi que leurs techniques ! Et on découvre d’autres pistes chez Marìa Chillon.

11 Et pour finir ce numéro de façon somptueuse on retourne Avenue Matignon .. J’entre de façon imprévue chez Christies , pour voir , par hasard , de pures merveilles dans les deux salles du bas , je vérifierai sur leur site plus tard et je verrai que cette vente n’y est pas annoncée . Vente secrète ?

Boltanski, Hockney , Strindberg , et Vallotton ici , et plein d’autres ( un Picasso )

J’étais venue pour le 10 Avenue Matignon , le White Cube en étage , blanc certes , mais avec stucs , très chic , très accueillant .

on y voit des aquarelles d’Anselm Kiefer .

hum, vous ne vous trompez pas , chère Madame Plpdg ? Kiefer , c’est du lourd , de grands formats , du plomb ! La pauvre , elle doit faire un malaise !
Non , non , je le redis , jusqu’au

2 mars , for Jean-Noël Vuarnet , exposition en lien avec son livre de 1980 extases féminines , de magnifiques aquarelles de femmes jouissantes , assimilées à des roses .
Bon , elle va de plus en plus mal , la voilà en délire !
Oh! Oh! Vous ne me croyez pas ? Tenez !

oh on est loin de l’aquarelle pour dames de la bonne société, n’est-ce pas?

Ce sont des floraisons explosives ,comme le dit le dossier de presse , dans ces dialogues en forme de diptyques.

Parmi ces dames , Vénus , nascita di Venere , la naissance de Vénus , plus proche de l’origine du monde de Courbet que de Botticelli !Danae reçoit une pluie d’or , Semelé est pantelante , consumée par les flammes de la foudre .

Daphné est métamorphosée, les mythes rejoignent les femmes jouissantes .

le livre en l’hommage duquel ont été conçues ces oeuvres ( pratique chère à Kiefer), est celui- ci

Et bien chers amis , nous quittons ces parcours sur ces images flamboyantes !